Communiqué de Ensemble. Victoire face à la menace d'interdiction de la reproduction des semences.

La mobilisation de la centaine de paysan-ne-s de la Confédération paysanne a payé. Ils-elles ont pris possession de la salle de réunion du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour exiger une exception agricole à la loi sur les Contrefaçons afin que les paysans ne voient pas leurs récoltes saisies ou détruites à la moindre demande des multinationales.
La reproduction par des paysans de leurs semences, de leurs animaux et de leurs préparations naturelles n'est pas une contrefaçon. Ce projet de loi aurait remis en cause le métier même de paysan.
Suite à l'occupation du 21 janvier, le gouvernement a pris position : « il présentera un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les Contrefaçons ».
Les paysan-ne-s de la Confédération ont néanmoins annoncé qu'ils-elles restaient mobiliséEs et nous leur apportons tout notre soutien. Ce n’est qu’un premier pas qui doit permettre de revoir l’ensemble des lois françaises et européennes sur la marchandisation du vivant et son appropriation par la propriété industrielle. Nous continuerons à nous mobiliser à leurs côtés pour que le droit d’échanger, ressemer et sélectionner leurs semences soit totalement reconnu.  
Cette victoire des paysan-ne-s face à l’agro-industrie est aussi celle des citoyens/consommateurs qui ne souhaitent pas céder leur droit à l’alimentation. Mais, nous devons rester vigilants : cette victoire peut être remise en cause à tout moment notamment au travers des accords USA-Union européenne, actuellement en préparation (Grand Marché Transatlantique), ou d'autres disposition visant à privatiser et breveter le vivant sous couvert de propriété intellectuelle ou de concurrence libre et non-faussée.

Le 23 janvier 2014

 

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