L’adaptation de la tactique du Front Unique et la France Insoumise

L’objet de cette contribution porte sur une double nécessité pour tenter d’alimenter le débat d’orientation :

1) Faire un retour critique sur les positions que j’ai défendu –avec d’autres camarades – avant les élections législatives, tenter de voir ce qui semble invalidé, essayer d’en comprendre la raison, voir ce qu’il y a à en garder. 

2) La deuxième nécessité découle de la première : en procédant à ce retour critique, il apparaît que la tactique du Front Unique garde sa pertinence à condition de l’actualiser. Il s’agit donc d’expliciter ce point de vu.

C’est en procédant à cette tentative de réflexion sur l’actualisation indiqué au point 2 que je ferai le retour critique indiqué au point 1.

Objet du Front Unique : une tactique, élément d’une stratégie et incompatible avec le moralisme programmatique

Il existe aujourd’hui un risque de s’attacher plus à la dimension formelle du Front Unique telle qu’elle a été historiquement formulée qu’à ce qui a rendu cette tactique nécessaire. Il s’agit donc   déterminer en quoi peut consister (ou non) l’actualisation du Front Unique alors que les schémas disponibles lors de la séquence ouverte par le mouvement de 1995 jusqu’à la crise de 2008 en passant par le référendum de 2005 sont dépassés. Cette nécessité intervient alors que la gauche radicale a gaspillé une grande partie des quelques forces accumulées entre 1995 et 2005 de par l’accumulation des défaites sociales dont les effets ont été aggravés par son aveuglement sectaire (période post-TCE, constitution du NPA, refus de l’unité avec le FdG), ses erreurs fondamentales sur les questions d’oppressions spécifiques constitutives du capitalisme (notamment la position de la LCR sur la loi de 2004).

La tactique du Front Unique part du constat que les révolutionnaires doivent « s'appuyer sur la majorité écrasante de la classe ouvrière. Tant qu'il n'a pas cette majorité, il doit lutter pour s'en emparer ». Elle « surgit de la nécessité d'assurer à la classe ouvrière la possibilité d'un front unique dans la lutte contre le capital malgré la division fatale à l'époque actuelle, des organisations politiques qui ont l'appui de la classe ouvrière. ».  (Léon Trotsky, Le Front unique et le communisme en France, 1922 https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1922/03/lt19220302a.htm ). Cette tactique est un élément de la stratégie « d’unification et de politisation marxiste de l’ensemble du prolétariat » (E.Mandel http://www.ernestmandel.org/new/ecrits/article/conscience-de-classe-fron... ).

Ainsi, il s’agit pour les révolutionnaires, ayant leur propre organisation, de conquérir les masses en agissant dans l’unité avec les autres organisations du mouvement ouvrier contre les ennemis attaquant ses intérêts fondamentaux. La raison en est que c’est la mobilisation unitaire qui permet non seulement de pouvoir faire reculer les intérêts capitalistes mais qu’elle permet aux révolutionnaires de conquérir les masses en menant une lutte de flanc contre les réformistes. Il s’agit donc d’une tactique s’insérant dans une stratégie : le front unique est mené avec des acteurs en raison de leur ancrage social et politique malgré les éléments (fortement) négatifs de leur orientation. C’est pour appuyer ce point que d’une manière volontairement provocante L. Trotsky écrivait au sujet du Front Unique « On peut se mettre d'accord sur ce point avec le diable, sa grand-mère et même avec Noske et Grzesinski (dirigeants de l’aile droite sociale-démocrate responsables de la répression sanglante des spartakistes). » ( https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1931/12/311208.html je reviendrai sur ce passage notamment sur le « sur ce point »). Le Front Unique était donc nécessaire avec des assassins de la social-démocratie allemande mais également, en France, avec la SFIO, puis lorsque des courants marxistes-révolutionnaires en ont été exclus avec le PCF stalinisé, malgré les crimes des directions de ces organisations contre la cause communiste. 

