Colloque "en mars 68, paraissait le droit à la ville de LEFEBVRE"

Poser la question d'Henri Lefebvre, c'est poser la question de l'actualité des questionnements et des concepts élaborés au 19ème siècle, dans les confrontations du printemps des nationalités et le déploiement du capitalisme concurrentiel. Lefebvre s'est attaché en effet à évaluer en quoi ces questionnements restaient pertinents et quelles questions nouvelles appelaient de nouvelles initiatives et de nouveaux efforts de connaissance.

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De l'Europe féodale au déploiement du capitalisme industriel

Il a particulièrement étudié la transition du féodalisme au capitalisme, dans les transformations des forces sociales et dans les évènements politiques, et dans le cheminement vers la philosophie de la Raison. On lui doit plusieurs monographies de la Renaissance et des Lumières.
C'est par un travail de diffusion du marxisme qu'il débute : avec le polonais Norbert Guterman, il publie une traduction des Manuscrits de 1844 - "Critique de l'économie politique et de la politique" - sitôt ces brouillons de Marx rendus publics par Moscou (1928) : cette vulgarisation des œuvres de Marx est étendue à celles de Hegel et de Nietzche dès avant 1939.
En 1947, Gurvitch, grand connaisseur de la philosophie de Fichte et de Proudhon, le recrute au CNRS pour développer la sociologie rurale. Cette rencontre donnera aux PUF collection Philosophes "Marx" de Lefebvre en 1964, "Proudhon" de Gurvitch en 1965 ainsi qu'un chapitre sociologie de Marx dans le manuel de sociologie de Gurvitch, PUF, chapitre avec lequel Lefebvre dialogue dans sociologie de Marx - PUF - 1966.
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Marchandisation, institutions, États

Lorsque l'Institut d'urbanisme de l'université de Paris se développe, G Burdeau, juriste et théoricien de l'État, le recrute. "La production de l'espace" aux éditions Anthropos couronne cette phase, et au moins aussi important "De l'État" quatre volumes en 10/18 (avec un deuxième tome majeur : la théorie marxiste de l'État). Dans l'interview de l'Humanité ci-dessous, Panerai avance que seul Lefebvre parlait de "la ville habitée" en 1967 à l'IUUP : il a certainement omis de suivre les enseignements de G. Burdeau.
Le parcours politique de Lefebvre mérite plus d'attention que la courte mention de Tricot dans la même interview : "un marxiste hétérodoxe". Il faut au contraire insister sur son rôle majeur dans la diffusion du marxisme, en parallèle du travail de Maximilien Rubel. De 1930 à 1986, Lefebvre n'a cessé de faire connaître les textes de Marx comme de publier des ouvrages de vulgarisation qui n'ont en rien vieilli. Certes en 1960, 1962 et 1965, il est violemment pris à partie par Garaudy, Sève et Althusser : sont-ce eux les "marxistes orthodoxes" ?
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Le militant

