Communiqué de Ensemble. Délation et répression à l'égard des étrangers des pays de l'Est.

Hier, 14 avril, une demande du SRPJ de Montpellier invitait les hôteliers de la région à dénoncer les ressortissants des pays de l'Est qui auraient un comportement suspect.
Aujourd'hui, une note interne du commissariat de police du 6e arrondissement de Paris indique qu'il faut « évincer systématiquement » les Roms des beaux quartiers.

Note interne que ne désavoue pas le maire UMP du 6e arrondissement.

Quant à Stéphane Le Foll, porte-parole de gouvernement, s'il prend ses distances avec cette note, il rajoute qu'il faut renvoyer les Roms d'où ils viennent.

Dans la continuité de la stigmatisation d'une population sur une base ethno-raciale, énoncée par N. Sarkozy dans son discours de Grenoble, l'ancien ministre de l'intérieur, M. Valls, estimait, lui aussi, que les Roms ne pouvaient s'intégrer « pour des raisons culturelles ».

D'ailleurs, M. Valls est cité à comparaitre le 5 juin pour provocation à la discrimination et à la haine raciale.

Cette « politique de la race », menée au plus haut niveau gouvernemental et qui cache mal son nom , a fait bien des émules !

Ce climat est de plus en plus délétère et il conduit la police à prendre des mesures illégales puisqu'il est interdit de cibler des groupes de population en fonction de leur origine.

Ces deux notes d'origine policière suscitent, et c'est heureux, des oppositions : de la part des hôteliers de la région de Montpellier ainsi que dans le 6e arrondissement puisqu'il a bien fallu que quelqu'un l'envoie à la presse.

Pour « Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire », membre du Front de gauche, ces directives sont tout à fait scandaleuses.
A la délation et à la répression, nous opposons la solidarité. Nous soutenons la Voix des Roms dans son combat judiciaire et toutes les associations de défense des droits et de la dignité des citoyens européens que sont les Roms.

Le 15 avril 2014.

 

 

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