Communiqué de Ensemble. Solidarité avec les ouvriers du textile au Cambodge.

Trois ouvriers tués par balles par l'armée, vendredi 3 janvier, à proximité de Pnom-Penh au cours d'une manifestation pour l'augmentation de leurs salaire : 180 dollars au lieu de 80. 

Blessés et arrestations alourdissent ce triste bilan.

La répression est d'autant plus impitoyable que les employéEs dans le textile se sont solidariséEs avec les manifestants qui exigent le départ de Hun Sen au pouvoir depuis 1985.

Grèves et manifestations se succèdent dans un pays où les 650 000 ouvriers de l'industrie textile sont soumis à des conditions de travail indignes et inhumaines : horaires flexibles en fonction des commandes, conditions d'hygiène et de sécurité désastreuses.

450 000 d'entre eux/elles travaillent pour des marques internationales pour le plus grand profit de celles ci 

Les trois morts du 3 janvier étaient ainsi employés par une usine sous-traitante de GAP. 

 

Au Cambodge comme au Bangladesh, la surexploitation des ouvrierEs du textile est particulièrement féroce. 

 

Il y a plusieurs mois, au Bangladesh, plus de 1100 salariéEs mouraient dans l'effondrement d'un immeuble.

Et au Cambodge, ces derniers mois, 288 ouvrierEs étaient licenciéEs pour avoir réclamé une augmentation de salaire de 11 euros dans une entreprise travaillant pour Nike. 

 

« Ensemble, Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire », membre du Front de gauche, condamne la répression à l'encontre des salariéEs du textile, affirme sa solidarité avec leurs luttes et leurs revendications, ainsi qu'avec les syndicats et associations qui se mobilisent à leurs côtés, notamment pour que les grandes entreprises d'habillement donneuses d'ordres cessent de favoriser, par sous-traitance interposée, leur surexploitation au Cambodge, au Bangladesh et ailleurs.

Il est de la responsabilité des gouvernements et de institutions internationales de faire en sorte que ce principe de justice soit appliqué.

On sait les aides dont bénéficient les entreprises. Elles imposent des relations de travail qui font couler le sang des ouvriers. Une commission d'enquête est nécessaire pour contribuer à la construction d'un rapport de force favorable aux ouvriers.

Le 3 janvier 2014.

 

 

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