Parler du mai ouvrier, un enjeu politique actuel

Ci dessous l’introduction à un débat sur le mai ouvrier à Caen dans le cadre d'une série d'initiatives sur Mai 68 organisée par le Front Social Caen Calvados : "loin de la nostalgie ou de la mythification, nous voulons permettre une réappropriation collective de ces événements qui soit utile aujourd'hui"

 

Parler du mai ouvrier, un enjeu politique actuel

Mai 68, est dans une vision presqu’exclusivement parisienne (celle qui domine le livre de Hamon et Rotman « génération »), est centrée sur un petit groupe d’acteurs, et réduite au mouvement étudiant(1). Certains de ces acteurs ont imposé leur vision de 68 qui devient au fil des années 68 devient un mouvement « culturel » de modernisation de la société française. Mai 68 se résumerait à la contestation de l'autoritarisme gaulliste symbole d'une société bloquée. Cette réduction autorise ses auteurs à créer une filiation entre le modernisme soixantehuitard et le macronisme : nous avons échappé à la béatification de 68 par le président de la république !

Dans une telle vision de 68, le mouvement ouvrier fut oublié, ce qui a permis d'ailleurs de faire disparaître les ouvriers de la scène sociale et politique. Elle a contribué à déculturer les ouvriers en déclarant ringardes, archéos, diverses formes d'action qui faisait partie de l'identité de la classe ouvrière, et qui se sont manifestées avec force dans les années 70. La fondation Terra Nova (à l’époque présidée par François Chérèque) -think thank de la gauche moderne- a même étéPeut être faut il y avoir la cause de la position particulière de l’URI-CFDT de Basse Normandie dans la confédération : opposée au recentrage, aux assises du socialisme et pendant longtemps la seule Union régionale oppositionnelle et la première organisation syndicale en Basse Normandie (dans le Calvados en particulier) jusqu’à écrire que les ouvriers étaient désormais la base sociale du FN et que la gauche devait abandonner cette catégorie du passé « condamnée par l’évolution sociale ».

C’est là l’interprétation dominante qui « fait la une » médiatique : elle sert d’accompagnement à la lente mais sûre dérive vers le social libéralisme (il ne faut pas oublier quelle utilisation fut faite de Changer la vie expression d’un radicalisme devenue « changer la vie Ici et maintenant » du PS qui s’est progressivement dilué dans le réalisme économique.

Ce « mai sociétal » a fait bon ménage (union de la gauche oblige!) avec son « double » qui enferme aussi le mai ouvrier dans le cadre de la société capitaliste fordiste : mai 68 serait un mouvement revendicatif semblable à d'autres de la période précédente, avec une seule différence : le nombre de grévistes qui a permis des résultats d’ampleur.

Son succès revendicatif fut réel . Il y eu des résultats immédiats dans les acquis de la négociation de Grenelle: l’augmentation du SMIG +35 % et du SMAG +56 % et des salaires +10 % de manière générale ; Au delà de Mai 68, les années 70 ont ouvert un cycle de luttes sociales qui ont permis des modifications substantielles de l'Etat social.

La période qu'inaugure Mai 68 est celle du « compromis fordiste triomphant » avec des concessions sans précédents du patronat, concessions qui montrent d’ailleurs l’état d’inquiétude de ce dernier. Le capital a pris lui conscience des dangers qui menaçaient son pouvoir.

Aujourd’hui les augmentations de salaire , la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise passeraient pour des « rêves ».

Des dispositions de droit social comme l'obligation d'une clause réelle et sérieuse pour un licenciement à la place de la rupture sans cause ou l'indemnisation du licenciement économique et son indemnisation à 90% seraient qualifiées d’irréalistes .

La reconnaissance de la section syndicale d'entreprise est une révolution pour un patronat soucieux de son pouvoir. Aujourd’hui l’institutionnalisation du syndicalisme dans certaines entreprises et dans les institutions sociales masque le côté subversif de cette revendication

La création d'un SMIC en 1970 intégrant le reversement aux salariés d'une part de la croissance marque des sommets de la redistribution fordiste.

Mais on ne peut réduire Mai 68 a cette continuité fordiste.

Mai 68 rend manifeste la contestation ouvrière du fordisme au moment même où celui ci est triomphant : Xavier Vigna (2) emploie le terme « l’insubordination ouvrière » pour désigner cette remise en cause de la subordination salariée qui se manifeste dans les luttes d’usines de ce Mai rampant français sur quelques années.

Dans cette période – le long Mai 68 de 1966 à 1979 - se manifeste une crise politique (au sens de remise en cause du pouvoir du Capital plus ou moins forte et visible) de l'organisation du travail, la contestation de son organisation, la contestation du pouvoir patronal (en 1974 à Bretoncelles dans l’Orne les ouvrir-ère-s de Piron expulsent les patrons pour « incompétence et inutilité »)

Ces luttes minent les bases du compromis fordiste qui voulait que l'ouvrier abandonne toute autonomie dans le travail contre un salaire lui permettant d'accéder, plus ou moins, à la consommation de masse.

