Le capitalisme : entre plasticité, fascisation et impasse structurelle

Loin d’être des accidents de parcours, les abandons industriels, les mutations de l’organisation du travail et l’autoritarisme disent que le capitalisme est entré dans une nouvelle ère. Il devient incompatible avec tout progrès social et démocratique.

Le capitalisme est en perpétuel mouvement. Le risque pour les forces alternatives est d’être en retard sur ses actualisations. Pourtant, les causes de ce mouvement recèlent plus de possibilité qu’on ne se l’imagine souvent, elles masquent une vulnérabilité.

Des mutations profondes

Le capitalisme ne se limite pas à la finance. Sans prétendre en faire le tour, évoquons ici des mutations marquantes, à travers trois exemples. Premier exemple : ceux que l’on a longtemps qualifiés d’exclus sont une composante durable de la société. Le caractère "ethnicisé" de la part la plus pauvre et instable de la population tend à diviser les exploités. Second exemple : les capitalistes ne jouent plus, pour l’écrasante majorité d’entre eux, de rôle technique et social. Les salariés d’Arcelor l’avaient très bien exprimé en disant que Mittal ne s’était jamais intéressé à la production d’acier et qu’ils s’en étaient professionnellement passés durant toutes ces années. Enfin, si vous allez au supermarché, quoi que vous achetiez, vous avez 99 % de chances d’acheter chez Unilever tant les concentrations capitalistes débouchent sur des géants.

Du côté du travail, la nécessité de recourir à la subjectivité du travailleur est devenue un fait incontournable. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les progrès techniques se caractérisaient essentiellement par la substitution ou l'amplification de la force musculaire. La séparation travail manuel - travail intellectuel équivalait quasiment à une séparation entre conception et exécution : elle servait de matrice à la position de direction et de dominant, et à la position d'exécutant et de dominé. Avec la révolution numérique, une irruption nouvelle de la dimension intellectuelle, y compris de la culture technologique, dans le travail induit la nécessité d'interpréter, de choisir, donc de prendre des initiatives et des responsabilités. Dans de nombreux cas, les hiérarchies, même maintenues, sont, de fait, bousculées. L'efficacité passe désormais par des rapports sociaux qui, pour répondre à ce besoin d’initiative, doivent laisser davantage de place à l'autonomie et malmènent la dichotomie entre conception et exécution.

Le dépassement de la forme historique de la division du travail subvertit largement son cadre. Toute la société en est imprégnée. En témoignent par exemple les évolutions des rapports dans le couple, les Jeux paralympiques et les mouvements sociaux, où l'assemblée générale tend à se substituer à l'autorité du leader. Les Nuits Debout en sont une éclatante illustration.

Le Capital est confronté à un rythme du renouvellement des connaissances qui rend très vite obsolètes les machines dans lesquelles il investit, qui appelle une plus haute qualification de ses employés et un renouvèlement incessant de leurs connaissances. Voilà qui coûte trop cher aux yeux des actionnaires et, phénomène tout aussi grave pour lui, voilà qui stimule des aspirations à une vraie démocratie. Cela conduit de nombreuses industries à se détourner du travail et à tirer la plus grande part de leurs profits non pas de leurs métiers, mais de la finance. En 2012, au moment où PSA fermait son unité à Aulnay-sous-Bois (93), 63 % de ses bénéfices provenaient d’opérations financières. Il n’y a pas deux capitalismes, l’industriel qui serait vertueux et le financier pervers : simplement, la Révolution industrielle fait partie du passé.

