L’élection présidentielle est-elle compatible avec la démocratie ?

Le Réseau pour l'autogestion, les alternatives, l'altermondialisme, l'écologie et le féminisme vous invite à participer à une réunion publique le 2 avril à 14h à l’AGECA, 177 rue de Charonne - 75011 Paris (métro Alexandre Dumas).

Avec la participation de :

- Barbara ROMAGNAN, députée PS  (une des six député-e-s  ayant voté contre la première prolongation de l’état d’urgence).

- Marie  Christine VERGIAT, députée européenne Front de Gauche.

- Pierre ZARKA, animateur de l’observatoire des mouvements de la société et de l’Association des Communistes Unitaires.

Les divers appels à des primaires de la gauche parus récemment témoignent d'une situation nouvelle : de plus en plus d'intellectuel.le.s, d'acteurs et actrices du mouvement social ou de simples citoyen.ne.s ne se retrouvent plus dans les formes traditionnelles de la politique en général et de l'élection présidentielle en particulier. Le modèle gaullien d'un homme ou d'une femme providentiel.le s'adressant directement à un peuple infantilisé, sans médiation des organisations citoyennes sans débats collectifs sur les éléments essentiels du  projet n'est plus adapté aux exigences actuelles de la démocratie. Le risque est alors d'accroître encore la distance qui sépare la classe politique et la grande majorité des citoyen.ne.s, accentuant la désaffection populaire et donnant des gages supplémentaires au Front National

Or, les institutions de la 5° République qui établissent une véritable monarchie présidentielle constituent un puissant verrou bloquant toute possibilité de dépasser la crise de la démocratie qui atteint aujourd'hui des sommets inquiétants.

On peut ainsi se demander si, dans une perspective d'émancipation, il est politiquement tenable d'être présent à cette échéance sans y défendre une perspective alternative : celle d'une autre République s'appuyant sur un régime parlementaire et participatif, remettant en cause la professionnalisation massive de la politique en valorisant une démarche  misant sur une inversion de l'organisation des pouvoirs, de bas en haut, du quartier et de la localité à l'échelle nationale. 

On doit aussi s'interroger sur la possibilité d'imaginer une campagne non pas purement réduite à des opérations de communication visant à souligner les mérites d'un.e grand.e architecte mais organisant une véritable appropriation collective des débats et des choix, susceptible de mettre en mouvement des dizaines de milliers de participant.e.s, quelque chose comme un véritable mouvement populaire pour changer la vie.

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