Après le vote de la "loi Molac" : Ensemble ! pour les droits culturels et linguistiques dans les régions et les Outre-Mer

Les associations oeuvrant pour la promotion des langues des régions, dans l'espace public comme en milieu scolaire, ménent un combat de longue haleine dans un pays où le refus de la diversité linguistique a été érigé en dogme républicain. C’est une réalité dans l'hexagone comme - dans une logique coloniale - en Outre-Mer,  et contre toutes les autres langues, de celles des rroms ou maghrébins, aux langues de l’Afrique sub-saharienne ou d’Asie.
 

Face à un effondrement, consenti ou contraint, de la transmission familiale, l'effort a notamment porté sur le secteur éducatif. Les  iassociations et collectifs de parents ont multiplié les mobilisations et expérimentations pour le bilinguisme français/langue régionale à l'Ecole Publique, et par la création d'écoles associatives pratiquant souvent l'immersion en Maternelle et au CP (en Bretagne, Pays Basque, pays d'Oc, Alsace, Corse, Catalogne...). 
 

Pour la première fois depuis 1951, date de l’adoption de la très modeste loi Deixonne,  un texte législatif spécifique, la "Loi Molac"  vient d’être adoptée par le Parlement. Elle traite des langues régionales et reconnait  ce que ces langues et ces cultures sont un apport à la culture de la France et de l’humanité.  Ce vote positif n'est hélas pas un aboutissement. car l’application du texte dépend pour une bonne part de la politique du pouvoir et des moyens qu’il mobilisera à cet effet.  Et le ministre Blanquer a combattu bec et ongles pour faire capoter ce projet.
 

Le mouvement Ensemble ! :

  • apporte son soutien aux collectifs de parents et associations qui oeuvrent pour les langues régionales à l'Ecole Publique, dans l'Hexagone et Outre-Mer,  et leur enseignement dans les horaires normaux.

 

  • affirme son soutien au développement du bilinguisme paritaire et à la possibilité dans l’école Publique, école ouverte à tous les enfants, de la pédagogie immersive.
  • rappelle  qu'une telle politique nécessite que les moyens en soient attribués à l'Ecole Publique

 

  • considère que les écoles associatives en langue régionale ne peuvent être assimilées à des "écoles privées" mais répondent à une exigence démocratique encore trop peu prise en compte dans l'Education Nationale.

 

Ensemble !, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, sera partie prenante de ces combats pour des droits culturels et linguistiques légitimes, de la Maternelle à l'Université.

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