Départementales : meeting en Corrèze

Les ténors des partis du rassemblement Pour une alternative à gauche (FdG, EELV, Nouvelle Donne) étaient présents à Brive, hier soir, pour soutenir leurs candidats aux Départementales.

Dès 20 heures, la voix de Jean Ferrat résonne haut et clair sous la halle Brassens, à Brive. Une heure plus tard, les rangs se colorent de drapeaux rouges et blancs ; en bons camarades, on se salue, on se bise. L'ambiance est bon enfant, mais les visages parfois restent sombres.

À la tribune, peu après, on le proclame, sur tous les tons, dans tous les vocables, écologiste, social ou démocrate. « Il y a urgence ! », lance Myriam Martin, porte-parole d'Ensemble. Urgence à lutter contre l'austérité, le capitalisme et le libéralisme, urgence à lutter pour la justice sociale, la solidarité, les services publics, la santé, l'éducation… Toutes ces politiques locales que la future assemblée départementale risque de ne pas avoir les moyens de mener.

Dans le viseur des leaders du Parti communiste, du Parti de gauche, d'Europe Écologie-les Verts, de Nouvelle Donne et d'Ensemble venus apporter leur soutien aux candidats du rassemblement Pour une alternative à gauche, on trouve la gauche libérale, celle des socialistes et de ce président corrézien qui les a tant déçus ; une gauche plus lourdement attaquée que la droite de Sarkozy ou de la commission européenne. « La promesse trahie de mai 2012, les espoirs déçus font que nous sommes dans ce rassemblement, mais ils créent aussi de la désespérance, suscitent l'abstention et font monter le Front national », énumère Jacques Boutault, membre du bureau national d'Europe Écologie-les Verts.

« Une voie nouvelle »

L'abstention, le grand mot est lâché ! Car pour ce rassemblement « historique », selon Jean Combasteil, l'ancien maire de Tulle et président du comité de soutien des candidats du rassemblement Pour une alternative à gauche, pour ce mouvement « naissant, fragile, mais qui ouvre une voie nouvelle pour échapper à la mondialisation, à la financiarisation et à la pensée unique », comme pour Jacques Boutault ou Myriam Martin, sanctionner le PS, « ce n'est pas en allant à la pêche, car notre plus grand adversaire, c'est l'abstention, martèle l'écologiste. Voter, c'est dire qu'il y a une alternative à gauche, celle qui est incarnée ici… Une gauche retrouvée, qui avance sur ses deux pieds, l'écologique et le social ».

Blandine Hutin. Publié dans La Montagne.

 

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