Communiqué de Ensemble! Non au Grexit ! En finir avec l'austérité !

Le formidable « Non » du peuple grec au référendum du 5 juillet a bousculé la situation politique. Cet évènement a obligé les gouvernements européens, révulsés par ce surgissement de la parole populaire, à revenir à la table de négociations.

Faute d’avoir réussi à disloquer la coalition menée par Syriza, pour la remplacer par un gouvernement de technocrates, les institutions européennes envisagent maintenant ouvertement une expulsion de la Grèce de la zone euro, en prolongeant l’étouffement financier orchestré par la Banque centrale européenne qui mène aujourd’hui à la paralysie économique du pays.

L’enjeu est avant tout politique, de démontrer, comme le disait Margaret Thatcher, « qu’il n’y a pas d’alternative » à l’austérité. Car même d’un point de vue purement financier, le « Grexit » est plus coûteux que la prolongation des plans « d’aide » à la Grèce. L’essentiel, pour les dirigeants européens, est de briser l’expérience de Syriza qui montre qu’une autre politique est possible.

Brandissant la menace du  Grexit, et malgré le fait qu’il s’agirait d’un saut dans l’inconnu qui remettrait en cause le dogme de l’irréversibilité de l’euro, les dirigeants européens continuent d’exiger de la Grèce qu’elle prenne de nouvelles mesures socialement désastreuses qui aurait de plus des conséquences économiques catastrophiques car porteur d’une logique dépressive dans un pays déjà en récession. 

 

Ces derniers jours, François Hollande et Manuel Valls, qui ont jusque-là pleinement soutenu la mise en œuvre des politiques d’austérité (au nom du respect des prétendues « règles européennes »), renaclent au denier moment devant les conséquences du « Grexit » sur la situation économique française.

Cela démontre la faillite totale des politiques d’austérité menées en Europe depuis cinq ans. La lutte du peuple grec et du gouvernement Syriza est un encouragement pour tous les peuples d’Europe. Il faut refuser le « Grexit ». L’asphyxie financière mise en œuvre par la Banque Centrale Européenne doit s’arrêter.

Plus que jamais, il y a urgence à faire grandir la solidarité internationale avec le peuple grec. Son combat est celui de tous les peuples d’Europe.

Le 9 juillet 2015.

 

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