À la croisée des chemins : entre révolution et récupération

Se mettre en coopérative devient de plus en plus souvent une manière de réagir aux délocalisations ou aux cessions à d’autres « repreneurs ». On peut dès lors s’interroger selon deux directions. Pourquoi ce qui paraît être une solution pour les entreprises dites en difficultés ne le serait-elle pas pour celles qui affichent des profits insolents ? Faut-il considérer qu’il y aurait pour les salariés de « bonnes soumissions » ? Seconde direction : s’il y a là un levier vers des comportements et des réalités nouvelles, pourquoi les forces politiques et syndicales n’en font-elles pas un thème de portée générale et pourquoi les acteurs de ce qui est déjà un processus de maîtrise nouvelle par les travailleurs ne cherchent-ils pas à faire davantage de prosélytisme ? Je viens de parler de maîtrise, la question ne se limite pas au seul périmètre de l’entreprise : il s’agit plutôt d’interroger ce qui peut nous conduire à une société fondée non plus sur la soumission des individus mais sur leur émancipation. Est-il possible d’organiser une société sans déléguer ses capacités à une autorité au-dessus de soi ?

Lorsque des salariés se mettent en coopérative, souvent le dos au mur, même si ce n’est pas toujours en pleine conscience, ils font de facto avancer l’idée que les finalités de l’entreprise ne sont pas les énormes profits des actionnaires, et même que l’on peut très bien se passer de ces derniers. Ils démontrent dans la réalité que le recours n’est pas davantage l’Etat, comme si ce dernier était le seul moyen de produire du commun. Ce mouvement aujourd’hui si discret représente donc un potentiel politique à ne pas négliger et vers lequel il faut se tourner. À rebours, la multiplicité des déboires des services publics où les salariés apprennent après décision ou déclaration publique d’intention ce que l’Etat-patron veut faire d’eux et de leur travail montrent que la question ne se limite pas à dégager l’économie des affairistes, même si c’est fondamental. Une maîtrise réellement collective est une condition sine qua non d’une démocratie réelle. À défaut, la citoyenneté semble aujourd’hui être résumée aux seuls moments passés dans un isoloir pour désigner la chefferie à laquelle il faut ensuite obéir sans discuter. Les injonctions d’un Manuel Valls aux différents mouvements sociaux montrent ce qu’est fondamentalement la démocratie représentative. S’il suffisait d’une élection pour assurer la démocratie, Clovis hissé sur son grand pavois par ses guerriers ou le Doge de Venise élu et tyrannique à la fois en auraient été les pionniers.

Ce mouvement de caractère coopératif au sein de certaines entreprises ou formes d’habitat représente un processus possible d’appropriation de soi. Possible, seulement possible : deux questions sont à élucider : la question démocratique du fonctionnement de l’entreprise ; l’addition des initiatives particulières finira-t-elle par faire d’elle-même un ensemble cohérent ? Controverse entre Proudhon et Marx à propos de la Commune de Paris.

« Travaille et tais-toi » : peut-on s’en contenter ?

La question démocratique est certainement encore pour une grande part un impensé des mouvements concernés et des forces syndicales et politiques. En quoi le travail prépare-t-il par lui-même à une appropriation et à une maîtrise collective de l’outil ?

