Communiqué de Ensemble. EPR : arrêter le projet pour la sécurité des salariés !

Le chantier de l'EPR de Flamanville vient à nouveau contredire les discours rassurants sur la sécurité du réacteur nucléaire, de même que l'idée selon laquelle cette énergie serait bon marché.

Le coût prévu initialement pour l'EPR était de 3,3 milliards d'euros pour 2012.

Désormais, son évaluation est de 8,5 milliards pour un chantier censé se terminer en 2016; les économies budgétaires en ce domaine ne semblent pas être une priorité. Sauf qu'à cette augmentation des coûts s'ajoute une série de problèmes techniques qui mettent en danger les salariéEs présents sur le chantier, puisque 43 cas de non-conformité avec les règles de sécurité ont été relevés par l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN).

Selon les informations de Médiapart, EDF n'a jamais pris en compte les avertissements de l'ASN, jusqu'à ce que le ministre du Travail lui ordonne d'arrêter le chantier.

L'EPR est le symbole d'un système énergétique soumis aux logiques du profit, qui méprise autant la sécurité et la vie de ses salariéEs que les risques sur l'environnement, l'EPR comme tous les réacteurs nucléaires produisant des déchets extrêmement dangereux qu'on ne sait pas traiter.

Le chantier de l'EPR est aussi le symbole de la marchandisation de la force de travail et des déréglementations européennes. Le chantier embauche des travailleurs roumains et polonais, par l'intermédiaire d'entreprises sous-traitantes dont le donneur d'ordre est Bouygues.

L'alternative doit être guidée par un principe de précaution généralisé :

- précaution et sécurisation pour touTEs les salariéEs, pour garantir les mêmes droits à tous et toutes et stopper la concurrence entre travailleurs des différents pays ;

- précaution dans les politiques énergétiques, qui doivent viser la sobriété, les économies d'énergie, et l'arrêt des projets nucléaires en cours comme l'EPR.

Le 17 décembre 2013.

 

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