Communiqué de Ensemble! Il y a 10 ans, le TCE était envoyé à la poubelle.

Après une intense mobilisation citoyenne, le 29 mai 2005, le traité constitutionnel européen (TCE) était balayé : 55% de non à la concurrence libre et non faussée.

Depuis, les gouvernements et les institutions européennes n'ont eu de cesse de bafouer le vote populaire qui avait vaincu les tenants de l'Europe libérale.

Sans débat et en catimini, N. Sarkozy, en 2008, faisait avaliser par le Parlement le fac-similé du TCE rebaptisé traité de Lisbonne.

Depuis, des directives comptables règlementent les politiques des états. Les finances publiques sont en liberté surveillée et soumis à la règle d'or. L'épée de Damoclès des 3% de déficit est sans cesse agitée pour contraindre les états à tailler dans les dépenses publiques.

L'austérité fait des ravages, notamment dans les pays de l'Europe du sud et se conjugue avec la dérèglementation sociale. Chômage et précarité explosent alors que les banques et les grandes entreprises engrangent les bénéfices.

F. Hollande, une fois élu, a avalisé les traités existants et impose 50 milliards d'économies dans les dépenses publiques.

La politique de l'Union européenne, de la BCE et du FMI a mis la Grèce au bord de la banqueroute. L'étranglement financier et le chantage continue à l'égard de Syriza qui veut mettre fin aux mesures anti-sociales prise par les gouvernements précédents.

La solidarité avec le peuple grec et son gouvernement est fondamentale dans le bras de fer qui les oppose à la commission européenne car ce qui est en jeu c'est la possibilité, en Europe, d'une politique alternative à l'austérité, une politique sociale, démocratique et écologique.

Dix ans plus tard, c'est ce combat qu'il faut mener sans relâche.

 

Le 29 mai 2015.

 

 

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