Manifestons contre la répression, le racisme et l’extrême droite le 4 juin

Le 4 juin prochain, à l'occasion du troisième anniversaire de la mort de Clément Méric, assassiné par des fascistes, se tiendra à Paris une manifestation pour dénoncer « la répression, le racisme et l’extrême droite ». Cette mobilisation sera l'occasion de mettre en visibilité une question trop souvent minorée, la nécessité du combat antifasciste. Partout en Europe, les forces de la réaction, les partis d’extrême-droite sont à l’offensive. La défaite, à quelques milliers de voix prés, du candidat de l’extrême-droite autrichienne rappelle, s’il le fallait, que, désormais, elle postule au pouvoir.

Le même constat peut être appliqué à la France où le Front National s’est durablement installé à 30 % des intentions de vote. Cette situation pèse sur les consciences et explique, à la fois effet et cause, le recul des idées d’égalité et de solidarité dans la société.

Les politiques anti-sociales, les campagnes racistes, la fuite en avant sécuritaire des gouvernements, en France comme ailleurs en Europe, sont le facteur clef de cette dégradation. Elles ont durablement installé ce terreau de désespérance sociale sur lequel le fascisme prolifère. Voila l'effet concret de la politique menée par Hollande et Valls !

Pourtant il suffit que le mouvement social relève la tête, s’engage dans une confrontation contre les politiques de casse social du gouvernement pour que l’extrême droite se terre dans son trou. L’actuel mouvement contre la loi travail en donne encore une fois la démonstration éclatante. Le FN est aux abonnés absents, tant il partage les attendus de cette contre-reforme du travail, tant il n’a rien à dire aux salariés et aux jeunes en lutte. Cela montre la voie à suivre pour faire reculer durablement l’extrême droite. Cela passe par le renouveau des luttes sociales, par la construction de liens de solidarité entre différents secteurs de la société.

La nécessité de reconstruire un mouvement antifasciste large et inclusif est une tache urgente. Elle doit partir de la conviction que la lutte contre le fascisme est l’affaire de tout le mouvement ouvrier et démocratique, l’affaire du peuple de gauche dans son ensemble. Cela suppose la construction de cadres de front unique tout à la fois radicaux et unitaires.

La manifestation du 4 juin prochain peut être un premier moment pour poser ces questions.

Manifestation samedi 4 juin à 14h, Place Stalingrad à Paris.

 

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