Chômage : la faillite du gouvernement.

L'union nationale revendiquée par le gouvernement, la priorité au sécuritaire, ne peuvent masquer la réalité sociale que vivent des millions de personnes.

Les chiffres du chômage sont sans appel et rendent chaque jour plus ridicule les déclarations ressassées pendant longtemps par F. Hollande sur l'inversion de la courbe. L'année 2014 se termine avec 190 000 chômeurs supplémentaires dans la catégorie A, soit plus qu'en 2013. c'est la plus mauvaise année après 2012. Avec les départements d'outre-mer, on compte plus de 5 500 000 privéEs d'emploi, toutes catégories confondues : un triste record. L'ancienneté moyenne d'inscription atteint maintenant 539 jours. Les seniors, les femmes, les chômeurs de longue durée payent le prix fort. Les suppressions d'emplois continuent et précarité et chômage vont de pair. Les recrutements à hauteur de 84 % en CDD débouchent sur de nouvelles inscriptions à Pôle emploi.

La politique du gouvernement qui emboite le pas au Medef est un fiasco. Des dizaines de milliards d'euros sont engloutis dans le CICE, le Pacte de responsabilité, notamment, sans aucune contrepartie en terme d'embauches. Fonds publics gaspillés, ce scandale ne date pas d'aujourd'hui et F. Hollande s'est engouffré dans cette impasse.

La compétitivité devient l'alapha et l'oméga de la politique gouvernement au détriment de l'emploi, des salaires, des conditions de vie. Le code du travail, les prudhommes, les droits sociaux, les libertés syndicales sont attaqués par de nouveaux dispositifs législatifs (ANI, projet de loi Macron) pour donner au patronat encore plus de pouvoir.

Il est temps de construire une alternative sociale, démocratique et écologique à cette politique libérale. Le soutien aux luttes contre les fermetures d'entreprise, les licenciements est primordial. Soutien également aux revendication des associations de chômeurs pour la reconnaissance de leurs droits et une indemnisation versée à chaque privé d'emploi.

Mais, au-delà, il faut reconstruire un avenir émancipateur pour les salariéEs, la population.

Cela suppose de contester la politique de l'Union européenne, comme a commencé à la faire le nouveau gouvernement grec de Tsipras après la victoire de Syriza, de désobéir aux règles que la commission de Bruxelles veut imposer. L'austérité ne crée que du chômage et des inégalités. Il faut tout au contraire interdire les licenciements dans les entreprises qui font du profit et/ou versent des dividendes aux actionnaires, réduire le temps de travail avec embauches correspondantes, créer des emplois dans les services publics et pour répondre aux besoins sociaux.

Il en sera sans doute question dans les « Chantiers de l'espoir » qui vont commencer à se réunir au mois de février.

Michel Gautier

 

 

 

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