Tout le monde reconnaît que la part de qualification nécessaire croît. Or, plus le savoir s’accroît, plus il induit des choix à faire, une capacité d’initiative plus grande ainsi qu’une capacité de relation sociale plus importante. Dans le même temps, la division toujours plus pointue du travail spécialise et peut éloigner de la vision globale de la finalité des tâches. Un double mouvement s’effectue : une demande de spécialisation plus grande, qui peut fragmenter le travail, être un facteur de désocialisation, et une demande de polyvalence afin de pouvoir intervenir sur la périphérie de son métier ou de pouvoir faire face à l’imprévu et aux dysfonctionnements. L’implication de métiers différents, leur intrication appelle une capacité nouvelle à se comprendre avec d’autres. Le travail est donc pris dans un phénomène contradictoire. Ce rôle d’interface du salarié, cette demande d’une vision toujours plus large, d’une capacité d’anticipation et d’initiative met davantage l’individu sous tension faisant appel à tous les aspects de sa personnalité la plus profonde. Informer et être informé détermine ainsi, de manière nouvelle, le travail de conception et aussi de réalisation. Cela tend d’ailleurs à en effacer progressivement les frontières. De plus en plus, les mêmes opérations comportent simultanément les deux aspects. La mobilité d’esprit qu’appelle l’innovation permanente s’intègre de plus en plus à l’exercice du métier et pose de manière radicalement nouvelle les questions de formation. Cette cristallisation de tout ce qu’est l’individu dans son travail c'est toute la différence entre travail prescrit et travail réel.

La mobilisation de toutes les caractéristiques de l’individu est implicitement reconnue par le patronat : « employabilité, compétences » sont des termes qui indiquent le dépassement de la technicité du travail requis. Cependant si le patronat tente de mobiliser les individus pris dans leur totalité, la difficulté pour lui est que cela n’aiguise pas leurs exigences sociales ni leurs capacités de maîtrise, c'est-à-dire l'aspiration à l’affirmation de soi et à la démocratie. Donc l’individu total est réquisitionné, sauf sa capacité d’accéder aux pouvoirs de décision. On peut se dire que plus ce processus est fort et stimule le désir de responsabilité et plus la frustration est grande.

En intervenant directement dans la production et les services, les savoirs heurtent des règles des échanges économiques. À la différence des marchandises, lorsque l’on donne une information on la garde. Davantage : on l’enrichit de la réaction qu’elle a suscitée. Ce sont les capacités humaines qui entrent ainsi directement en relation. De même, plus l’information circule et plus les coûts de la recherche peuvent être répartis et amortis. Ce rôle de « l’intellectualité » et des « ressources » humaines dans la production des biens et des services accroît la tension entre une participation humaine nécessaire, active, maîtresse de son déroulement et une marchandisation qui tente de renouveler les formes de domination et d’accaparement. Sans rêver que ces mouvements soient en eux-mêmes porteurs des solutions répondant aux pistes qu’ils ouvrent, le développement des connaissances rend plus actuel le besoin de mise en commun et la place de la personne humaine dans la société. Il sort ces notions de leur seule dimension morale ou prédictive pour en faire une nécessité.

Comment alors accepter que l’entreprise et la société reconnaissent des qualités professionnelles et ferment la porte aux aspirations et pratiques de maîtrise de l’organisation du travail et des finalités qui en découlent ? L’opinion la plus courante accepte qu’un agriculteur gère sa ferme, pour autant qu’il en ait la liberté, qu’un artisanat ou une auto entreprise soit géré par l’intéressé, mais que des salariés maîtrisent ensemble le devenir de centres de productions ou de service cela suscite le scepticisme. Est-ce vraiment à cause de la complexité de la tâche ou parce que nous avons intégré un rapport de dépendance millénaire ?

Question posée à tous : avons-nous réévalué nos exigences en matière de démocratie ou ne sommes-nous pas confrontés au fait que, pour l’instant, seules les forces du capital en ont pris la mesure pour les détourner et les transformer en phénomènes d’auto-exploitation ?

La somme des actes subversifs fait-elle un tout ?

Depuis la faillite de l’URSS comme possibilité d’alternative globale au capitalisme, il apparaît sage de ne plus se précipiter vers des « idéologies ». En confondant dogme et pensée, on a jeté le bébé avec l’eau du bain. À tel point que les mots « théorique » et « philosophique » sont devenus synonymes de « hors des réalités ». Le « concret » est devenu un mot amputé de tout sens à lui attribuer. L’empirisme deviendrait le summum de la lucidité. N’est-ce pas le meilleur moyen d’être enfermés dans l’idéologie dominante ? Pour éviter de plaquer une pensée abstraite sur la réalité, on en vient à attendre de la somme des luttes et des expérimentations un effet de contagion et de transformation révolutionnaire de la société. À tel point qu’aujourd’hui, le qualificatif de révolutionnaire peut s’accoler à la consommation ou à nombre de publicités, mais jamais à la politique.