Les interventions politiques de Lefebvre n'ont pas moins d'importance que cette diffusion des œuvres de Marx et son exploration des nouvelles questions conceptuelles, la transformation des rapports sociaux, de l'espace et de la mondialité, le triomphe puis l'éclatement des cadres nationaux.
En 1935, la stabilisation du nazisme conduit Guterman et Lefebvre à affirmer dans "la conscience mystifiée" que la conscience de la classe ouvrière implique des médiations, qu'elle se construit et est donc faillible (thèse dirigée contre "Histoire et conscience de classe" du disciple de Weber, Lukacs). En 1936, il revient sur la Révolution française comme moment de création double, de l'individu comme citoyen, de la Nation comme aspiration et communauté de destin.
L'expérience de l'occupation le conduit en 1946 à affirmer que le politique a pour finalité la transformation du quotidien, le libre et plein développement des individualités.
Son recrutement par Gurvitch - membre actif des soviets de Saint-Pétersbourg en 1917-18 - est aussitôt invoquée pour mettre au pilon la parution aux Éditions sociales de la suite de "logique formelle, logique dialectique". Au début des années 50, il refuse de condamner la cybernétique américaine comme science bourgeoise au nom de la guerre froide.
À la suite du rapport Kroutchev, sa participation à l'Étincelle lui vaut d'être suspendu pour un an du PCF, au moment où la fraction trotskyste de l'Étincelle (Berger, Fiant et Guattari, "protitistes") est exclue. Il prend position sur l'indépendance algérienne, échange avec les situationnistes strasbourgeois, contribue avec Guérin, Pablo, Balandier... à la sortie du premier numéro de la revue Autogestion. 
Constatant qu'en juin 1968, comme en 1947, l'économie ne redémarre qu'avec le concours du "parti de la classe ouvrière", il reformule l'idée centrale du programme de transition dans le Manifeste différentialiste. Quand Mandel publie "le 3ème âge du capitalisme" en 10/18, il republie "l'irruption de Nanterre au sommet" (disponible chez Syllepse, lien ci-dessus), augmentée d'une cinquantaine de pages approfondissant comment se reproduise les rapports de production.
En 1975, il s'interroge (comme François Châtelet...) pour savoir si pour viser le niveau stratégique une piste serait d'investir "le vide au PS de Mitterand et Rocard".
Catherine Régulier, jeune de l'UEC, saura le rencontrer au lendemain des succès du PS sur le PC dans l'élan municipal de 1977 : leur livre de dialogue ("la révolution n'est plus ce qu'elle était") est fabuleux.
Nouvelle et violente polémique en 1979 : le cadre en est Paris 8, organisatrice du colloque "le nouvel ordre intérieur". L'offensive vient à nouveau des structuralistes teintés de "relectures du Capital" : parvient à lui faire claquer la porte Nicos Poulantzas, l'auteur qu'en 1978 viennent de consacrer les PUF avec la parution de "l'État, le pouvoir, le socialisme". De fait, beaucoup à Vincennes jouèrent la carte du socialisme par la voie étatique, thèse défendue par Poulantzas et la théorie du capitalisme monopoliste d'État, dans le plus grand mépris pour le programme et les analyses de "la dialectique et, de l'État" (Union Générale d'Éditions - 1978)
En 1984-85, il échange avec Révolution. Cela donnera "le retour de la dialectique" chez Messidor - éditions sociales. Peu de temps après la mise en rayon, il signera un appel pour la libération des détenu.e.s d'Action directe.
En 1986, il engage le lancement de M comme Marxisme, Mouvement, Modernité avec les éditions La Découverte et Gilbert Wasserman, Régulier, Tosel, Labica, Mattelart, Renaudie...
Patrick SILBERSTEIN publie en 1990 "le contrat de citoyenneté". Michel Fiant avait été invité à l'ouverture du séminaire "projet de société" initié par Armand Ajzenberg et qui a débouché sur cette publication. Il n'a pas omis la question "et Trotsky ?" Lefebvre lui a rétorqué : "quand l'armée rouge assiégeait Varsovie en 1920, Guterman était dans Varsovie : Guterman n'a pas compris que l'armée rouge lève le siège". Une attitude qui dit l'aptitude à prendre parti sans séparer le vécu et le conçu. Dans les plus belles pages de Lefebvre, on compte celles qu'il consacre à Rosa Luxembourg et  Léon Trostky, à leurs visées démocratiques et l'objectif du dépérissement de l'État. 
Eugène Bégoc
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L'annonce dans l'Humanité du colloque droit à la ville 50 ans

Pierre Duquenne

Entretien avec les architectes et urbanistes Catherine Tricot, membre du laboratoire d’idées la Ville en commun, et Philippe Panerai, directeur de la revue Tous urbains, qui coorganisent cet événement.

À propos de Mai 68, on évoque souvent Althusser ou Sartre. Pas forcément Lefebvre. Le Droit à la ville est publié quelques jours avant le 22 mars, début du mouvement étudiant à l’université de Nanterre, où Henri Lefebvre enseigne la sociologie depuis 1965. Quelle a été son influence ?