Le Front Unique : des actualisations menant à des divergences

Défini de cette manière, le Front Unique est plus que jamais d’actualité : les révolutionnaires sont (très) loin de s’appuyer sur « la majorité écrasante de la classe ouvrière » et il existe une pluralité organisationnelle du mouvement ouvrier.

La question de la mise en œuvre en découle. Or, en un sens, une grande partie des débats ayant traversé la gauche radicale française sur ces questions tient à l’appréciation de la situation sociale et de ses conséquences tactiques.

Même si cela est nécessaire, il ne suffit pas de rappeler les explications fournies lors de l’élaboration de cette tactique condamnant la formule gauchiste du « front unique à la base » ne s’adressant qu’à « la base » et refusant, par un moralisme stérile, de s’adresser aux directions, donnant à celles-ci l’occasion de ne pas s’engager. Le désaccord sur ce point est très ancien et est constitutif de la séparation avec les courants « historiquement » gauchistes.

Il est nécessaire de procéder à une actualisation du Front Unique pour prendre en compte deux phénomènes : la segmentation des fronts pour mettre en crise le capitalisme (oppressions constitutives du capitalisme, écologie…) et l’affaiblissement considérable du mouvement ouvrier. Je n’aborderai pas le premier point dans cette contribution. Le second fait en réalité déjà l’objet d’une actualisation par la force des choses même si elle n’est pas toujours explicitement formulée. Ainsi, la formule « marcher séparément, frapper ensemble » n’est plus mise en œuvre depuis longtemps déjà par de larges pans des révolutionnaires en France ou ailleurs. Cette formule employée par L.Trotsky dans sa « lettre à un ouvrier communiste allemand » était pourtant assez explicite sur ce qu’elle excluait. En effet, si L.Trotsky admettait la possibilité d’accords, c’était tout de même à condition qu’il n’existe « Aucune plate-forme commune avec la social-démocratie ou les dirigeants des syndicats allemands, aucune publication, aucun drapeau, aucune affiche commune ! ». Or, cette condition n’est plus remplie depuis bien longtemps… et notre courant politique agit explicitement contre cette formule depuis bien longtemps : nous cherchons à avoir une base politique commune, des publications communes etc. et considérons cela comme un élément incontournable du Front Unique.

En d’autres termes, nous avons déjà procédé à des adaptations significatives du Front Unique (non seulement nous en tant qu’organisation mais ce constat vaut bien plus largement dans des secteurs plus ou moins gauchiste allant du NPA à AL en passant par LO….). Cette adaptation est pertinente. Elle est due à l’affaiblissement du mouvement ouvrier en général et des organisations révolutionnaires en particulier confrontées au réformisme social-démocrate et au stalinisme. Avec une telle évolution du rapport de force au sein de la société et au sein du mouvement ouvrier, « marcher séparément» reviendrait pour les révolutionnaires à « marcher isolément » et à explicitement affaiblir le coup porté alors même que ce coup est de moins en moins fort. Le désaccord sur ce point nous sépare des micro-sectes trotskystes, anarchistes ou maoïs-an-tes.

La décennie de défaites défensives majeures depuis le CPE en France a entraîné des évolutions nécessitant des adaptations supplémentaires. Elles peuvent être résumées en deux points liés entre eux : la rétraction de l’ensemble du mouvement ouvrier qui ne couvre qu’une partie du salariat et l’importance croissante de la sphère électorale/parlementaire. La période de défaite historique du mouvement ouvrier signifie que le Front Unique a signifié une collaboration plus étroite avec les organisations réformistes issues de la social-démocratie et du stalinisme. Il s’agit en somme de la nécessité non seulement de « marcher ensemble » mais même « main dans la main », dans le cadre d’une coalition pérenne des réformistes et des révolutionnaires qui s’est traduite par notre participation au Front de Gauche et a acté la divergence avec une organisation comme le NPA ou LO.