Depuis l’explosion de la bulle financière en 2008, la dette des entreprises ne cesse de croître et les banques prêtent désormais à taux négatif. Pour éviter que le système explose, les banques centrales rachètent les obligations et émettent de la monnaie. En 2016, la Banque Centrale Européenne a déjà produit plus de 11 000 milliards d’euros. Sur la même période, des sommes astronomiques ont été ainsi injectées sur la planète par l’ensemble des banques centrales. Cela conduit à de multiples interrogations dans les milieux du Capital, qui craignent que cela ne puisse durer indéfiniment. La réunion des banques centrales à Jackson Hall a constaté que l’austérité entrainait une surproduction et un accroissement des dettes. Les exportations qui portaient la croissance de la Chine s’en trouvent compromises. Cette réunion et le récent G20 se sont même interrogés sur les conditions qui permettraient un retour à davantage d’investissements. Des économistes sont en quête d’un retour à un certain keynésianisme. Mais entre niveau des profits et évolution de la société, il y a antinomie. Devant cette impasse, le Capital cherche à détruire son propre ordre et à en refonder un nouveau.

Une reféodalisation de la société.

Prenant acte de la nécessité d’une certaine autonomie des travailleurs, les capitalistes changent le sens du travail. Hier, on demandait aux exploités des réalisations dont ils devaient être fiers, aujourd’hui, on leur donne comme critère et finalité la cote de l’action en bourse. C’est devenu la culture d’entreprise, entreprises publiques comprises. La hiérarchie se fait sentir à travers des protocoles derrière lesquels la finalité du travail s’efface et dans lesquels la marge de responsabilité laissée est enchâssée avec l’obligation de résultats. Dès lors, tout dysfonctionnement ne peut qu’être dû au non-respect du protocole. Et quand la prescription est très serrée, elle permet de rendre les travailleurs interchangeables, ce qui accroît leur dépersonnalisation. Ils deviennent l’appendice d’une architecture complexe.

La multiplication des structures en réseau va de pair. On dit souvent que celles-ci s’opposeraient à la verticalité, c’est un peu hâtif : si le réseau n’a que faire de la simple obéissance aux ordres, le système peut s’assujettir des personnes sans les priver de la marge de liberté et de responsabilité sans lesquelles le service à rendre ne peut exister. Ce qui fait dire que les rapports de caractère féodaux ont été en réseaux et pour l’historien Pierre Legendre, le juriste Alain Supiot et Jean Ziegler, nous sommes confrontés à une « reféodalisation » du monde.

Depuis une quinzaine d’année, et de manière croissante, chaque service au sein d’une entreprise devient cliente du service en amont et fournisseur de l’équipe suivante. C’est sur la base de la « satisfaction client » que s’effectuent les évaluations que prévoient les Accords de compétitivité. Les salaires sont de plus en plus individualisés, ce qui débouche sur une surenchère à l’envers : le moins disant social, tant du point de vue des effectifs pour la même charge de travail que de la rémunération, gagne la compétition. Outre la rivalité entre salariés, cela génère un calibrage des comportements, une course au résultat et une dépendance à plaire au supérieur, lui-même pris dans cette course. Une véritable vassalisation en cascade s’instaure.

Alors que formellement l’autonomie des salariés grandit, l’assujettissement et l’allégeance, y compris pour les cadres, font désormais partie intégrante des rapports dans l’entreprise. Cette structure suppose un éclatement de toute logique unifiante qui la contrarierait. Le paradoxe de la mondialisation est qu’elle se traduit par un accroissement des fractionnements sociaux.

Les salariés sont souvent obligés de contourner les prescriptions… pour pouvoir faire leur travail. Cela les met dans une situation impossible : obéir et être pris en faute de mal travailler ou travailler… et désobéir. La distance entre travail prescrit et travail réel ne cesse de grandir, tiraillant le salarié entre tout et son contraire, d’où les dépressions et les burn out. Nouvelle contradiction pour le Capital : cela contribue à faire de l’organisation du travail un nouveau champ revendicatif.