Or, autant on ne peut prétendre programmer l’enchaînement des événements, autant je ne pense pas que l’on puisse révolutionner la société sans s’en rendre compte. Presque par coïncidence. Produire la conscience de la portée de ses actes est décisif. L’exemple de la Sécurité Sociale est éloquent : initialement elle repose sur un principe cher aux communistes : « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses moyens ». De ne pas avoir tiré de ce principe tout ce qui était possible a fait que nous sommes restés des consommateurs de Sécu. De ce fait, non seulement la création de la Sécurité sociale n’a eu aucun effet de contagion sur d’autres pratiques collectives, mais elle est rendue vulnérable à la notion de coût. On voit déjà comment des forces du capital cherchent à récupérer toutes les tentatives de comportements alternatifs. Les Américains sont à la pointe de cette tentative de récupération : Jérémy Rifkin, dont l’adhésion révolutionnaire est loin d’être prouvée, se lance dans « l’économie collaborative ». Il prend en compte que l’aspiration légitime à partager n’implique pas obligatoirement d’être propriétaire de tout ce que l’on utilise, mais pour lui cela devient le partage de la pénurie et l’adaptation aux pertes d’acquis. On partagerait tout sauf les leviers de l’économie et le pouvoir sur la collectivité ! Déjà Arte nous a gratifié des mérites du partage de voitures (pas la propriété, l’usage) lancé par les très grands philanthropes que sont Mercedes et BMW ; on ne peut qu’être sceptique. Au final, il s’agit plutôt de transformer de réels actes de solidarité et de mises en commun en adaptation à la pénurie, ce qui dispense de nous affronter au capital. Récemment, à la suite du livre de Thomas Piketty, le Journal les Echos s’est lancé dans plusieurs articles et interviews annonçant un capitalisme « collaboratif », et ce, sans aucune ambiguïté quant au maintien du capitalisme : Piketty pensant que le capitalisme pourrait corriger des inégalités sociales qui ne lui seraient pas intrinsèques mais liées à des dérives.

Dès lors, la question de qui exerce un « pouvoir faire » sur la réalité ou qui le subit est bien l’enjeu fondamental du moment. Il serait vraiment dommageable que l’autogestion soit un concept qui, comme c’est trop souvent le cas, se limite au local, soit réservé à des espaces de petites dimensions. C’est parfois même théorisé. Pourtant « du local au global » est un mot d’ordre qui ne devrait pas être réservé au seul mouvement altermondialiste. Il est souvent interprété comme « commençons par le local - c’est déjà bien et plus accessible - et étendons ultérieurement (et donc éventuellement) notre attention au global ». Mais ce qui paraît être le contournement d’une difficulté - à savoir affronter ce qu’il y a de cohérent dans le fonctionnement de la société - peut s’avérer un enlisement dans les sables mouvants pour nos aspirations. La mise en cause des allocations familiales et des droits des chômeurs est partout un événement local. Commencer par « en bas » ne se fait pas sans conceptualisation d’une cohérence. La manière dont on s’interroge sur le global permet en retour de nouvelles expérimentations locales et ne peut que contribuer à élargir le champ des possibles. S’orienter vers un cap fait partie du rapport de forces. C’est vraisemblable dans la mesure où les gens changent en élargissant leur capacité de responsabilisation. Aujourd’hui, où l’on glose tant sur l’individualisme, le sens du groupe s’étend à la conscience de l’espèce humaine et entraîne une nouvelle vision du monde. Une conscience nouvelle des interdépendances, d’une solidarité de fait se forge autant à travers les menaces éventuelles ou les problèmes à résoudre qu’à travers des projets de développement. Le réchauffement de la planète est aussi vécu comme un fait local. Il devient acquis que les sorts des uns et des autres ont partie liée et que les brassages et mélanges culturels sont nécessaires. D’où la conscience d’être confrontés à de grands espaces géographiques et politiques. Or nous sommes devant ce paradoxe : plus un problème concerne un espace géographique large et de nombreux êtres humains et plus les pouvoirs s’éloignent de ces derniers et sont concentrés dans un nombre réduit de mains. En demeurer à ce constat produit un sentiment d’impuissance, alors que le nombre et la diversité des individus et des peuples impliqués devraient être considérés comme une force potentielle.