Une nouvelle actualisation par rapport à France Insoumise, rendue nécessaire par la poursuite des défaites sociales

Cependant, la période des défaites s’est poursuivie avec l’échec de la mobilisation contre la loi travail (qui a été moins massive que celle contre la réforme des retraites mais a duré plus longtemps). Les tendances politiques en cours se sont accélérées si bien qu’outre une collaboration accrue avec les forces réformistes, deux autres aspects se sont renforcés mais à des échelles différentes : la politisation sur une base électorale à une échelle large et une radicalisation minoritaire et autominorisante.

Dans « la contribution de 20 camarades sur les perspectives » que j’avais co-signée, il était indiqué que :

« Nous avons pensé, dans la foulée du mouvement de 95, qu’un processus d’affirmation d’une gauche de gauche articulerait, dans une dialectique bénéfique, une mobilisation du mouvement social, entrant en dialogue avec des secteurs de la gauche politique cherchant à en être l’expression sur le terrain politique.

(...) Les défaites continues des luttes sociales, l’affaiblissement du mouvement social et de la gauche radicale ont amené les nouvelles générations à s’investir directement dans des organisations politiques comme première expérience militante plutôt que dans des organisations du mouvement social. »

Cet engagement directement politique au sens restreint du terme tient à l’importance prise par l’enjeu électoral pour les masses laborieuses. Les défaites sociales accumulées malgré des mobilisations de masse (y compris contre un gouvernement de gauche) entraînent une tendance à vouloir desserrer le carcan néo-libéral par des succès sur le terrain électoral. C’est en répondant sans ambiguïté à cette aspiration (peut-être plus qu’en se présentant qu’ « homme providentiel »), après avoir été sans ambigüité opposé à Hollande (un élément déterminant qu’on a tendance à négliger), que France Insoumise a su avoir une audience de masse… alors que, par exemple, le NPA, pourtant constitué à partir d’un score électoral, s’est contenté de renvoyer « aux luttes sociales » comme un mantra sans tenir compte des défaites sociales (de plus en plus expliquées par les « trahisons » des bureaucraties syndicales contre tout élément observable en particulier lors du mouvement contre la « loi travail »). De manière générale, cette attitude combinée à un sectarisme électoraliste depuis 2005 (avec l’inénarrable volonté d’« unité durable » contre l’unité électorale avec le Front de Gauche en 2009) a beaucoup contribué au fait que la gauche radicale ne joue pas mieux qu’un rôle marginal.

Ces deux points se sont manifestés lors de la séquence électorale de 2017 par un décalage entre la densité militante d’une part et les scores électoraux d’autre part. La campagne Mélenchon France Insoumise de 2017 avait une moindre densité militante que la campagne Mélenchon Front de Gauche de 2012 tout en atteignant un score nettement plus élevé (en ce qui me concerne je n’y vois pas de cause à effet). Par cela, je ne remets pas en cause l’existence d’une campagne de masse mais la moindre présence de militants ayant une expérience d’organisations politiques et surtout d’organisations syndicales ou associatives impliquées dans l’organisation de la campagne (même si l’écrasante majorité a voté pour JL Mélenchon). Les élections législatives ont été une manifestation encore plus spectaculaire de ce décalage : la règle a été les cas où des candidats soutenus non seulement par le PCF mais aussi des secteurs militants ayant des forts ancrages ont été largement distancés par des candidat-e-s France Insoumise ne bénéficiant souvent pas de soutiens comparables. En un sens cette situation s’est poursuivie au sein du parlement où la représentation de France Insoumise a supplanté celle du PCF comme pôle d’opposition de gauche au gouvernement alors même que les discours respectifs contre la loi travail XXL sont similaires.

Ainsi, si la période de défaite historique a rendu nécessaire la constitution d’une coalition pérenne entre réformistes et révolutionnaires (« unité de la gauche anti-austérité) et donc la participation des révolutionnaires au Front de Gauche comme préfiguration de cette unité. La nouvelle défaite sociale contre la « loi travail », la perte de légitimité du néo-libéralisme malgré la victoire électorale de Macron, l’effondrement du PS et l’ensemble la configuration politique observable… plaident pour une nouvelle adaptation tactique comprenant désormais la participation à FI.

