Communiqué de Ensemble! Les Palestiniens ont droit à un Etat.

Le vote positif de la majorité des députés, dont ceux/celles du Front de gauche, en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien est un pas en avant. Surtout si l'on se rappelle les interdictions des manifestations de solidarité, cet été, lorsque la bande de Gaza a été en grande partie détruite par les bombardements de l'armée israélienne.

Mais, en même temps, cette reconnaissance est conditionnée au « règlement définitif du conflit ».

Cela fait plus de soixante ans que les palestiniens sont spoliés de leurs droits nationaux.

La résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU qui prévoyait, à partir de 1948, deux états, juif et arabe, n'a jamais été appliquée.

Aujourd'hui, le gouvernement Netanyahou, avec l'extrême-droite, développe à grande échelle la colonisation des territoires palestiniens, de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est.

Depuis 1948, les territoires palestiniens ont été disloqués, réduits à une peau de chagrin.

Gaza est une prison à ciel ouvert.

Le mur érigé en Cisjordanie émiette les terres palestiniennes, dresse une barrière entre les peuples.

L'économie palestinienne est à la merci des décisions du gouvernement israélien.

Avec la décision récente de promulguer une loi fondamentale qui fait de l'Etat d'Israël un "Etat juif", le gouvernement veut transformer le conflit colonial en conflit religieux.

Il n'y a pas d'autre chemin pour une paix juste durable entre Palestiniens et Israéliens que la reconnaissance d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, le droit au retour des réfugiés et  l’évacuation  des colonies israéliennes  dans les territoires occupés. Cette reconnaissance exige en outre des sanctions contre Israël, tant que le droit international ne sera pas respecté, et de faire bénéficier la Palestine d'une protection internationale.

Pour « Ensemble! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire » la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien va de pair avec une solidarité active contre la répression dont il est victime de la part de l'occupant israélien.

Le 2 décembre 2014.

 

 

 

 

 

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