Communiqué Ensemble. Le combattant anti-apartheid est mort.

L’apartheid avait institutionnalisé racisme et ségrégation à l'encontre des populations noires, métisses et indiennes.
Ce système lui avait volé 27 ans de sa vie. 27 ans derrière les barreaux dans l’île de Robben Island.
Le pouvoir blanc a tout fait pendant des décennies pour briser la résistance à l’apartheid, avec le silence complice de la majorité des grandes puissances occidentales.
Par la violence, l'enfermement dans les townships, les massacres comme à Sharpeville et à Soweto, les assassinats systématiques, en Afrique du sud et jusqu’à l’étranger, de militant-e-s comme Steve Biko ou Dulcie September.

En 1964, Nelson Mandela et ses camarades de l’ANC avaient été condamnés à la prison et aux travaux forcés à perpétuité.
En 1990, Nelson Mandela sort de prison, sans avoir jamais cédé.

Il devient le premier président noir d’Afrique du Sud, et engage une politique de réconciliation sans jamais oublier les crimes de l’Apartheid.
Il n'exercera, en dépit de son immense popularité, qu'un seul mandat.

En 1994, quand il fut désigné comme président à la suite des premières élections démocratiques, il figurait encore sur la liste des « terroristes » aux USA et l’ANC ne fut retirée de cette liste que bien plus tard.
Engagé à gauche, avec l’ANC, dans la lutte contre l’apartheid et les discriminations depuis 1944, comme pour l’égalité, les droits politiques, économiques et sociaux, ayant participé à de nombreuses luttes, y compris en recourant à « la violence organisée », selon ses propres termes, Nelson Mandela restera pour la jeunesse et les peuples du monde entier. Un symbole de la résistance aux oppressions.

Nelson Mandela est mort, Madiba est parmi nous.

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