L’Appel des 100 veut proposer un « contrat de mandature »

Les collectifs Appel des 100 organisent le samedi 12 novembre prochain une Convention ou Rencontre nationale à Montreuil en Seine Saint-Denis (salle des fêtes de la mairie).

Quel est le but de cette rencontre ? Il est de discuter plus au fond les 50 mesures d’urgence déjà travaillées depuis le lancement de l’appel le 1er Mai 2016. Les ateliers du matin auront donc cette tâche. Il s’agit à la fois d’approfondir les débats sur ces propositions, mais aussi de chercher à réduire leur nombre, afin de mieux les valoriser ou les synthétiser dans un projet ou un socle commun. Dans l’équipe d’animation de l’Appel, on parle de « contrat de mandature » pour la période 2017-2022. Il s’agit de montrer que c’est possible malgré un paysage politique fragmenté, notamment pour la présidentielle, situation qui fait l’objet de débats et de consultations sous diverses formes : dans Ensemble (votes des collectifs jusqu’au 18 novembre), dans le PCF (vote des communistes après la conférence du 5 novembre), dans EELV (primaires internes) et pour les courants de la gauche du PS dans le PS (primaires du PS en janvier dans un climat d’effondrement du quinquennat), dans les débats de la France Insoumise. Un contrat de mandature pour rassembler les forces de gauche et écologistes opposées à la politique de Valls et Hollande, c’est donc ambitieux, mais c’est possible. Quel en est la signification au regard des enjeux de 2017 ?

Est-ce que l’Appel des 100 a une solution pour 2017 ? Lorsqu’il a été lancé, il se prononçait pour une « irruption citoyenne pour construire l’alternative » (nous étions en plein mouvement contre la loi travail et de mobilisations contre la déchéance de nationalité), et pour des mesures d’urgence qui « constitueraient notre bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures d’unité lors des échéances électorales ». Il s’agit donc d’une contribution pour faciliter les rapprochements pour une alternative à la politique libérale mise en œuvre par le gouvernement actuel. Beaucoup dans l’Appel des 100 souhaitent l’unité pour la présidentielle, et certains poussent activement dans leurs réseaux militants dans cette direction. Comme collectif pluraliste, l’Appel des 100 ne prend position sur aucun nom, ni aucune procédure. Par contre, son rôle pourrait être plus direct pour les élections législatives, en mettant à disposition un socle de propositions articulées et débattues collectivement. Ce qui peut faciliter les rapprochements pour des accords politiques aux élections législatives, mettant au passage en valeur le rôle renforcé des parlementaires, plutôt que la présidence de la république monarchique.

Quel est l’originalité de l’Appel ? Comme le communiqué de presse le précise, l'originalité est la suivante :

« - Il réunit des personnes et des courants politiques qui n’avaient jamais travaillé ensemble au plus national jusqu’ici (de socialistes au Front de gauche, en passant par EELV) ;
- Il réunit des acteurs et actrices de luttes syndicales, sociales, associatives, et des personnalités du monde universitaire et culturel, qui veulent jouer un rôle actif dans l’élaboration politique.
"

Ce qui est à la fois très intéressant, mais aussi complexe. Car cela nécessite un travail patient d’écoute, de respect, et forcément des compromis. L’Appel des 100 dépasse donc la notion de « cartel » vivement critiquée dans le Front de gauche, et s’efforce de travailler à la fois avec des courants ou forces collectives, mais aussi des personnes issues de luttes ou du monde universitaire.

Combien de personnes ont rejoint l’Appel ? Nous n’avons pas voulu en faire une pétition, mais un lieu pluraliste qui cherche à reproduire des collectifs militants semblables ou proches dans les villes et régions. Des réunions publiques à l’initiative de collectifs Appel des 100 ont eu lieu à Avignon, Chatellerault, Lyon, Marseille, Nîmes, Paris, Pau, Rouen, Saint-Etienne, Tarbes, et d’autres se mettent en place à Bordeaux, Caen, Nice, Poitiers. D’autres initiatives semblables de réflexion, mais qui ne s’intitulent pas Appel des 100 se sont produites à Dijon, Rennes, Saône et Loire. Cela montre un besoin de travailler ensemble, qui ne couvre pas encore la totalité du territoire, mais qui est plus vaste en tout cas que les Chantiers de l’espoir, qui étaient une ébauche du même type en 2014-2015.

Comment la journée du 12 va se dérouler ?

Le matin, il y a aura 5 ateliers autour des 5 priorités déjà dégagées : atelier urgence sociales, atelier alternative économique et écologique, atelier droits et démocratie, atelier urgence Europe, atelier urgences internationales.

L’après-midi sera consacrée à une restitution et un débat politique général en présence de personnalités politiques, syndicales, associatives, ou diverses, qui interviendront à égalité de temps de parole. Ont déjà annoncé leur soutien plus 70 personnalités, dont : Gérard Aschieri, Patrick Bessac, Jean-Marc Canon, Alain Coulombel, Christophe Delecourt, Jean-Pierre Dubois, Gérard Filoche, Jérôme Gleize, Lucien Jallamion, Pierre Laurent, Jean-François Pellissier, Serge Rebour, Michèle Rivasi, Baptiste Talbot, Stéphanie Treillet, Guy Tressallet, Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, etc. Enfin, une conclusion pluraliste devra lancer les pistes d’un travail à poursuivre.

L’ordre du jour définitif est en cours de finalisation.

Formez vos collectifs dans vos villes, vos quartiers, vos villages !

Jean-Claude Mamet, Roland Merieux

Renseignements pratiques :

 

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- D’appeler à participer le 12 novembre à Montreuil : un tract d’appel.

 

- De discuter : les 5 priorités et les 50 mesures.   

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