Montpellier : la nuit debout illumine l'horizon

Samedi 16 avril, plus de 500 personnes participent à l'Assemblée populaire qui organise la Nuit debout Montpellier.

Bien sûr le polygone déborde de chalands et sur l'esplanade les stands aveyronnais font le plein.

Mais la Comédie, elle, accueille une belle Assemblée.

La plupart assis, beaucoup debout, 500  personnes attentives, respectueuses des intervenant-es. Assemblées très diverse, jeunes nombreux, plus anciens ravis de retrouver un souffle d'espoir, et si certains regrettent un certain entre-soi, les "mamans du Petit Bard" sont là pour rappeler que la mixité est une belle valeur. 

Une démocratie remarquable : une  manière décontractée et sérieuse à la fois,  d'organiser une prise de parole très libre mais régulée.

3 mn pas plus pour chaque intervention, ne pas se répéter, ne pas se perdre en palabres, mais proposer, construire pour agir.

La parole est donnée à chaque rapporteur de commissions, un bref débat s'ensuit et on vote s'il n'y a pas consensus. Les mains s'agitent, les bras se croisent, les signes ont la parole. Abstentions, contre, pour, on compte et on valide ou pas . Le calcul mental est réhabilité car il faut 80% de oui pour adopter   une proposition.

Actions, convergences des luttes, logement, écologie, éducation populaire, collectif artistique, citoyenneté, anti répression  voilà quelques commissions qui ont travaillé en amont avec le souci d'être précis et constructif : une sorte de radicalisme réaliste. 

Deux heures de compte rendu, c'est long mais l'assemblée est toujours attentive, réactive et plus la parole est donnée à qui veut sur les sujets les plus variés.

La nuit s'avance, les stands de bouffe bio à prix libre s'animent, de petits groupes se forment, un rendez vous pour le lendemain dans le quartier de la Rebes contre la destruction d'un espace naturel, on va parler jusqu'à plus nuit, une nuit en mouvement, des chemins qui se font en marchant, un beau voyage, rêver et agir, voilà qui illumine quelque peu un horizon jusque là bien sombre.

Jean-Claude Carcenac

 

 

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