Corse : oui, initions une nouvelle époque

Les élections territoriales approchent : Manca alternativa s’impliquera avec ses idées, comment et avec qui ?

Tout d’abord, nous sommes de ceux qui veulent en finir avec la pulitichella. Pratique qui a pollué la Corse pendant des lustres. En finir également avec la casta, les fameuses dynasties quelles que soient leur habillage, les professionnels de la politique, le clientélisme  dont leur seul objectif est d’endormir les consciences.

Nous sommes pour initier une nouvelle époque, avec le concours du plus grand nombre, avec ceux qui souffrent, galèrent au quotidien : les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraités, les agriculteurs, les artisans,  les petits commerçants, etc.

La situation de ce plus grand nombre est aggravée par la politique d’austérité du pouvoir dit socialiste qui a honteusement tourné le dos aux engagements du candidat François Hollande lors des présidentielles. Une politique exclusivement menée pour satisfaire les exigences de la Troïka (Fonds monétaire international, Banque européenne, Union européenne) et du Medef. Une politique qui a des conséquences néfastes pour le territoire corse, à cause d’une baisse substantielle des dotations de l’Etat.

Les élections territoriales auront donc une dimension nationale. Il s’agira pour nous de dénoncer cette politique d’austérité et de montrer qu’il existe une autre voie n’en déplaise à tous les laudateurs et autres experts de la pensée unique, ultralibérale.

Oui à une économie au service de la grande majorité de la population

Mais ces élections devront aussi intégrer tous les aspects de la vie sociale, économique, politique et culturelle de notre île. Nous nous prononçons pour une alternative aux politiques clanistes qui sévissent depuis toujours. Il est impératif d’inverser la tendance, dire non à l’économie de la rente au profit d’une minorité, du tout tourisme, à l’abandon des populations en milieu rural. Dire non à la spéculation foncière et immobilière qui engendre beaucoup d’effets pervers : bétonisation de nos côtes, augmentation intolérable des loyers, accroissement de la violence de type mafieux pour le contrôle du secteur, gel des terres agricoles, etc.

Il faut dire oui à un développement basé sur une économie au service de la grande majorité de la population insulaire, à l’application effective de la loi sur le littoral, trop souvent bafouée, à la promotion de l’économie sociale, solidaire et coopérative, à la création d’emplois utiles, au « vivre et travailler au pays », au renouveau de l’agriculture insulaire, à l’intervention des citoyens dans la gestion de leurs affaires, à la promotion de la langue corse et la sauvegarde du patrimoine culturel corse, etc. Le temps de l’aliénation doit se terminer.

Toutes ces questions seront débattues dès aujourd’hui, y compris pendant la période estivale.

Une coalition sociale et politique inédite

Comment y parvenir et avec qui ?

Par la constitution d’une coalition sociale, politique inédite, intégrant toutes les composantes du Front de gauche, sans discrimination, les milieux associatifs, mutualistes, syndicaux et culturels. Avec une telle coalition, il ne s’agira plus de reproduire les vieux schémas traditionnels, les cartels électoraux qui ont fait faillite. La coalition se voudra large, démocratique, sans esprit de chapelle. Elle ira aux élections  en toute clarté, sur la base d’un programme clair, sans compromission, ni magouilles. Plus explicitement pour Manca alternativa, il n’est pas question de se compromettre avec les clans dits de gauche ou avec tout autre représentant local du pouvoir en place, au premier comme au second tour des élections territoriales.

Manca alternativa, fort de ses 16% aux départementales, en partenariat avec le Parti de gauche – nous remercions encore une fois les électeurs qui nous ont fait confiance – ira aux élections dans cet esprit, avec la conviction que de nombreux électeurs qui se sont réfugiés dans l’abstention, faute de perspectives claires, retrouveront le chemin des urnes.

Oui, il faut en finir avec les vieilles pratiques politiciennes et proposer un nouveau modèle de participation des citoyens. Nous y travaillons avec d’autres partenaires.

Les Espagnols et les Grecs l’expérimentent. 

Iè é pussibule. Oui, c’est possible.

Ajaccio, le 3 juillet 2015.

 

 

 

 

 

 

 

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