Le Compte Personnel d’Activité (CPA) revendique d’attacher la rémunération à la personne, et non plus à une règle. Il joue sur l’ambiguïté de l’expression. C’est un contrat individualisé qui entraîne un paiement à la tâche, les droits collectifs n’étant garantis que durant les périodes de travail. L’entre deux missions serait du ressort d’un revenu de base universel - RSA amélioré - comme en Finlande. Les modes de travail, qui s’appuient sur le fait que chacun dispose du matériel informatique nécessaire, permettent désormais de passer un "contrat de mission" individuel avec chacun. Contrat relevant davantage du contrat commercial que du contrat de travail. Le CPA équivaut au louage de sa propre personne, comme les ouvriers agricoles du XIXe siècle. Ainsi se nouent des rapports d’allégeance modifiant le rapport au travail. Casser le code du travail n’est plus qu’une affaire de 49-3.

On pense parfois que dénoncer la volonté d’imposer un travail gratuit serait de l’ordre de la boutade. À voir. En France, les stages deviennent le sas par lesquels les jeunes fournissent une main d’œuvre gratuite au nom de leur formation. Phénomène encore plus étendu en Angleterre. Aux États-Unis, il existe un accord selon lequel si une entreprise vous licencie, elle vous conserve sur ses effectifs en attendant des "jours meilleurs"… si vous allez faire un stage gratuit d’un an ou deux ailleurs.

Le nombre de ceux que l’on appelle travailleurs "indépendants", pour dire qu’ils ne sont pas salariés, est en extension. Professions libérales, anciens cadres utilisant leur prime de licenciement pour s’installer, jeunes en panne d’embauche et poussés par la nécessité… ils sont au cœur d’une ambivalence  : ils souhaitent libérer leur capacité d’innovation et aspirent à l’autonomie, mais, outre qu’ils sont exclus pour une grande part du droit du travail, ils sont de plus en plus soumis à des contraintes qu’ils ne maîtrisent pas. De fait, les donneurs d’ordre leur sont extérieurs : agences, banques, réglementations européennes. Ces autoentrepreneurs paient leur outil de travail et n’en ont que symboliquement la maîtrise. C’est tout bénéfice pour le Capital. En fait, banques et multinationales les tiennent enchaînés, même si la chaîne est moins visible. Contrairement à ce que veut faire croire le discours sur la "disparition de la classe ouvrière", si l’on se souvient que pour Karl Marx le prolétaire n’est pas uniquement un ouvrier mais un individu qui ne maîtrise pas son outil de travail, nous assistons à une extension du prolétariat. Ajoutons aux faibles rémunérations, les multiples ponctions comme la fiscalisation des allocations familiales qui fait d’un instituteur un privilégié, la fiscalité directe et indirecte ou le crédit, et nous assistons à une extinction des couches moyennes.

Le numérique permet le développement d’un capital fondé sur la mise en relation. Ce capitalisme n’a pas besoin d’être propriétaire des moyens de production, ni de produire de la valeur, la plus grande part des investissements lui est ainsi épargnée. C’est l’ubérisation de nombreuses activités. Les usagers sont transformés en marchandises, on vend leur identité et leurs pratiques, notamment à la pub. Ainsi, par exemple, la vente de fichiers devient un enjeu important pour le redéploiement d’un capitalisme malade.

Cela ne se limite pas à des entreprises de taille moyenne, si l’on en juge à la lumière du cas Google, qui annonce un chiffre d’affaire pour 2015 de 74 milliards de dollars, avec seulement 62 000 salariés, 23 milliards de bénéfice et une hausse de capitalisation dans la seule journée du vendredi 18 aout 2015 de 65 milliards de dollars. Google étend son activité sur l’ensemble de la planète (100 milliards de "requêtes" par mois) et participe donc à structurer les économies et les comportements. Le cas d’Amazon, dont l’impact est en train de transformer l’entreprise en donneur d’ordres aux éditeurs et aux écrivains, est lui aussi exemplaire. Le numérique permet de mettre sur pied des imprimeries itinérantes censées répondre à la demande de chacun, à condition que leur nombre soit d’un endroit à l’autre, suffisamment important, ce qui est un moyen d’évacuer toute production intellectuelle indésirable ou simplement s’adressant à un public rare.

