Mélenchon à Besançon le 12 mars

 

Après une intense campagne d’affichages durant les jours qui ont précédé, le meeting de Jean Luc Mélenchon en soutien à la liste « A gauche toute, place au peuple » a rassemblé un large public, nous avons compté pas moins de 600 personnes.

Dans le public du « peuple de gauche » présents, on comptait de nombreux jeunes mais aussi des militants associatifs ou syndicaux, des personnes plus âgées ou visages croisés habituellement dans les manifestations.

A l’intérieur, des tables des organisations, PG, Alternatifs et GA permettaient aux curieux de se procurer des livres, des brochures ou d’échanger avec les militantEs présentEs.

Il est revenu à notre camarade Claire Arnoux, seconde sur la liste, d’introduire le meeting en évoquant la nécessaire transition écologique, dont l’élection municipale représente une occasion de mise en œuvre notamment à travers la gratuité des transports en commun, la rénovation thermique des bâtiments en particulier les logements sociaux mais sans hausse de loyer et la protection des terres agricoles pour promouvoir des circuits courts d’approvisionnement avec des produits alimentaires bio. Emmanuel  Girod, la tête de liste, a développé les grands axes du programme municipal : gratuité de l’eau et des transports en commun, défense des services publics (par ex. la chaufferie de Planoise), extension de la démocratie communale, défense de l’emploi par un plan de titularisation des personnels précaires à la mairie…

Si l’essentiel de ce qui constitue le programme municipal de notre liste a été présenté, il est clair que  c’est le discours de J.-L. Mélenchon qui était attendu. Lequel a davantage insisté sur les aspects nationaux des politiques d’austérité et des mesures libérales qui affectent la vie locale et les marges de décision des communes. Poète à sa manière, il a introduit son discours par quelques évocations de ses souvenirs de Besançon et fait rire le public en regrettant « la mocheté » que constitue la City dans le paysage urbain. Il a développé par la suite plusieurs points, aussi bien sur les questions internationales (la potentialité de guerre que comporte la situation en Ukraine), que sur les thèmes politiques nationaux. L’approche éco socialiste, portant sur la question de la gratuité des premiers m3 d’eau et sur le nucléaire à l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, ou celle du logement ont bien été mises en valeur. L’accord passé par le gouvernement avec le MEDEF a été dénoncé comme une aggravation de l’austérité contre la population. Mélenchon a regretté au passage que certaines organisations syndicales s’engagent dans des négociations avec le Medef sur ce terrain là.

Nous avons toutefois noté avec un certain regret que l’affrontement contre la droite et le Front National n’ait pas été mentionné. Certes, c’est le PS (« le parti Solférinien » tel que Mélenchon aime l’appeler) qui occupe la plus grande part des pouvoirs dans le pays, pour y mener une politique qui fait supporter aux travailleurs et à leur famille le poids de la crise. Pour autant, le danger que représente la politique d’une droite revancharde, d’autant plus revancharde qu’elle est empêtrée dans de louches affaires, ne doit pas être sous estimée. Notre objectif, c’est bien de proposer une politique alternatives de toutes les politiques austéritaires. Mais il n’est pas certain que placer sur un plan équivalent le PS et ses alliés et la droite nous rendent, à cette étape, plus audibles et plus efficaces.  Ce débat doit se poursuivre dans les semaines et mois à venir et se confronter aux réalités de terrain.

La réussite de ce meeting a amené une énergie et un souffle qui étaient bien nécessaires à la fin de la campagne.

 

Gabriel Viennet

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