Communiqué : Troupes russes hors d'Ukraine ! Solidarité avec le peuple ukrainien en lutte pour sa liberté !

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Jérémy Martinez / indalophoto.fr

« Cela fera demain un mois que les Ukrainiens se battent pour leur liberté » a rappelé Volodymyr Zelensky, le 23 mars, lors de son allocution devant le Parlement français.

Un combat de 4 semaines qui provoque l'étonnement et force l'admiration.

L'ampleur des forces armées que Poutine a jetées sur l'Ukraine laissait croire que quelques jours lui suffiraient pour avaler sa proie. Une guerre éclair conduisant à l'effondrement de l'armée et du gouvernement ukrainiens, tel était le scénario qui a guidé la décision du Kremlin.

Un mois après, la résistance de l'armée et de la population crée la surprise. De même que les faiblesses d'une armée russe qui subit de lourdes pertes et ne progresse qu'avec difficulté.

La force de cette résistance est celle de la conscience nationale ukrainienne et de l’onde de la révolution de Maidan de 2014.

Mais pour le peuple ukrainien elle se paie d'un prix terrible : pertes humaines, traumatismes multiples, des millions de réfugiés, des villes bombardées et des destructions aux lourdes conséquences sur le plan écologique et social...

Et il faut craindre que, loin de revenir sur ses décisions criminelles, Poutine réagisse par une fuite en avant dans la guerre, quitte à rééditer ce qu'on a vu en Tchétchénie et en Syrie : destruction des villes, massacres de masse, utilisation terroriste d'armes chimiques, voire même nucléaires dans le cas de l'Ukraine…

Avec le peuple ukrainien, solidarité sans compter !

À l'heure où le pouvoir russe agresse à outrance l'Ukraine pour la priver du droit d'exister comme nation libre, personne ne peut échapper à ses responsabilités.

Tous les responsables politiques français affichent leur condamnation de la politique de Poutine et leur soutien à Zelensky.

Mais que d'hypocrisies de la part de certains !

Zelensky demande un soutien en matériel d'armements et aussi que les entreprises françaises présentes en Russie s'en retirent pour « cesser d'être les sponsors de la machine de guerre de la Russie ».·

A quoi, de divers bords, répondent des critiques des sanctions économiques, au nom du souci de « ne pas porter tort aux salariés », de « ne pas sanctionner le peuple russe » et « ne pas punir les Français et les européens » (sic)… Et aussi des appels à « ne pas fournir d'armes afin de ne pas entraîner la France dans le conflit » et « ne pas ajouter de la guerre à la guerre ».

 

Dès lors que Poutine soumet le peuple ukrainien à l'épreuve de la guerre, la solidarité avec ce dernier implique de l'aider dans sa résistance et pour infliger un échec militaire à l'armée russe.

Relativiser l'agressivité de l'impérialisme russe, excuser sa sauvagerie à l'égard de l'Ukraine, en invoquant les fautes et méfaits de l'OTAN et des impérialismes occidentaux, au demeurant bien réels, pour tergiverser, mégoter le soutien, ce n'est pas être solidaire, c'est préparer l'abandon du peuple ukrainien. Un abandon qui serait indigne et révoltant, notamment de la part d’une partie de la gauche !

Il faut contraindre Poutine à renoncer à son entreprise criminelle.

° Développement de l'aide humanitaire à destination de l'Ukraine.

° Accueil des réfugié·es en Europe et en France.

° Accentuation des sanctions économiques, les entreprises françaises doivent cesser leurs activités en Russie.

° Fournitures des armements dont l'Ukraine a besoin pour se défendre et repousser l'offensive russe.

° Annulation de la dette de l'Ukraine.

Les manifestations en soutien à l'Ukraine doivent se multiplier et s'amplifier pour dire :

° Troupes russes hors d'Ukraine !

° Respect de l'indépendance du peuple ukrainien et de l'intégrité du territoire de l'Ukraine !

° Solidarité avec les citoyennes et citoyens qui en Russie et en Biélorussie s'opposent à la guerre, dénoncent le régime dictatorial de Poutine et veulent la démocratie.

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