Le contrat plus que la loi

La loi Travail, imposée par le 49-3, met en lumière un processus plus large et déjà engagé où le contrat se substitue à la loi et permet une flexibilité des rapports capital - travail en fonction des inflexions du marché. Pour le Capital, par définition, le contrat offre davantage de souplesse que l’État. La loi assimile le patronat à l’économie ou à l’entreprise et normalise des rapports de soumission. Il s’agit de réorganiser l’exercice d’un pouvoir dont l’entreprise est l’aire. C’est le contrat individuel qui gère les rapports sociaux. Il n’y a plus que des cas particuliers. Le citoyen devient une abstraction.

Cela s’accompagne d’une chasse aux temps disponibles, afin d’éviter les moments où les salariés pourraient se retrouver au même endroit et se parler librement, et d’un encadrement de l’exercice syndical. Le rapport Combrexelle est un véritable mode d’emploi. Il gomme tout antagonisme entre patronat et salariés et dessine la frontière mentalement et juridiquement infranchissable de la négociation. Elle est réservée à des accords qui rompent avec la convention collective ou avec la "lourdeur" du Code du travail. Il déplore que « notre pays n’a[it] pas une culture de la négociation et du compromi  ». C’est le « principe d’égalité qui constitue le dogme à combattre ». La généralisation de la "négociation" est à l’initiative du seul patronat. Alors qu’autrefois les négociations découlaient de luttes qui contraignaient les directions à venir discuter avec les syndicats, aujourd’hui, les rapports sont inversés, le patronat prend l’initiative de la convocation, de l’ordre du jour, enfermant les syndicats dans la seule possibilité de plaider quelques aménagements. Du CPA à la loi El Khomri, rien n’a été fait sans commencer par une pseudo "concertation" enfermant les ou des syndicats dans une logique d’amendements à la marge. Ainsi, les capitalistes ont le monopole de la proposition et de la transformation. Les syndicats deviennent les "partenaires" d’une négociation qui ne met jamais en cause les fondements du système d’exploitation, même lorsqu’il s’agit de protection sociale.

Vers une société assurancielle

L’individualisation des statuts entraîne une vision assurancielle des garanties sociales. Dans la mesure où la garantie collective devient de moins en moins la norme, même dans la Fonction publique où les CDI et les contrats se multiplient au détriment du statut, on vit perpétuellement sous la menace. Les contrats de travail comportent de fait une dimension assurancielle (assurance contre toutes sortes de risques inhérent à l’entreprise, y compris contre le suicide dans certaines), ce qui individualise les conflits sociaux. La paix sociale est assurée par des techniques d’indemnisation. Il n’y a plus d’acteurs collectifs. Le contrat de travail devient l’échange entre la soumission et la sécurité.

Cela nourrit une représentation où les méfaits du Capital ne seraient que du ressort de l’accident ou provoqués par une "exagération" de tel dirigeant, et non pas intrinsèques à sa domination. Le thème des « patrons voyous » s’est ainsi retrouvé dans la bouche de Sarkozy ; quant au thème de l’exagération, il nourrit le mythe de la régulation que l’on retrouve y compris chez des économistes dits "critiques". Mais peut-on réguler une organisation faite pour faire sauter toute entrave à l'exploitation ?

Un nouveau rapport Capital - État

L’État actuel présente deux inconvénients pour le Capital : il est encore trop sous la pression des peuples et il ne correspond plus à sa globalisation. Ce n’est pas l’État en tant que lieu d’autorité qui est en cause, mais l’État-nation et le risque de pression populaire à son encontre. Revivre la manière dont l’État a dû, en France par exemple, intégrer l’essentiel du programme du CNR est une menace permanente.