Dès lors le dépassement des logiques institutionnelles qui dépossèdent les individus et les collectifs de leurs capacités d’invention et d’intervention devient le verrou de la période.

Une redéfinition nécessaire de la « démo-cratie »

Demandons-nous ce qu’est une entreprise : des salariés, des usagers, de la matière première, de l’outillage, des transports, de la formation, de l’école, de la recherche, du système de santé, du logement, de l’électricité... Et ces salariés sont eux-mêmes de la culture, de la technicité, mais aussi de la santé, de l'inventivité, des capacités à tisser des relations sociales… Autant de qualités acquises dans tous les moments de leur vie. Bref, une entreprise ce n’est pas d’abord une propriété, c’est un fait social, un produit de toute la société. Et plus l’entreprise est grande, plus elle résulte de ces réalités. La propriété des grands moyens de production et de services n’implique pas seulement l’accaparement des fruits du travail. Alors que l’action des entreprises a de plus en plus de conséquence sur l’ensemble du vivant, la propriété concentre le pouvoir de décision entre peu de mains ; de plus la course à l’accumulation financière fait perdre le sens même du travail. Enfin, dans la mesure où elle sépare le principal acteur, le travailleur, du sens de son action, elle désocialise : le travail est amputé de la conscience de sa finalité et de ses dimensions décisionnelles. Le fait d'être assujetti fait perdre de vue sa place parmi les autres. Les ex-soviétiques en ont su quelque chose.

Si on conçoit le travail comme participant à produire de la société, peut-on en limiter l’exercice à la seule technicité ? S’interroger sur l’organisation de son travail bien sûr, mais aussi sur sa finalité, cela ne fait-il pas partie de l’exercice plein de son métier ? Dès lors où se situe la frontière entre cet exercice et celui de la démocratie ? On doit choisir entre l’unité de l’activité humaine et la schizophrénie sociale et culturelle dans laquelle nous sommes maintenus. Penser davantage l’unité du sujet et de son activité participe de l’émancipation. La socialisation des grands moyens de production, de services et des circuits financiers suppose donc l’exercice d’une citoyenneté qui arrache des prérogatives jusque-là réservées aux actionnaires d'abord mais aussi à l’Etat. Les conditions de travail mais aussi les investissements, les choix de production pourraient résulter de décisions démocratiques. En fonction des conséquences des choix sur la société, ces décisions pourraient être prises au terme de travaux en Assemblées générales. Ces dernières regrouperaient les salariés, mais aussi les associations d’usagers, des élus et représentants de la collectivité et permettraient une prise en compte des mises en cohérence nécessaires, avec consultation de spécialistes et de chercheurs lorsque cela serait nécessaire. La « démo-cratie » serait davantage une réalité.

Nous prenons à notre compte la remarque de Michel Foucault, considérant qu’il ne faut pas confondre la notion de pouvoir qui renvoie à des rapports de domination avec la notion de « pouvoir faire ». Cela nous conduit à une autre question : la démo-cratie et l’institutionnalisation, c’est-à-dire le passage à des règles qui harmonisent l’ensemble de la société. Comment penser les institutions autrement que comme cette autorité abstraite (« les autorités », disent maintenant les médias en parlant des rouages de l’Etat, soulignant ainsi involontairement notre statut d’assujettis), autorité abstraite donc, qui pour nous assembler se situe à l’extérieur de nous, nous surplombant ? Cette « institutionnalisation » ne devrait-elle pas être le verbe que conjuguent ensemble les intéressés ? Pouvoir : objet entre les mains de l’élite ou action de tous ?