Philippe Panerai À cette époque, Lefebvre était une vedette ! J’ai été son élève à l’Institut d’urbanisme de Paris, à partir d’octobre 1967. Il y donnait aussi un cours, qui donnera plus tard la Révolution urbaine. Avec d’autres copains, nous n’étions pas militants ni des gauchistes, et pourtant, quand le mouvement a débuté, nous n’avons pas été surpris. Lefebvre nous disait : « Vous savez, ça ne durera pas comme ça. » Effectivement, cela n’a pas duré. Il a bien perçu que, après 1962 et les mobilisations contre la guerre d’Algérie, il n’y avait pas de grande cause dans le milieu étudiant. Il mettait en cause, de façon permanente et drôle, à peu près tout. Il leur proposait une issue, un changement radical de pensée. Mais surtout, il était le seul, à l’Institut d’urbanisme, à parler de la ville. De la ville habitée. Les autres profs ne parlaient que de techniques…

Catherine Tricot Il faut comprendre que Lefebvre ne commence pas son parcours intellectuel par la question urbaine. Le fil conducteur de ses travaux, c’est la critique de la vie quotidienne. Ce qui va lui permettre d’entrer en résonance avec Mai 68. Cela s’explique aussi par la trajectoire intellectuelle de ce marxiste hétérodoxe (il se rapproche des situationnistes après avoir été exclu du PCF en 1958 – NDLR). Ainsi, son livre commence par une citation de Nietzsche et finit par ces mots : « Paris, centenaire du Capital de Marx ». Dans les années 1960 ont émergé des intellectuels – pas forcément de la rue d’Ulm – qui étaient plus articulés aux sciences humaines et sociales, comme Bourdieu en sociologie, André Gorz, qui va faire une critique du travail en miettes, et Lefebvre, qui va politiser la question de l’espace et faire une critique de la fabrication de la ville technocratique et productiviste. Il observe un phénomène mondial naissant : tout à la fois une urbanisation généralisée et une disparition de la ville, celle dont la nostalgie s’exprime dans les centres anciens piétonisés. La ville qui disparaît est ce lieu séculaire qui concentre à la fois le commerce, la politique, la contestation et la fête. Lefebvre aime cet espace joyeux, transgressif et désordonné. Et ça, la politique et la fête, c’est au cœur de 1968.
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Quel est l’apport de ses travaux, aujourd’hui ?

Catherine Tricot Lors de la manifestation du 22 mars, la semaine dernière, un slogan m’a marquée. Il disait : « Paris, debout, soulève-toi. » C’est une évocation claire de la Commune de Paris, chère à Lefebvre. Il a compris ce moment comme celui d’une reconquête du centre par les ouvriers repoussés dans les faubourgs. Les communards n’ont pas voulu reprendre le centre de Paris pour avoir de meilleurs salaires ou de meilleures conditions de travail mais pour retrouver le droit de décider pour le tout. Henri Lefebvre l’affirme : la ville est un enjeu de pouvoir, au moins autant que l’industrie. Le pouvoir ne se définit pas seulement dans les rapports de production, mais aussi dans la lutte pour diriger la ville. Qui décide ? Qui la construit ? Qui la gère ? Lefebvre ne dit pas que le pouvoir économique n’existe pas, il dit que l’enjeu du pouvoir n’est pas seulement celui de la propriété et de la répartition des richesses. Le pouvoir se joue dans la production de la connaissance, de l’information, de la culture. Il prend sa forme dans la ville. Lefebvre avait bien vu que la question de classe est celle de la participation ou de l’exclusion des catégories populaires de cette fabrication. Pour l’instant, le peuple est tenu à l’écart des lieux où se construit la société. Mais l’histoire n’est pas close : un quart des logements de la métropole parisienne sont des logements sociaux. Comme à Lyon, Marseille, Lille… Un des enjeux de la métropolisation est la modernisation des logements sociaux pour remettre les salariés au cœur du chaudron.

