Gaza. Après le rassemblement de Sarcelles, communiqué d'Ensemble Val d'Oise.

Le président Hollande a déclaré: « Ceux qui veulent à tout prix manifester en assumeront la responsabilité ». Sur Sarcelles, en nous mobilisant massivement, nous lui avons répondu : « Ceux qui veulent à tout prix user d’un droit démocratique fondamental ne céderont pas à vos menaces ».

Dès 14h30, des centaines de manifestants répondaient à l’appel du « collectif des citoyens de Garges Sarcelles – attachés au droit international », bravant ainsi l'interdiction maintenue malgré les appels nombreux qui, jusqu’au sein du PS, demandaient au gouvernement de ne pas interdire des manifestations de soutien au peuple palestinien..

A 15h, autour de 400 manifestants avaient rejoint le rassemblement sur le parvis derrière la gare RER Garges-Sarcelles, toléré par les autorités, où devait être annoncé l’interdiction de la manifestation et la tenue d'une conférence de presse.

L’ensemble des intervenants a rappelé l’objet de la manifestation de soutien au peuple palestinien, l’interdiction du déroulement de celle-ci et la nécessité de dispersion dans le calme après les prises de parole, sans répondre aux provocations de quelque nature que ce soit.

Autour de 15h50, un des intervenants a alors appelé à la dispersion dans le calme, notamment après que le bruit courait que la LDJ (organisation sioniste extrémiste) était présente sur les lieux.

A partir de ce moment, la tension est vite montée et un mouvement de plusieurs jeunes s’est dirigé vers l’entrée du marché, côté RER. Il était demandé aux personnes présentes sur le parvis de quitter les lieux, car ce qui se risquait de se passer ne pouvait que desservir la cause pour laquelle nous étions mobilisés.

Le résultat est qu’après de longs moments d’affrontements, il y a eu des dégâts importants. Du mobilier urbain a été saccagé (poteaux d’éclairage publique, des abris bus, panneaux d’affichage, …etc), des voitures brulées, des poubelles déversées sur la voie publique, ce qui n’aide en rien à la construction d’une large mobilisation et que la colère contre ce qui se passe à Gaza, comme l’attitude du gouvernement français, ne peuvent suffire à justifier. Dans le même temps, il y a eu aussi des attaques de nature antisémite contre certains magasins, ce que nous condamnons totalement.    

Nous ne nous reconnaissons pas dans les violences urbaines qui ont eu lieu à Sarcelles, en marge du rassemblement pacifique. Nous condamnons les agressions des personnes.

Nous militons contre le racisme et l’antisémitisme et nous ne pouvons qu'être extrêmement fermes contre ces gangrènes qui n’ont pas de place dans notre société.

Nous resterons mobilisés, pour l’arrêt immédiat des attaques meurtrières israéliennes et pour l’application du droit international au profit du peuple palestinien.

Le 21 juillet 2014.

 

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