Meeting au Mans le 16 mai...

Après une étape à Angers pour y rencontrer les équipes militantes sur le terrain, Myriam Martin était en meeting vendredi soir à Allonnes, dans la banlieue populaire du Mans, en compagnie de quatre de ses colistiers et d’une « guest star », Alda Sousa, eurodéputée portugaise, membre du Bloc de gauche.

C’est Gilles Leproust, maire (PCF) d’Allonnes, dixième de liste, qui a ouvert la réunion devant environ 150 personnes. Il a notamment expliqué pourquoi le conseil municipal de sa commune a voté, à l’unanimité, une motion décrétant Allonnes « hors zone marché transatlantique ». Ce fut ensuite le tour de Marie-Claude Robin, Xavier Compain puis de l’autre local de l’étape, Franck Loiseau (Parti de gauche, Cholet, 14e de liste). Celui-ci est principalement intervenu sur les questions écologiques, relayant le message déjà diffusé la veille à Nantes par Myriam Martin, qui soulignait qu’il fallait « refuser les grands projets inutiles comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes » ou « sortir du nucléaire » ; Franck Loiseau a également repris à son compte et développé les arguments de Xavier Compain sur les questions alimentaires.

Alda Sousa, tout juste arrivée du Portugal, est ensuite intervenue pour apporter son soutien aux listes du Front de gauche, à commencer par celle de la circonscription Ouest, ainsi que pour décrire la catastrophique situation que traversent ses compatriotes (voir interview sur le site d’Ensemble). Son intervention fut suivie avec d’autant plus d’attention qu’une importante colonie portugaise réside à Allonnes. Plusieurs de ses compatriotes ont d’ailleurs tenu à discuter avec Alda Sousa en marge du meeting.

Après l’avoir remerciée de sa présence et de son appui, Myriam Martin, facilitée dans sa tâche par la police belge elle-même qui, la veille avait procédé à la violente arrestation de près de 300 manifestants contre les négociations du Grand marché transatlantique, a eu beau jeu de critiquer cette Europe décidément antidémocratique qui ne tolère même plus que l’on manifeste contre ses décisions. Le discours de Myriam sur l’Europe sociale n’en prenait que plus de valeur. Elle s’est prononcée pour l’harmonisation fiscale, l’alignement par le haut des droits sociaux. « Et qu’on ne vienne pas nous dire que nous sommes des rêveurs ; l’Union européenne vient elle–même de se déclarer première puissance économique mondiale, devant les Etats-Unis, avec 26% des richesses produites sur cette planète contre 23% de l’autre côté de l’Atlantique (…) Nous, nous voulons développer une Europe non de la finance, mais de la collaboration entre les peuples, sans rapport de domination de quelques-uns sur d’autres ».

Bruno Jacer

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