Communiqué de Ensemble. Goodyear : les salariés font pression sur la direction

A Goodyear Amiens Nord, depuis des années, la direction veut fermer l'entreprise : l'emploi de 1173 ouvriers est menacé. La CGT, principal syndicat, avait jusqu'à présent toujours fait échec à la fermeture soit par des mobilisations massives, soit des actions en justice victorieuses.

Aujourd'hui, les derniers recours intentés n'ont pas abouti et les jours de Goodyear sont comptés.
C'est dans ces conditions qu'il faut comprendre l'action des salariés de cette entreprise qui ont retenu deux cadres pendant 30 heures avant qu'ils ne sortent encadrés par la police.
Ce qui vaut aux salariés les insultes du PDG de Titan, un moment pressenti pour reprendre une partie de l'activité de l'usine, qui n'hésite pas à les traiter de « mabouls » et de « pirates », entre autres.

Une fois de plus, est démontrée la nécessité pour les salariés d'avoir de nouveaux droits qui leur permettent de s'opposer à la fermeture d'une entreprise.

Les salariés de Goodyear sont le dos au mur. Ce qui les menace, c'est le chômage de longue durée vu la situation de l'emploi, des vies brisées et des familles en difficulté.

Ils  exigent une réunion avec toutes les parties, un plan de départs volontaires prévoyant des indemnités conséquentes : entre 70 et 180 000 euros par salarié, plus 1500 euros par année d'anciennetés et des congés de reclassement allongés, portés à 24 mois.

C'est pourquoi, Ensemble, Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, membre du Front de gauche, exprime sa solidarité avec les salariés de Goodyear et soutient leurs exigences.
Le ministre du Redressement productif est aujourd'hui étrangement silencieux, le gouvernement Ayrault également.

Leur passivité devant ce nouveau massacre d'emplois est inadmissible et doit être condamnée.

La solidarité la plus large doit s'organiser autour des Goodyear.

Le 7 janvier 2014.

 

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