Le Front de Gauche uni et motivé au Mans

Municipalité communiste jusqu’en 1989 (Robert Jarry), puis après son exclusion du PCF, à majorité « Progressiste » sous sa direction, Le Mans est dirigée depuis 2001 par Jean-Claude Boulard (PS) à la tête d’une majorité « Union de la Gauche », comportant notamment 7 elu-e-s PCF, 8 PG et 8 EELV.

Le PG y a tenu son congrès de fondation.

Les premiers EELV ont annoncé leur choix de poursuivre avec le maire sortant, seul le président du groupe, maire-adjoint, refusera ce choix et démissionne d’EELV sans pour autant rejoindre une autre liste.

Le 10 octobre 2013, contre toute attente – et surtout contre le choix de la direction départementale du PCF et des élu-e-s – les militant-e-s communistes votent largement (57%) pour une liste autonome. Dans la foulée, le PG ratifie le même choix. En réalité c’est un véritable séisme qui se prépare !

Dans la foulée du vote, les élu-e-s du PCF se désolidarisent (leur « peuple » n’a pas compris tout ce qu’ils avaient fait !) et annoncent leur ralliement à Boulard. Plus surprenant un élu PG fait de même et est, lui, immédiatement exclu par le bureau national. « On n’exclut plus au PCF ! »

Emmené par une équipe dynamique de militant-e-s du PCF, d’Ensemble (FASE, GA, GU) et du PG, le Front de Gauche lance sa campagne par une réunion publique de 200 personnes qui assume une radicalité anti-gouvernementale et anti-Boulard. Celui-ci, outre l’âge du capitaine (70 ans et 30 ans de mandats municipaux !) traîne comme un boulet le grand stade confié à Vinci dans ce qui s’apparente à un PPP, mais sans équipe de football depuis la rétrogradation du Mans en division d’honneur et sa liquidation judiciaire. Ce boulet va coûter très cher aux contribuables du Mans !

Malgré cela, une partie de la direction du PCF puis celle du PG multiplient les crocs en jambe et les coups tordus pour tenter de casser la dynamique. Battus à chaque tentative, ce sont finalement les élu-e-s du PG dans leur ensemble qui démissionnent du PG et quittent le navire.

La liste continue envers et contre tous. Une nouvelle AG de militant-e-s encarté-e-s et non encarté-e-s réunit plus de 100 personnes, la campagne anti-TVA fait un tabac sur les marchés et lors des achats de Noël. Près de 2 000 signatures sont déjà réunies.

Une réunion publique sur la « révolution fiscale », dans la suite de la marche à Paris, permet de creuser nos réponses et les commissions du « Projet pour Le Mans » travaillent sur les Services Publics, la démocratie, les transports, la culture et la jeunesse, le logement, la politique de la ville…

Si nous restons tous et toutes très attentifs-ves à cette dynamique qui, nous le savons, peut encore être cassée, comme nos ami-e-s de Poitiers tout proche l’ont montré, il semble que la campagne soit bien partie.

Menée par un quatuor formé d’une communiste (Ariane Henry), d’un PG (Loïc Morisot), d’une non encartée syndicaliste (Valérie Hoingne) et d’un camarade d’Ensemble bien connu (Bernard Lebrun), nous espérons l’ouvrir largement à d’autres composantes (le NPA met pour l’instant la question du 2nd tour comme préalable) et surtout à de nombreux-ses militant-e-s d’associations, de la culture…

Un meeting avec des dirigeant-e-s nationaux-ales est prévu début février.

Ville de 150 000 habitant-e-s, communauté urbaine de 180 000 dont la ville communiste d’Allonnes, banlieue pauvre de 17 000 habitant-e-s, Le Mans et sa métropole représentent un enjeu important pour le Front de Gauche qui doit faire la preuve de sa capacité à mobiliser et à convaincre qu’une autre politique locale est possible dans un contexte national que chacun-e connait et qui pousse à la résignation et à la désespérance une population qui compte plus de 18% de pauvres. Alors sans attendre nous allons nous tourner vers la population et tou-te-s ceux et celles qui aspirent à construire une alternative à l'austérité et aux logiques libérales, concrète, sociale et écologique, au plus près des besoins des Mancelles et Manceaux.. ENSEMBLE, il est possible de faire reculer l’abstention, de battre la droite et l’extrême droite.  PRENONS LE POUVOIR.

Jean-Michel Drevon

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