Bernard Calabuig

Bernard Calabuig est mort ce matin. Pour beaucoup d'entre nous, il est un des fondateurs et animateurs de l'Association des communistes unitaires, après avoir contribué aux tentatives de renouvellement du Parti communiste. Pour d'autres, il est aussi le responsable de la JC.

Pour moi, un ami depuis 1975. Une grande complicité s'était établie.

Il est mort comme il l'entendait, avant que la maladie ne le dégrade. Il disait encore il y a deux jours qu'ouvrier maçon, le militantisme lui avait permis de faire quelque chose d'exceptionnel de sa vie ; qu'« il valait mieux mourir à 57 ans, après avoir vécu ce qu'il avait vécu, plutôt qu'à 77 sans avoir rien fait de soi. » Aussi dur soit-il de le dire, il a raison.

J'ai une peine immense et un profond respect pour son courage, sa gentillesse, son esprit toujours en alerte : jusqu'au dernier moment, nous parlions de l'ACU, d'Ensemble ! et ce qu'il faudrait pour faire face à la crise politique. Toujours discret, souvent ironique, il poussait toujours à réfléchir davantage.

Comme celles et ceux qui l'ont connu et ont partagé tant de choses avec lui, j'ai mal.

Je pense à sa famille, Viviane, ses enfants, qui étaient autour de lui.

Salut Bernard, chapeau Bernard !

Pierre Zarka

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