La liste Front de Gauche-GRAM sur Lyon, déjà un évènement !

Une conférence de presse a officialisé à Lyon la liste de rassemblement portée par le Front de Gauche  et le GRAM (Groupe de Réflexion et d’Action Métropolitaines), ce vendredi 20 décembre 2013 avec plus de 40 participants et un bon écho médiatique (FR3 Rhône-Alpes ; TLM…).

Autour de la table : Aline Guitard (PCF) tête de liste sur la Ville et son colistier Andrea Kotarac (PG) ainsi qu’Armand Creus (Ensemble) et Nathalie Perrin-Gilbert (GRAM), tous têtes de listes d’arrondissements.

Ce porte-parolat collectif paritaire à 4 reflétant la diversité des composantes a présenté quelques axes structurants du projet de Ville « Lyon Solidaire » : la démocratie et l’égalité territoriale et sociale comme alternative à la Métropole de Gérard Collomb et Michel Mercier ; la nécessité d’un plan de mesures de transition écologique dans l’une des villes les plus polluées de France ; des mesures de gratuité et l’exigence du retour en gestion publique directe des grands services publics locaux tels que l’Eau potable et une action publique pour le maintien à Lyon des sites industriels et des emplois menacés ( Kem One ; Sanofi ; STIL Fagor ( ex-Brandt), Nexans ( ex-Câbles de Lyon )… 

Cette liste est une victoire et une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent voir Lyon et la future métropole lyonnaise sortir de l’emprise libérale (social) - démocrate de l’actuel maire Gérard Collomb, qui soutient publiquement Valls dans sa politique à l’égard des Rroms et encourage Hollande et son gouvernement à poursuivre la libéralisation du marché du travail.

La constitution de cette liste a été acquise en plusieurs étapes, grâce notamment à la détermination des militants d’Ensemble. Dès le mois de juin, GU, Alternatifs, FASE, C&A, et GA, ont travaillé à unir leurs efforts pour faire exister une liste Front de Gauche sur Lyon, ouverte à d’autres forces tant partidaires – gauche du PS et EELV- que citoyennes, syndicales et associatives. Début septembre, une position convergente a pu être dégagée avec le Parti de Gauche lyonnais dans une déclaration commune. Les forces d’Ensemble et du PG ont mené dès lors de manière unitaire le travail de conviction auprès de la section lyonnaise du PCF et de ses militants. Le vote des militants PCF en octobre s’est finalement révélé être favorable à cette liste Front de Gauche, à la grande colère de Gérard Collomb, qui s’imaginait que les nombreux postes qu’il avait proposé de donner à ses « alliés communistes » suffiraient à rompre la réalité militante du Front de Gauche ! Au grand dam également de 8 élus communistes inféodés à Collomb, dont certains ont d’ailleurs choisi de repartir sur les listes avec lui, et ont tenté, en vain, de faire revoter la section lyonnaise ! L’attachement des militants du Parti communiste au Front de Gauche, aux idées qu’il représente et aux luttes menées ensemble depuis 3 ans, a vaincu la tentation « d’aller à Canossa »…

Ce n’est pas une liste de simple témoignage que nous voulons mener, mais bien une liste susceptible d’avoir des élu-e-s et de peser sur la construction de la ville et de la vie de ses habitants. C’est pourquoi nous avons œuvré, parallèlement à nos négociations avec le PC, à ouvrir largement notre liste à d’autres composantes. Nous avons donc mené des négociations avec EELV et le GRAM. Si les négociations avec EELV n’ont finalement pas abouti, Etienne Tête refusant de poursuivre avec nous, il n’en reste pas moins vrai que de nombreux militants écologistes sont en désaccord avec cette orientation choisie par leurs dirigeants de campagne et regardent notre liste d’un œil favorable.

Quant aux négociations avec le GRAM, elles ont abouti le mercredi 18 décembre. Le GRAM, ce sont des militants socialistes pour l’essentiel rassemblés autour de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du premier arrondissement, en dissidence avec le « PS libéral (social) démocrate » de Gérard Collomb qui ne laisse que peu de place à l’expression d’une opposition démocratique en son sein. Leur refus des politiques d’austérité et leur volonté de construire une ville plus solidaire et une métropole lyonnaise au service de ses citoyens plutôt que conçue comme un instrument de lutte pour la prédominance lyonnaise parmi les grandes villes d’Europe, a permis ce rapprochement avec le Front de Gauche, sur des positions communes.

C’est donc bien autour de positions programmatiques partagées que nous nous réunissons aujourd’hui avec cette gauche du PS, que nous retrouvons d’ailleurs dans les luttes. A tel point que Nathalie Perrin-Gilbert s’est retrouvée en garde à vue le jeudi 19 décembre, de 9h30 à 19h15, pour délit de solidarité. En effet, après avoir demandé, en tant que maire du 1er arrondissement, aux autorités compétentes (mairie centrale et préfecture) la réquisition d’un collège désaffecté mais chauffé pour loger des familles sans domicile, elle s’est rendue mardi 17/12  au rassemblement de 300 de  ses concitoyens qui ont mené une action d’occupation symbolique de ce bâtiment public inutilisé. Notre conseiller régional Front de Gauche, Armand Creus, était présent aussi à ses côtés. Le surlendemain, seule la Maire du 1er arrondissement était  convoquée au commissariat de police et elle s’est retrouvée en garde à vue. Aucune charge n’a finalement pu être retenue contre elle, preuve, s’il en est, de la vraie cause de cette garde à vue : l’intimidation.

Cet événement donne le ton de la campagne que nous voulons mener et des valeurs que militants du Front de Gauche, unis, et du GRAM, vont mener ensemble, ouverts tant aux militants écologistes qui le souhaitent qu’aux militants syndicaux, associatifs et citoyens qui viendront nous rejoindre, ou du NPA, si celui-ci accepte les bases de notre accord.

Un rendez-vous a été donné à la mi-janvier pour la présentation de l’ensemble des 9 têtes de listes pour les 9 arrondissements de Lyon et de la feuille de route d’ici le 20 mars.

Armand et Cécile (GU-Ensemble), Frédéric (Alternatifs-Ensemble), le 22 décembre 2013.

 

 

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