Oui à la souveraineté indépendante de la Kanaky-Nouvelle Calédonie

Le deuxième référendum du 4 octobre, pour l’accession de la Kanaky-Nouvelle Calédonie à sa souveraineté indépendante, appelle à une majorité du oui après  le résultat prometteur de 43,3% obtenu par le mouvement indépendantiste au premier référendum de novembre 2018. La colonisation de peuplement de l’Etat français ayant réduit la population kanak à être minoritaire dans son propre pays, ce résultat indique que les immigrations de travail océaniennes et asiatiques et une minorité des européens font maintenant le choix de la souveraineté. La mobilisation dans le vote des jeunes kanak en est un des moteurs.

La reconnaissance de l’identité kanak par les accords Matignon de 1988 et de Nouméa de 1998, comme source de souveraineté ont déjà permis aux indépendantistes de gouverner deux des trois provinces de Nouvelle Calédonie et de favoriser la naissance d’un sénat coutumier, tant dans sa participation à des décisions de justice que dans sa reconnaissance culturelle.

La question sociale et d’appartenance au pays, appellent maintenant à la reconquête de la maîtrise des richesses minières, agricoles, maritimes et écologiques, aujourd’hui spoliées par une bourgeoisie coloniale caldoche qui a instauré un import-export dévastateur sur le coût de la vie et les productions locales. La mobilisation des loyalistes pour le maintien dans la France, Etat colonial, se déroule aujourd’hui dans le contexte de domination de l’économie néolibérale mondialisée. L’Etat français s’y implique, la mise en vente de Vale NC de l’usine sud de nickel comme opération boursière étant avalisé par lui,  alors que la décision appartient au congrès et à son gouvernement calédonien actuel. La promotion d’une « décolonisation douce » laisse donc apparaître le choix actuel de l’Etat français pour le non au référendum, afin de maitriser sa perspective de maintien et de développement de sa position de domination économique et stratégique dans la Pacifique Sud.

Une réelle souveraineté est de sortir de cette domination vers une autre société à construire  démocratiquement, comme réappropriation des richesses et des cultures de subsistance autonomes, qui soit émancipation sociale, des femmes, de la scolarisation et écologique.

Ensemble soutient en conséquence le mouvement indépendantiste et l’appel à voter oui le 4 octobre.

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