Morlaix (29) : une campagne dynamique entre tempêtes et inondations !

Ce ne sont pas les sujets de discussions qui manquent dans la ville où pour l’instant trois listes sont officiellement en concurrence pour le 1er  tour des municipales. Pour l’instant, car le Front National vient d’annoncer qu’il avait réuni les 33 noms nécessaires pour se présenter. Ce qui serait une première et pour tout dire, une invraisemblance pour de nombreux acteurs de la vie politique locale. Certes, les capacités militantes de l’extrême droite semblent limitées, mais une chose est sûre, toutes les conditions dont elle a besoin pour tenter un coup politique sont réunies.

La crise de l’agro-alimentaire avec son cortège de suppressions d’emplois et de souffrances sociales révèle, un peu plus chaque jour, la nocivité des politiques libérales appliquées aussi bien par la droite que par le PS. L’absence de réponses crédibles concernant l’emploi et l’absence de volonté politique pour inverser le cours des choses peuvent en effet alimenter la démagogie et les mensonges du Front National. Même dans une ville comme la nôtre où règne encore un esprit d’ouverture et de solidarité, chacun sait que la politique d’austérité qui asphyxie financièrement les collectivités locales entraînera encore plus de précarité pour les plus démunis.

La pression fiscale sur les ménages dans une ville qui perd des habitants ne peut plus être la solution. La majorité municipale sortante (UMP) a  bien trop tiré sur la corde au nom de la lutte contre l’endettement pour faire accepter à la population de nouvelles restrictions budgétaires. Ses orientations en matière d’organisation du territoire prises sans aucune réelle concertation des habitants, la réduction de 15% des subventions aux associations et le fait que Vinci et Veolia mènent la danse grâce à elle pour la gestion des parkings et de l’eau sont les marqueurs principaux de son bilan.

Les atouts touristiques de Morlaix, bien que réels, ne sont plus suffisants pour dissimuler l'immobilisme de la ville après les 5 ans de gestion par la droite. Et, les travaux réalisés en fin de mandat avec une visée électoraliste assumée ne changeront rien à l’affaire ! De la même façon, si personne ne songe réellement à lui chercher querelle sur la gestion des inondations, le débat sur les mesures à prendre pour l’avenir s’est imposé comme une préoccupation majeure parmi des habitants largement éprouvés par une dizaine de crues successives.

Seule la liste du Front de Gauche  s’est adressé à la population pour dénoncer l’absence de volonté politique de la part des majorités passées (de gauche comme de droite) qui fait que des solutions esquissées depuis… 2004 n’ont toujours pas été appliquées.

Aujourd’hui, la définition de priorités pour l’utilisation des deniers publics comme la politique intercommunale sont au cœur des échanges entre les deux listes de gauche en compétition pour le premier tour de ces municipales.

Le refus de la liste « coopérative et citoyenne » soutenue par le PS et EELV de se démarquer de la politique sociale libérale menée de l’échelon gouvernemental à celui de la communauté d’agglomérations, en passant par la région et le département l’amène à faire croire à « l’exception communale ». Comme si à l’échelle des villes, la bonne volonté suffisait pour que la population ne souffre pas de la politique d’austérité !

Le positionnement du Front de Gauche est inverse. Pour nous, l’enjeu de ces élections, comme celui des Européennes à suivre, c’est que les habitants puissent se prononcer en faveur d’une autre politique en matière de services publics, d’organisation du territoire, d’environnement et de démocratie locale…

Notre volonté est de faire élire une majorité de gauche qui refuse cette politique d’austérité profondément injuste, désastreuse socialement, économiquement et surtout humainement.

Sur cette base, le Front de Gauche du Pays de Morlaix mène une campagne dynamique, une campagne de terrain totalement en phase avec les préoccupations essentielles des habitants que nous rencontrons dans le porte-à-porte comme dans les réunions de quartier. Nombreux sont celles et ceux qui d’accord avec nous, pensent qu’une politique vraiment à gauche doit être motivée à la fois par la volonté de battre la droite et l’extrême droite, en même temps que par la nécessité de dénoncer la politique libérale du PS et de ses alliés. Un positionnement qui amène le NPA local à soutenir nos candidats pour le premier tour.

Notre liste « Un bien vivre partagé à Morlaix » est composée de Morlaisiens de tous les âges, de toutes catégories professionnelles (ouvriers, chômeurs, salariés du privé et de la fonction publique, commerçants, retraités, étudiants) et de tous les quartiers, avec des anciens élus, des syndicalistes, des militants associatifs, qui voient dans le Front de Gauche un espoir de progrès social, écologique et démocratique.

C'est une liste pluraliste qui regroupe des militants communistes, du Parti de Gauche, d'Ensemble et une majorité de citoyens sans étiquette mais aux multiples combats associatifs: pour l'écologie, le renouveau de la démocratie, les sans-papiers, les droits de l'homme. Une équipe avec laquelle il faudra compter dans les luttes à venir dans le Pays de Morlaix, quelque que soit l’issue du vote le 23 mars prochain.

François Rippe (Ensemble 29)

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