Depuis la révolution sandiniste comment on en est arrivé là?

Depuis son retour au pouvoir en 2007, le président Daniel Ortega n’a cessé de s’arroger de plus en plus de pouvoirs, plaçant ses proches aux postes clés (son épouse Rosario Murillo est vice-présidente), muselant les oppositions politiques et durcissant la répression contre toute manifestation de mécontentement face aux politiques ultralibérales mises en oeuvre.

En avril 2018, une réforme des retraites inspirée par le FMI, abrogée par la suite sur pression de la rue, avait mobilisé des milliers de retraités, soutenus par des associations citoyennes et des étudiants. La brutale répression d’une marche, le 18 avril, a mis le feu aux poudres.

En quelques semaines, des centaines de milliers de Nicaraguayens sont descendus dans la
rue et des dizaines de barricades ont été dressées à travers tout le pays pour exiger la fin de la répression et la destitution du couple présidentiel, qualifié de « corrompu », « népotique » et. « dictatorial ».

La police anti-émeute, flanquée de paramilitaires munis d’armes de guerre répondit par encore plus de répression, tuant plus de 300 personnes, en blessant ou emprisonnant des centaines d’autres.

Toute critique du régime est mise hors la loi. Le pays compte, selon les organisations de défense des droits humains, 552 prisonniers politiques. Etudiants, paysans, dissidents sandinistes sont présentés comme des terroristes, à la solde des Etats-Unis.

Tandis qu’environ 30 000 Nicaraguayens ont fui le pays, le président se flatte d’avoir imposé un « retour à la normale » Pourtant, malgré l’étouffement violent de la contestation, une forte majorité des Nicaraguayens souhaite désormais le départ du binôme présidentiel.

Un film, des témoignages vécus sur la répression

Des informations sur le rapport d’Amnesty International

Pour mieux comprendre la situation actuelle

Pour en débattre

Rendez-vous jeudi 29 novembre à 19h

Bourse du travail – Rue du Château-d’Eau – Salle Jean-Jaurès

Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua

solidaritepeuplenicaragua@gmail.com

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