On vérifie qu’il n’y a pas que la nature qui a horreur du vide : si les actes alternatifs ne produisent pas leur propre pensée, ils peuvent être récupérés par le capitalisme et détournés pour en faire le moyen de rendre le système supportable. Pourquoi les partis et syndicats donnent-ils tant le sentiment de bouder ces expérimentations ? « Pas d’îlots de socialisme », disait, il y quelques années, le Parti communiste. C’est vrai. Mais j’ai suffisamment insisté plus haut sur le sens cohérent à donner aux actes et initiatives particuliers. Les partis et syndicats, chacun à leur manière, tournés vers l’Etat et les institutions - comme lieux où tout se passe, comme lieux producteurs exclusifs de la cohérence - ont une forte tendance à réduire le rôle des individus et des mouvements à la seule réclamation ou au statut de bénéficiaires des changements. La prégnance de l’Etat dans la culture politique traditionnelle fait que les partis et les syndicats ont été historiquement forgés au mieux comme des prestataires de service, et non comme favorisant la transformation du peuple en force de pouvoir. Ils ont beau dire que « l’action doit partir du bas » ou « qu’il ne faut pas déléguer ses pouvoirs » (sic), ils se vivent comme seuls dépositaires de la traduction des aspirations et comme pouvant définir à eux seuls le nécessaire. Il arrive même (c’est un euphémisme) qu’ils vivent les initiatives prises comme gênant la bonne conduite de leurs actions. À rebours, l’expérience faite durant plus d’un siècle de la suprématie des appareils sur les individus conduit nombre d’acteurs à se défier de toute proposition à participer, à construire de la mise en cohérence. Ils vivent ces appels comme autant de tentatives de les chapoter, d’absorber leurs mouvements au détriment de l’identité collective qu’ils se sont forgés.

La critique de la place de l’Etat dans l’imaginaire collectif, de la substitution des structures aux rôles des intéressés est donc un passage obligé pour sortir à la fois de la répétition sans fin des mêmes discours et impuissances et de l’émiettement des expérimentations émergentes. Émiettement, nous l’avons vu, qui les rend vulnérables : la logique capitaliste les enserrant - au plan idéologique et pratique -, le danger de récupération guette.

Ainsi on ne peut reprocher à un mouvement son caractère incomplet sans analyser le fait que les forces qui se réclament d’une cohérence alternative ne participent pas à ses efforts. Aucun mouvement n’est « chimiquement pur ». En même temps, dans mon esprit, il ne s’agit donc pas de reproduire « l’adhésion » à une pensée déjà conçue par d’autres que par soi-même et ses semblables. Il ne peut y avoir d’un côté « ceux qui savent » (les « grandes organisations ») et qui expliquent avec un soin pédagogique aux « ignorants » ce qu’il faut savoir. Mais il s’agit de favoriser ce travail nécessairement commun : comment l’action se pense en train de se faire et conçoit la direction que ses propres intentions impliquent. Ici, personne n’est totalement ignorant. La construction politique nécessaire est comme un puzzle. Chacun peut en avoir un morceau ; il n’y a que la production collective de connaissance/action qui peut faire sens et mouvement. Cela ne veut pas dire que toute idée serait obligatoirement bonne à prendre ; la démocratie ne s’apparente pas à un sondage d’opinions : c’est de la confrontation, voulue, revendiquée, de la tension même. C’est bien la politique qu’il faut commencer par transformer pour transformer la société. Une politique tournée vers la transformation démocratique de la société ne peut qu’être un facteur de socialisation croissante. Au fait, « politique » c’est bien l’affaire de la Cité ?

Pierre Zarka. Publié dans le numéro 24 de Contretemps.

 

 

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