Communiqué de Ensemble. Mory-Ducros : 3000 salariés sacrifiés.

Arcole industries, filiale du fonds d'investissement Caravelle, avait mis une condition à la reprise de Mory-Ducros : qu'il n'y ait aucun mouvement de grève pour s'opposer à son plan de reprise.
Dans une quinzaine d'agences, les salariés s'étaient mis en grève pour s'opposer aux licenciements froidement programmés.
Avec la participation active du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui s'est rendu dans une agence pour inciter les grévistes à cesser leur mouvement, Arcole industries est en passe d'arriver à ses fins, avec l'accord de la plupart des syndicats, sa proposition de reprise devant être soumise au tribunal de commerce de Pontoise aujourd'hui.
2210  salariés repris sur 5000, cela fait 2790 licenciements auxquels il faut ajouter les 2000 salariéEs des entreprises sous-traitantes. 35 agences fermeront sur les 85 en activité.
Voilà ce que A. Montebourg ose appeler un bon accord !
Grâce au mouvement de grève, les indemnités supra légales devraient passer de 7000 à 10 000 euros. Mais une salariée faisait remarquer que c'est quand même une somme dérisoire aujourd'hui.
Les licenciés toucheront 97% de leur salaire pendant un an. Mais après?
Qui peut croire que des entreprises qui engrangent des aides sans créer d'emplois changeront d'attitude ? Dernier exemple : 300 suppressions d'emploi programmées chez Auchan qui récupère pourtant 120 millions au titre du CICE.
Contre l'avalanche des plans de licenciements, contre le compromis Medef-gouvernement, encore illustré chez Mory-Ducros, résistance !
Pour combattre les plans de licenciements, pour faire reculer le chômage et la précarité, une autre voie, de nouveaux droits sont nécessaires, qui garantissent le maintien du contrat et du salaire, et permettent ainsi la reconversion d'activités dans une nouvelle logique sociale et écologique.

Le 31 janvier 2014.

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