Mobilisation pour la santé !

Entre les problèmes de démographie médicale, problème créé en 1971, avec la mise en place du numerus clausus, pour diminuer le recours aux soins et les différentes réformes hospitalières, dont la Loi Touraine avec les groupements hospitaliers de territoire, l'accès aux soins de proximité devient de plus en plus difficile.

Aux difficultés financières qui sont un frein aux soins pour près d'un quart de la population, vient s'ajouter l'éloignement. A Die et Decazeville où les maternités ont été fermées le 31 décembre, des bébés sont nés dans des ambulances, sur le bord de la route.

Attendre 6 mois voire plus, pour un rendez-vous chez un spécialiste ou pour un examen est devenu la norme ; le manque de moyens dans les EHPAD a dégradé les conditions de travail des personnels et la qualité de prise en charge des résidents.

Il est temps que les citoyennes et les citoyens fassent entendre leurs exigences en matière de santé. C'est le sens de la campagne nationale lancée par la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, sur la base d'une pétition mise en ligne le 8 décembre dernier.

A signer ici : https://www.mesopinions.com/petition/sante/stop-catastrophe-sanitaire-an...

Des actions seront menées par nos comités locaux (voir notre site : http://www.coordination-nationale.org) et une initiative sur Paris terminera cette campagne le 23 juin

Hélène Derrien

 

Le texte de la pétition :

À l'attention : du Ministère de la santé

Refusons les déserts médicaux et exigeons des mesures réelles :
   - En développant un plan de formation des médecins et des professionnel-le-s de santé, en lien avec la nécessaire remise en cause du numerus clausus (qui limite le nombre de professionnel-le-s formé-e-s par an)
   - En remettant en cause la liberté d'installation avec nomination, pour une durée limitée de 3 à 5 ans, des médecins en fonction des besoins des populations et des structures, tant en ville qu'à l'hôpital
   - En créant un véritable service public de proximité par la multiplication des centres de santé où les personnels sont salariés.

Refusons la casse de l’hôpital public et exigeons :
   - Un maillage territorial en structures hospitalières de proximité répondant aux besoins de la population partout ;
   - Des personnels en nombre suffisant, l’amélioration de leurs conditions de travail ;
   - Des budgets à la hauteur des besoins.

Refusons la disparition programmée de la Sécurité Sociale au profit des complémentaires et des assurances privées et exigeons :
   - De revenir au principe « chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses  besoins » ;
   - De nous réapproprier la gestion de la Sécurité Sociale
   - De tendre à la prise en charge à 100% de la prévention, des soins et de la perte d’autonomie ;
   - De maintenir un financement solidaire en supprimant les exonérations multiples ;

Refusons de laisser notre santé aux seuls experts et exigeons :
   - L’instauration d’une vraie démocratie sanitaire avec pouvoirs de décision à tous les niveaux.

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