Philippe Panerai Il dénonce très vite l’émergence d’un urbanisme technocratique. Il s’en rend compte en analysant le schéma directeur de la région parisienne, au début des années 1960. L’urbanisation fait éclater la ville avec la création de zones monofonctionnelles (zones de consommation, zones d’activité, zones de bureaux…). Il parle de crise de la ville. Cinquante ans après, on y est. Il ne s’est pas trompé. Par ailleurs, Henri Lefebvre revivifie aussi le concept d’habiter. Il a une charge très violente contre les grands ensembles. Les villes communistes soutiennent ces constructions au nom du progrès, de la salubrité et de l’hygiène et sont assez réticentes aux pavillons, vus comme des espaces petits-bourgeois. Lefebvre s’y oppose, car les habitants en pavillon ont le pouvoir d’aménager leur espace, alors que, dans les grands ensembles, ils ont une boîte dans laquelle ils ne peuvent rien faire.

Catherine Tricot Les grands ensembles ont permis d’éradiquer les bidonvilles. Mais ils ont été construits sur des terres agricoles, loin des centres-villes. La classe ouvrière, le prolétariat, comme l’écrit Lefebvre, a gagné en confort mais a perdu en pouvoir, en pouvoir de vivre, en pouvoir politique. C’est cette perte dont il faut prendre conscience. Henri Lefebvre le dit très clairement : la question du logement, réduite à des quantités à bâtir, a masqué l’enjeu plus global de la ville, qui est le véritable enjeu politique.
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Vous organisez ce colloque parce que vous estimez que l’œuvre d’Henri Lefebvre est trop méconnu en France. Ce n’est pas le cas à l’étranger, où ses travaux ont été popularisés notamment par le géographe marxiste anglais David Harvey…

Catherine Tricot Si certains livres d’Henri Lefebvre sont introuvables en France et ne sont plus réédités, il est aujourd’hui l’un des marxistes français les plus lus dans le monde. Le Droit à la ville est enseigné dans les écoles d’architecture et d’urbanisme hors de l’Hexagone. Le droit à la ville est devenu un concept universel, discuté lors de la dernière conférence Habitat de l’ONU, à Quito, et repris par des institutions telles que la Banque mondiale, des autorités étatiques ou des associations citoyennes, particulièrement en Amériques du Sud et du Nord.

Philippe Panerai C’est l’objet de la deuxième journée du colloque. Après avoir étudié les conséquences du Droit à la ville sur la théorie critique, nous allons essayer de comprendre pourquoi ce concept, devenant parfois un slogan, est utilisé aussi bien par les mouvements altermondialistes, les associations d’aide aux migrants, les écologistes et est en même temps repris par certaines autorités. À Quito, le droit à la ville a mobilisé parallèlement aux séances officielles de la conférence Habitat III.

Catherine Tricot Trop souvent, la revendication du droit à la ville renvoie à la défense du droit des urbains (transport, logement, espace public, accès aux services publics). Si ces revendications sont légitimes et importantes, Henri Lefebvre insiste, lui, sur la stratégie révolutionnaire. Ce qui est au cœur, c’est le droit à la centralité, expression reprise par Patrick Braouezec, président de Plaine Commune. Cela va au-delà des luttes actuelles.

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Ce concept de droit à la ville n’est-il pas une question qui intéresse la petite bourgeoisie intellectuelle qui vit dans les centres des métropoles ?

Catherine tricot Que les classes moyennes et les classes moyennes supérieures des villes aient compris l’enjeu de la ville, celui du cadre de vie, de l’environnement, son impact économique et stratégique, n’est pas en soi un problème. La question est plutôt d’élargir le cercle de ceux qui ont conscience de cet enjeu, à commencer par les catégories populaires évincées des centres des métropoles. En tant qu’architecte, je participe à beaucoup de débats sur la rénovation urbaine. Je constate que très peu de monde se saisit du droit à la ville. C’est aussi parce que ceux qui portent historiquement les intérêts des catégories populaires n’en ont pas vu la portée. Lefebvre se fixait l’objectif de politiser la question urbaine. Il a formulé des bases intellectuelles. Le travail politique reste à faire.

