AP-HP, hôpitaux : la colère est dans la rue !

10 000 hospitaliers de l’Assistance Publique de Paris mais aussi de la psychiatrie parisienne en colère face au projet de remise en cause de l’accord RTT ont manifesté jeudi 11 juin.

Etaient également présents d’autres établissements de la région parisienne et des délégations de régions, car tous ont compris que le projet Hirsch de remise en cause de l’accord RTT à l’ AP-HP est un test d’envergure nationale qui les concernent directement .

Il faut dire qu’à l’AP-HP, c’est le durcissement du coté de la direction et le masque social de Martin Hirsch est définitivement tombé. Pour museler le mouvement, c’est la tentative par exemple d’interdire le port du badge ‘’en grève’’ pour les personnels réquisitionnés, ce sont des plaintes en référé au tribunal, c’est le paiement en permanence d’huissiers pour surveiller l’activité des personnels mobilisés.

Le parcours allait  de l’avenue Victoria, siège de l’AP-HP, en direction de l’Elysée, parce que ce projet s’inscrit dans la politique que poursuit le gouvernement en application du pacte de responsabilité et de solidarité avec les maintenant 60 milliards de restrictions sur 3 ans en application du pacte de stabilité européen.

Des cortèges actifs et dynamiques avec des manifestant-es qui ont également compris à travers le slogan ‘’soignant-soigné même combat’’ que toute la société est concernée par les menaces qui pèsent sur le service public hospitalier, garant du droit à l’accès aux soins pour tous et toutes.

A l’arrivée de la manifestation, une réponse : la réponse policière, avec matraques et gazage. La délégation qui a finalement été reçue n’a eu aucune réponse sur la revendication de retrait du projet Hirsch.

Il faudra faire céder Hirsch, Touraine et Valls. Cette politique d’austérité menée pour garantir leurs profits et leurs dividendes aux banques aux marchés financiers et aux actionnaires doit être battue en brèche.

La démission de Martin Hirsch, symbole de ce projet de casse sociale, est à l’ordre du jour des revendications.

Dans tous les établissements, c’est la perspective de la mobilisation nationale du 25 juin à l’appel des fédérations syndicales qui est à l’ordre du jour. Elle concernera tous les secteurs de la santé du médico-social et de la formation. De nombreuses actions dans les établissements contribueront à la préparer.

L’enjeu de ce mouvement, c’est la défense du service public et la lutte contre l’austérité. Un des objectifs  sera aussi de pouvoir mobiliser la population, les organisations de défense des hôpitaux et de la santé, les associations et les partis politiques au coté des salariés du secteur.

Ce mouvement social illustre enfin concrètement la nécessité et l’urgence d’une rupture avec les orientations néo-libérales de Hollande-Valls- Macron. Elle passera par la construction d’une alternative politique mettant au cœur de son programme la défense du bien commun, des services publics pour la satisfaction des besoins du plus grand nombre, la justice sociale, contre l’appropriation privée des richesses produites.

Gérard Lefort.

 

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