A partir de ces considérations, il est possible de définir une orientation politique pour une organisation anticapitaliste, marxiste-révolutionnaire ayant l’ambition d’avoir une politique faisant sens à une échelle large. Il est possible de commencer en pointant ce qui semble être des éceuils.

Deux écueils : la diagonale idéale comme minimum ou l’abdication

Le premier écueil est celle de la recherche de la diagonale idéale… en ignorant la réalité des forces politiques des un-e-s, des autres et de la notre…. C’est-à-dire placer le seuil d’une orientation politique a minima à la constitution d’une coalition de gauche anti-austérité, pluraliste et démocratique (ce dernier qualificatif ne s’appliquait d’ailleurs pas au Front de Gauche), en d’autres termes ne pas s’engager dans un cadre politique qui n’aie pas ces caractéristiques. Le terme important ici est a minima. En effet, la perspective de la constitution d’une coalition de gauche anti-austérité, pluraliste et démocratique est souhaitable non pas en tant que telle, mais parce qu’elle nous donnerait une plus grande marge de manœuvre.

Cependant, ce qui pouvait être formulé comme un objectif immédiat, et donc déterminant une orientation ayant une traduction pratique, lors de la constitution du Front de Gauche, ne peut plus l’être après une nouvelle défaite sociale majeure. En raison même de cette évolution, cette recherche de la diagonale idéale n’a pas de traduction pratique à une échelle nationale.

Mais, au fond, serait-ce si grave ? Le fait est que les camarades de la position 2 ne veulent pas « rien faire » : une ligne découlant de leur position qui serait la suivante – bien qu’elle ne soit pas explicitée par les camarades de la position 2 - serait de garder le positionnement ancien décrit précédemment, d’avoir une apparition propre dans la mesure de nos possibilités, d’organiser des débats tout en consacrant l’essentiel de nos forces militantes aux organisations de masse. Après tout, pourquoi pas ? Cela serait une position qui a déjà été pratiqué dans le passé, tout à fait compréhensible au regard des limites de France Insoumise.

Pourtant, cette ligne ne saurait convenir parce qu’elle ne prend pas en compte suffisamment les transformations entraînées par le poids des défaites. En effet, la rétraction de l’ensemble du mouvement ouvrier, et plus généralement des organisations « du mouvement social », de l’importance de la politisation directement dans des cadres politiques institutionnels et électoraux, rendent crucial ce qui n’était « que » plus ou moins important auparavant : la possibilité de concrétisation d’une orientation dans la sphère politique. Une orientation sans traduction concrète dans la sphère politique est susceptible, aujourd’hui bien plus qu’avant les défaites sociales, d’être source de démobilisation.

En d’autres termes, les camarades (de la position 2) qui estiment que l’orientation à avoir se résume dans la sphère politique à défendre la perspective d’une coalition de gauche anti-austérité, pluraliste et démocratique pêchent par une évaluation excessivement « optimiste » de la situation sociale et politique. Le souci est qu’en procédant ainsi, ils ont tendance à survaloriser la forme du Front Unique (la multiplicité des étiquettes organisationnelles) à son objet (avoir une politique par rapport aux masses).

Cette mauvaise évaluation figurait également dans un texte que j’avais co-signé en mai 2016 et qui indiquait :

« la campagne JLM2017 dont nous pensons qu’elle participe d’une même logique de décomposition. (…) Mais ce qui, en l'état, fait de cette campagne un problème est son rapport aux institutions et à la gauche politique et sociale. La campagne JLM2017 évacue l’analyse du rapport de force politique et social, la bataille pour l’unité des organisations se réclamant du mouvement ouvrier et l’activité réelle du prolétariat dans cette même situation, au profit d’un rassemblement de femmes et d’hommes sans détermination politique ou sociale. L’opposition virulente (essentiellement verbale) au gouvernement est considérée comme le seul impératif. La cause des échecs du FDG étant exclusivement renvoyés aux atermoiements du PCF (dont on ne discutera pas le rôle réellement néfaste mais qui nous semblent moins déterminants que les défaites sociales). » (https://www.ensemble-fdg.org/content/eviter-les-raccourcis )

