Mobilisons-nous le 1er mai contre le Front national et pour la justice sociale !

Dimanche 23 avril Marine Le Pen s’est retrouvée propulsée au second tour de l’élection présidentielle. Pour la deuxième fois de son histoire le Front National se retrouve en position de pouvoir accéder à l’Elysée. Nous réaffirmons que ce parti n’est pas comme les autres, portant au cœur de son projet, la xénophobie, le racisme, l’islamophobie, le sexisme, l’homophobie, la transphobie. Lorsqu’il fait de la préférence nationale un élément central de son programme et qu’il défend des mesures antisyndicales, le Front national démontre sa nature profondément inégalitaire et anti-démocratique. Son élection serait donc un danger grave pour notre capacité à défendre nos droits. C’est pour cela que nous appelons l’ensemble de la population à se mobiliser dans la rue pour qu’aucune voix n’aille au FN le dimanche 7 mai.

Cependant, cette mobilisation est bien une contestation à l’extrême-droite et ses idées, et non une adhésion à Emmanuel Macron, dont le programme comporte de multiples régressions pour nos conditions de vie et nos droits sociaux. Quel que soit le résultat du second tour de l’élection présidentielle, nous devrons nous mobiliser durant les cinq prochaines années pour imposer nos revendications.

L’extrême droite a progressé dans la société puisque depuis des années, les politiques mises en œuvre sont à contrecourant des besoins et attentes de la population, en premier lieu des jeunes. Nous le réaffirmons, l’extrême-droite ne reculera pas tant que nos aspirations légitimes ne seront pas entendue, et cela passera nécessairement par barrer la route à toutes les mesures de régression sociales.

Nous défendons une société où chacun.e puisse vivre dignement et ce quelles que soit son sexe, sa couleur de peau, ses origines, sa religion, son orientation sexuelle, son genre. Ainsi, nous revendiquons des mesures ambitieuses permettant de lutter contre les discriminations et d’ouvrir de nouveaux droits (égalité salariale femme-homme, PMA pour toutes, récépissé de contrôle d’identité…).

Nous voulons des services publics accessibles à tou.te.s sur l’ensemble du territoire et gratuits. L’éducation, la santé, les transports sont les biens communs de notre société et doivent être financés à la hauteur de leurs besoins.

Nous refusons la précarité que l’on impose à la population, en premier lieu aux jeunes. Depuis des années, et récemment encore avec la loi travail, les protections collectives du droit du travail sont réduites, et les jeunes subissent un bizutage social croissant. Nous réaffirmons que la flexibilité n’est pas la solution au chômage et que nous refusons de devoir choisir entre être précaire ou privés d’emploi. Nous revendiquons que le CDI redevienne la norme et une réduction du temps de travail. Par ailleurs, le SMIC n’est plus suffisamment élevé pour permettre de vivre dignement, nous demandons donc une augmentation de ce dernier ainsi que de toutes les aides sociales : bourses, APL, chômage, RSA.

C’est pour toutes ces raisons que nous appelons l’ensemble des jeunes à se mobiliser massivement lors de la manifestation du premier mai, et à prendre part dans tous les territoires à une journée de mobilisation le mercredi 3 mai, afin de réaffirmer notre opposition au Front national, à ses idées, mais également imposer nos revendications.

Qu’ils soient certains que nous ferons entendre nos aspirations et nos espoirs dans la rue aussi longtemps qu’il le faudra.

Les organisations de jeunesse : UNEF, UEC, Osez le féminisme, JC, Jeunes PG, SGL, Jeunes écologistes, UNL, Jeunes Ensemble!, Solidaires étudiants, MDE, UEAF, Jeunes socialistes, JOC.

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