Le prétexte de la commodité concernant la fiscalité retenue à la source cache un processus d’affermage du pouvoir d’État, affermage au sens qu’il avait avant la Révolution française, c’est-à-dire qu’une part du rôle régalien de l’État soit assurée par des forces privées. Déjà, le rapport à l’État, comme le soulignait Marx, reposait sur les mêmes ressorts que le rapport religieux : il n’y aurait de "commun" que ce qui nous est renvoyé par une puissance abstraite nous surplombant. Aujourd’hui le rôle de l’Union européenne et des institutions hors suffrage universel ne cesse de grandir : agences de notations, FMI, Banque Centrale, Commission de Bruxelles... demain Tafta ? L’État sert à légitimer ces pouvoirs et à mettre en œuvre leurs décisions. Il ne disparait pas, le centre de gravité de son action n’est plus le même. Dans le même temps où on privatise ce qui peut l’être - collecte des impôts, prisons aux États-Unis, sécurité anti-terroriste (déjà partiellement en France), part de l’armée en Grande-Bretagne -, on redécouvre les charmes de l’État : on étatise la gestion de la Sécu.

Le système représentatif ne satisfait plus personne : ni les capitalistes et leurs serviteurs, ni les dominés. Si les recours à répétition au 49-3 sont un symptôme - les fondés de pouvoir du Capital ne veulent plus s’embarrasser de délibération -, c’est vrai aussi pour les dominés. Le système les met à l’écart de manière de plus en plus visible de tout accès aux décisions les conduisant à la défiance vis-à-vis d’élus dont ils ne maitrisent pas les actes.

Une incompatibilité indépassable

Rapprochons le 49-3, l’état d’urgence, le rôle politique croissant des agences de notation et des banques, les logiques marchandes comme étalon de l’efficacité sociale, l’ethnicisation de la pauvreté, la concurrence comme modèle social, la banalisation de l’usage de la force contre les manifestations, la répression syndicale, la criminalisation d’actes de manifestants ou d’affiches, le contenu de la loi dite Travail, le projet de Tafta, et la réforme territoriale… Ces éléments apparemment épars ont pour trait commun de faire passer la Loi derrière des rapports de forces où les dominés sont pris les uns après les autres donc en situation de faiblesse.

Rapprochons cela aussi des entreprises et des salariés et l’on peut voir une cohérence se profiler : casser le peu de possibilités d’intervention populaire et la prééminence de la Loi au profit de l’institutionnalisation du syndicalisme et des liens individuels d’allégeance. Ce qui faisait dire au ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble : « Les élections ne peuvent pas changer quoi que ce soit ». On ne peut être plus clair. Nous sommes face à un mouvement rampant vers un totalitarisme comme nouvelle phase du capitalisme. Le fascisme ne se caractérisant pas obligatoirement par les traits que le nazisme a laissé en mémoire.

Il ne s’agit pas pour le capital d’une solution mais de LA solution : il ne peut plus se développer comme à l’époque où pour lui le compromis de type fordiste était acceptable. La social-démocratie était à l’image de ce compromis. Son espace disparait. D’où le fait que ce soient Blair, Schröder et Hollande (discrètement en 2006) qui se sont eux-mêmes qualifiés de social-libéral. Il n’y a plus de moindre mal possible. En prendre la mesure dit l’inanité du recours à des constructions politiques anciennes du type "faire d’abord face au danger principal" et, au nom de cela, accepter des demi-mesures. Interrogeons ce qui a échoué récemment. Qu’a-t-il manqué à Syriza ? Pourquoi le demi-échec de Podemos ? Sur quoi échoue l’évolution du Brésil, de la Bolivie ou du Venezuela ? Qu’est-ce qui provoque la montée du FN ? Il n’y a plus d’espace possible ou de "presque" qui permette de répondre aux besoins sociaux ou démocratiques sans briser la domination du Capital. Nous sommes entrés dans le temps d’une incompatibilité qu’il nous faut, sans tergiverser, affronter. Comment le faire ? Voilà le chantier à ouvrir au plus vite pour dégager des pistes encore inexplorées.

Pierre Zarka, le 23 septembre 2016. Publié sur le site de Cerises.

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