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Le Droit à la ville a été publié en mars 1968, il y a cinquante ans. Longtemps sous-estimé en France, Henri Lefebvre est devenu l’un des marxistes français les plus influents dans le monde, rappellent les architectes et urbanistes Catherine Tricot et Philippe Panerai, chevilles ouvrières d’un colloque organisé les 4 et 5 avril sur l’apport de cet essai visionnaire.

« Les Olympiens et la nouvelle aristocratie bourgeoise n’habitent plus. Ils vont de palace en palace ou de château en château ; ils commandent une flotte ou un pays à partir d’un yacht ; ils sont partout et nulle part. (…) Est-il indispensable de décrire longuement, à côté de la condition des jeunes et de la jeunesse, des étudiants et des intellectuels, des armées de travailleurs avec ou sans col blanc, des provinciaux, des colonisés et des semi-colonisés de toutes sortes, de tous ceux qui subissent une quotidienneté bien agencée, est-il nécessaire ici d’exhiber la misère dérisoire et sans tragique de l’habitant, des banlieusards, des gens qui séjournent dans les ghettos résidentiels, dans les centres pourrissants des villes anciennes et dans les proliférations égarées loin des centres-villes ? »

Le Droit à la ville, dont est tiré cet extrait, est achevé d’être publié le 10 mars 1968. Dans cet essai d’une clairvoyance stupéfiante, Henri Lefebvre voit tout, ou presque. Il y annonce l’urbanisation de la planète, l’explosion de la ségrégation sociale et spatiale, l’éviction des classes populaires des métropoles. Après l’ère agraire, l’industrialisation du XIXe siècle, voici venue l’ère urbaine. « En groupant les centres de décision, la ville moderne intensifie en l’organisant l’exploitation de la société entière (pas seulement de la classe ouvrière mais des autres classes sociales non dominantes). C’est-à-dire qu’elle n’est pas le lieu passif de la production ou de la concentration des capitaux mais l’urbain intervient comme tel dans la production (dans les moyens de production). »

Le « néocapitalisme » qu’il pressent superpose à ces centres décisionnels des centres de consommation. Et il ajoute : « La consommation programmée et cybernétisée (prévue par les computeurs) deviendra règle et norme pour la société entière. »

La lutte des classes a un nouveau front, la ville, dont l’essence même est menacée par ces nouvelles contradictions. Seule issue pour les habitants et le prolétariat : se battre pour le « droit à la ville ». Se réapproprier la ville pour se réapproprier la vie. Cinquante ans plus tard, un colloque est organisé, les 4 et 5 avril prochains, pour approfondir l’apport de ce livre à la théorie critique (lire encadré).
Deux journées pour mesurer l’impact du « droit à la ville » et jeter un pavé dans la métropolisation

Le colloque international qui va se tenir autour de l’œuvre et la pensée d’Henri Lefebvre, les 4 et 5 avril prochains, sera, à n’en pas douter, fertile. La première journée, à l’hôtel de ville de Paris, se focalise sur la genèse et la réception du Droit à la ville. La pensé de Lefebvre, révélant combien l’espace était une projection des rapports sociaux, a irrigué les débats intellectuels, les travaux de sociologie, de géographie et de philosophie. Mark Purcell, de l’université de Washington, et Serge Renaudie évoqueront l’influence laissée aux États-Unis par le penseur né à Hagetmau. Jean-Louis Cohen, professeur au Collège de France, abordera les relations d’Henri Lefebvre avec l’URSS. La deuxième journée, à Saint-Denis (MSH Paris Nord), évoquera les approfondissements et la reprise de ce concept par les mouvements sociaux. Peut-il y avoir un droit au logement dans le droit à la ville ? Comment le travail interpelle-t-il aujourd’hui le droit à la ville ? Ce concept peut-il faire avancer le pouvoir démocratique des métropolitains, pour inventer une démocratie numérique ? Plus d’informations sur 50ansdroitalaville.org

Pierre Duquesne
Journaliste

À lire :
https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_76_iprod_46-mai-68-l-irruption-.html

À écouter :
http://50ansdroitalaville.org/retour-sur/

Blog
Auteur: 
Eugène Bégoc