Le roman de la Ligue

. Fin des années 50 : en pleine guerre d’Algérie, un petit groupe de militants – dont un jeune communiste en rupture, Alain Krivine - fonde le mouvement Jeune Résistance qui s’adresse aux appelés afin qu’ils refusent la « sale guerre » et choisissent l’insoumission ou la désertion.

. Début 1965 : le secteur Lettres de l’Union des Étudiants Communistes (UEC) publie sous forme de brochure « Le socialisme et l’homme », un court texte d’Ernesto Che Guevara sur l’espérance révolutionnaire.

. Avril 1966 : la Jeunesse Communiste Révolutionnaire (JCR) tient sa conférence constitutive. La plupart des participants viennent d’être exclus de l’UEC pour avoir combattu le soutien apporté par le PCF à François Mitterrand, lors de la première élection présidentielle au suffrage universel.

. Septembre 1968 : le n°1 de Rouge, « journal d’action communiste », paraît sous forme « quinzomadaire ». Ce nouveau journal militant deviendra rapidement hebdomadaire, puis quotidien entre 1976 et 1979, et à nouveau hebdomadaire jusqu’en 2009.

. Juin 1972 : quelques jours après la signature du Programme commun de gouvernement entre le Parti socialiste et le Parti communiste, la Ligue communiste publie « Quand ils seront ministres », une brochure dénonçant les illusions dont est porteuse l’Union de la Gauche.

. Juin 1973 : la Ligue Communiste est dissoute par le gouvernement, à la suite d’une manifestation violente contre la tenue d’un meeting fasciste organisé par Ordre Nouveau et protégé par la police. 

. Octobre 1977 : parution du n° 1 des Cahiers du Féminisme, à l’initiative de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Pendant plus de vingt ans, jusqu’en 1998, la revue développe une démarche féministe insérée dans le combat anticapitaliste, une orientation originale aussi bien dans le mouvement féministe qu’au sein de la gauche révolutionnaire.

. Juillet 1989 : à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, la LCR impulse la campagne « ça suffat comme ci ! ». Une grande manifestation contre la Dette qui martyrise les pays du Sud s’achève par un grand concert, place de la Bastille, avec Renaud et Johnny Clegg.

. Mars 1996 : la LCR coproduit « Motivés » avec l’association toulousaine Tactikollectif. Sur le CD, plusieurs des chanteurs du groupe Zebda reprennent chansons révolutionnaires et chants emblématiques du mouvement ouvrier.

. Juin 1999 : lors des élections européennes, la liste commune présentée par Lutte Ouvrière et la LCR obtient 5 élu-e-s. Alain Krivine et Roseline Vachetta entrent au Parlement européen. La LCR acquiert une visibilité nouvelle.

. Avril 2002 : candidat présenté par la LCR à l‘élection présidentielle, un jeune facteur de 27 ans, Olivier Besancenot, recueille 4,25 % des suffrages. Il sera de nouveau candidat en 2007.

. Février 2009 : lors de son XVIII° congrès, après plusieurs décennies d’existence, la LCR décide de s’auto-dissoudre et de se dépasser dans une nouvelle organisation, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Voilà une douzaine d’évènements et de dates qui, parmi beaucoup d’autres possibles (à commencer par les grandes mobilisations sociales), évoquent toutes une aventure militante qui court sur plus d’un demi-siècle. Cette aventure est celle de la Ligue : Ligue Communiste, puis Ligue Communiste Révolutionnaire.

Près de dix ans après l’autodissolution de la LCR, nous avons pensé qu’il était temps de raconter cette histoire. Anciens responsables, membres de l’exécutif de la Ligue pendant plusieurs décennies, nous nous sommes forcément posé la question : étions-nous les mieux à même de raconter une histoire dont nous avions nous-mêmes été actrice et acteur, de faire revivre des moments de batailles auxquelles nous avions participé, de restituer des débats dont nous avions été partie-prenante ?

Sans prétendre à une impossible objectivité, nous avons tenté de relever ce défi en puisant dans nos souvenirs, encore vivaces … En feuilletant nos archives, plutôt volumineuses ! En consultant les quelques ouvrages et, surtout, les nombreuses études universitaires qui sont désormais consacrées à la Ligue.  En interviewant nos camarades de lutte, lorsque nous avions un doute sur une date, une initiative, un nom.

En fait, la principale difficulté a été de rappeler le contexte : impossible de retracer comment la Ligue s’est positionnée vis-à-vis d’un évènement sans rappeler, même brièvement, cet évènement ; impossible de restituer telle ou telle décision ou action de la Ligue sans en indiquer le cadre politique de l’époque. D’une certaine manière, raconter l’histoire de la Ligue conduit à évoquer sinon à raconter quarante années et plus de vie politique …

Avons-nous réussi à écrire un récit capable d’intéresser les nouvelles générations militantes, celles qui ont repris - ou reprendront demain - le flambeau de la lutte pour l’émancipation et la transformation révolutionnaire de la société et qui voudraient savoir ce que fut la Ligue ? Celles et ceux qui, plus âgés, ont participé à l’aventure, pendant quelques années ou quelques décennies, pourront-ils s’y reconnaître et s’y retrouver, au moins en partie ?

C’est maintenant aux lectrices et aux lecteurs de le dire !

Pour cela … il reste encore une étape à franchir.

Deux maisons d’éditions militantes - Syllepse et Arcane 17 – ont décidé de s’associer pour publier « C’était la Ligue », notre ouvrage.

Comme c’est souvent le cas pour ce type d’essai, un processus de souscription et de vente anticipée au prix de 20 euros (au lieu de 25 euros, lors de la sortie en librairie) a été mis en place.

Il est donc possible de souscrire en téléchargeant le bon de souscription et en le renvoyant (accompagné d’un chèque) à l’un des deux éditeurs.
On peut également souscrire en ligne en se connectant au site d’Arcane 17 ou de Syllepse.
https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_21_iprod_743-c-etait-la-ligue.html 
ou
https://www.editions-arcane17.net/ 

Hélène Adam, François Coustal

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