Ce 17 janvier 2015, la loi sur le droit à l'avortement fêtera ses 40 ans.

Nous pensions que le droit à l’interruption volontaire de grossesse était une victoire et un acquis. Et pourtant, ce droit qui permet aux femmes de poursuivre ou non une grossesse est sans cesse malmené notamment sous couvert des politiques d'austérité avec la fermeture des centres IVG, mais aussi avec la remontée des extrêmes droites. Sans oublier les forces réactionnaires et conservatrices qui n'ont de cesse de le remettre en cause, que ce soit au sein du l'Union Européenne où dans les pays qui le composent.

Souvenons nous que le parlement européen avait rejeté en décembre 2013 le rapport Estrela qui réclamait, pour les femmes, un accès généralisé à la contraception et à des services d'avortement sûrs.

Peu de temps après en Espagne, ce droit a été remis en cause. Grâce aux mobilisations massives et populaires et à la solidarité internationale, les femmes espagnoles ont conservé ce droit. En Italie, il est aussi gravement menacé et ce sont les praticiens qui le remettent en cause. Le droit d’avorter existe depuis 1978. Mais il n’est plus garanti. : 70% d’entre eux invoquaient la clause de conscience en 2010, ils seraient 85% voire 90% aujourd’hui. Résultat, les avortements clandestins se multiplient. Mais nous pensons aussi à tous ces pays où l’avortement est encore et toujours interdit en Europe et au-delà.

En France, en plus des politiques d’austérité sur les services publics, les conséquences de la loi « Hôpital Patients Santé Territoire » dite Bachelot entraîne, notamment la fermeture de nombreuses maternités où sont pratiqués les IVG, remettant en cause l’accès et donc le droit à l’avortement Pour nous,  le droit à l'IVG  garantit la liberté et l'autonomie des femmes.

Nous avons gagné cette liberté  et nous n'y renoncerons pas !

Les féministes du Front de Gauche seront présent-es lors de la manifestation pour les 40  ans de la loi Veil afin de réaffirmer ce droit, d'exiger les moyens humains et matériels pour l'exercer sur l'ensemble du territoire et d'exprimer leur solidarité envers les femmes du monde entier qui combattent pour l'obtenir!

Le 17 janvier 2015,  rendez-vous à 14 h 30 à Bastille, Paris.

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