Nous écrivions dans la même lignée que FI et le « cortège de tête » étaient en un sens des produits de la décomposition produite par les défaites.  Le constat est toujours valable. Néanmoins, l’erreur de ce texte était qu’il continuait à sous-estimer encore le sens politique des nouvelles défaites sociales et restait sur la grille valable en 2012. C’est à dire de sous-estimer la portée de notre propos au-sujet du caractère central qu’aurait vocation à prendre un mouvement constitué par rapport aux élections, c’est-à-dire France Insoumise en France (au Royaume-Uni on peut faire un parallèle avec le Labour).

Cela rend le caractère définitif de l’assertion figurant dans ce même texte erroné « Pour cette raison, nous pensons qu’elle est vouée à l'échec politique (quel que soit son score par ailleurs), comme les expériences similaires précédentes. ». L’échec politique considéré là comme inévitable est tout sauf certain. Au contraire, dans la sphère politique France Insoumise polarise l’opposition de gauche à ce gouvernement (et même pourrait-on dire l’opposition tout court). Au regard de l’audience atteinte, de sa visibilité à travers son groupe parlementaire comme tribune, cette polarisation de masse ne semble pas prête de s’éteindre.

A une échelle nationale, la recherche de la diagonale idéale sans traduction pratique possible nous confinerait à des espaces politiques d’état-major sans audience de masse au-delà des directions militantes (même s’il peut exister des expériences locales pouvant avoir une audience large). Et cela signifierait une liquidation certaine, non pas par une décision formelle quelconque, mais par dissolution militante réelle et non organisée dans FI par des camarades refusant, à juste titre, de ne pas participer à ce qui polarise l’opposition sur une base anti-austérité.

Il ne s’agit pas de reprendre le vieux refrain de la « nouveauté » renonçant à tout ce qui est politique et hors France Insoumise mais de travailler, en tant qu’organisation à des convergences, des contradictions fécondes dans l’ensemble des espaces auxquels nous participons.

Le deuxième écueil est inverse et a deux versants. Le premier versant est de considérer France Insoumise comme l’unique force sociale et politique de notre camp, et plus largement, estimer que la densité militante est secondaire (a fortiori alors que des conflits sociaux ont déjà émergé sous la mandature Macron). Le deuxième versant de cet écueil est, avec la foi des nouveaux convertis, d’avoir des positions systématiquement alignées sur celles de FI… en d’autres termes, d’abdiquer son indépendance politique.

Ce deuxième écueil n’a rien d’inévitable et foncer vers le premier écueil pour l’éviter peut signifier la mort en tant que courant politique.  L’antidote se trouve plutôt dans notre capacité à nous constituer comme organisation militante, restructurée, ayant sa ligne propre (comprenant la défense au sein de FI de l’unité la plus large de la gauche anti-austérité) et tenant encore plus fermement aux fondamentaux de notre héritage marxiste-révolutionnaire (comprenant des décennies d’enrichissement par les luttes contre les oppressions et l’écologie qui y ont une place centrale), sachant l’adapter à la situation concrète et aux rapports de force, mais à mille de l’attitude dilettante considérant ces fondamentaux comme un poids dont il faudrait se débarrasser pour « voyager léger ».  Nous devrons, par exemple, être particulièrement vigilants et solides quant à nos positions contre l’impérialisme français (passé et actuel).

Ainsi, la voie qui semble se dégager pour poursuivre notre politique et la doter d’une orientation pertinente pour les anticapitalistes est celle qui consiste à participer en tant qu’organisation à France Insoumise, à contribuer loyalement et le plus possible à sa construction, faire ce qui est possible lorsque des difficultés existent, à y intervenir sur nos bases politiques avec une organisation cohérente et militante tenant fermement et intelligemment à ses fondamentaux.

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Auteur: 
Emre Öngün