Les « cahiers de Mai », les tracts des organisations révolutionnaires, des œuvres littéraires (3) mais aussi des tracts ou des documents syndicaux donneront écho à cette parole ouvrière contestataire.

Nous avons fait le choix de parler de Caen comme espace significatif de ce mai de l’insubordination ouvrière

Mai 68 à Caen a commencé en janvier par des grèves dures et par la manifestation du 26 janvier, qui par sa violence et la résistance à la police se situent dans un changement du répertoire d’action (occupation, séquestration, organisation de la solidarité locale) et sera celui des années 70 .

Avec l'installation des usines d'OS dans la région, autour de Caen avec la SAVIEM et les autres entreprises en grève début de 68 (Jaeger, Sonormel, radiotechnique...), la classe ouvrière locale change. La presse de la CFDT (article de Claude Cagnard dans « Syndicalisme Hebdo » journal de la CFDT du 8 fevrier 68 : «comme vous voudrez messieurs ») ou la presse de gauche a bien senti le caractère novateur du 26 janvier 1968, face à une presse qui ne comprenait pas (4) et à des autorités qui ne voulait y voir que les effets «  d’un noyau dur d’éléments jeunes à la violence désordonnée » dont «  le cas relèverait du domaine de l’adolescence inadaptée » (Pontal préfet du Calvados).

Au delà des formes d’actions, c'est bien d'un radicalisme ouvrier qu’il s'agit, ces nouvelles catégories contestent – parce qu’elles le subissent de façon particulièrement brutale : violence sexiste qui déconsidère les femmes pour les unes, déclassement et non reconnaissance pour les autres) le cœur même de l’organisation capitaliste du travail, son organisation : Cadences (« les compteurs défilent les ouvrières tombent » disait un tract de Jaeger), poids de la hiérarchie, qualifications non reconnues...

Ce radicalisme a trouvé dans la CFDT (5) une forme d'organisation et de reconnaissance face à une CGT enfermée dans des modes d'action et des revendications plus traditionnels et largement absente des usines d’OS.

Tout ceci donnera au mai caennais des caractéristiques particulières sur les liens étudiants-ouvriers mais aussi sur le radicalisme de certaines actions, Caen ville fermée le 29 mai est un défi à l’Etat et à son représentant local.

Toutefois, il ne faut pas réduire le radicalisme aux seuls OS, ces années verront aussi des catégories traditionnelles de la classe ouvrière innover, des mensuels des chantiers de St Nazaire en 1967, mais aussi la SMN en 1969 et surtout Lip. Ces luttes sont bien sur minoritaires mais importantes et diffusée sur tout les territoire : la Basse Normandie comme d’autres régions du grand Ouest y prennent une large part.(6)

Mais dans le mouvement syndical domine encore l’esprit des 30 glorieuses où l’on peut avoir, pour les salariés, « du grain à moudre ». Les résultats revendicatifs de 68 évoqués plus haut ont apparemment validé les pratiques syndicales antérieures. Alors qu’elles se développaient avec l’usine comme lieu politique les luttes ont alimenté -malgré elles- la stratégie syndicale de recours à l’union de la gauche sous diverses variantes selon que ce soit l’union de la gauche du PCF et de la CGT ou l’union de forces populaires visant à rallier la CFDT au PS. Il est paradoxal qu’un mouvement populaire qui avait vu en mai 68 la marginalisation de Mitterand permette à ce dernier de retrouver une audience par un discours qui reprend des aspirations de mai et permette la renaissance de la social démocratie.

Majoritairement le mouvement syndical s’est révélé incapable – malgré des tentatives- de prendre en compte les nouvelles formes d’action et de répondre à cette « nouvelle jeunesse de la grève », à la demande de démocratisation dans la conduite des actions. A l’autogestion des luttes mise en avant dans l’immédiat après mai par la CFDT succéda vite le rappel à l’ordre sur la prééminence des instances syndicales sur les AG ( le désaveu des Lip par la FGM-CFDT en est un bon exemple). Pas plus qu’il ne fut capable de traduire en objectifs les luttes contre le despotisme capitaliste et s’est largement cantonné dans une mise en revendications selon les règles fordismes antérieures neutralisant le contenu révolutionnaire des aspirations portées dans des les luttes ouvrières.

Pourtant, par rapport à ce qui se passe en Italie (7), l’encadrement syndical français semble beaucoup plus solide : peu de grèves « sauvages » anti syndicales, peu d’expériences d’organisation autonome (comités de base) quand malgré les avancées de la CGIL, la CGT italienne, de multiples COBAS se sont développés en opposition- concurrence avec les syndicats traditionnels.

Mai 68 et la reconnaissance de la Section Syndicale d’Entrerise suscitent un courant d’adhésion (+330 à 450000 pour la CGT +100000 pour la CFDT) Il peut sembler alors que les syndicats vont intégrer les nouvelles dimensions radicales qui se sont manifestées, ce d’autant plus que dans la période qui suit ces formes d'action se sont maintenues (dans la région comme Ferodo, Philips Flers et autres) .

L’insubordination – le radicalisme - a alimenté une critique diffuse de la CGT d’abord comme symbole d’un certain syndicalisme traditionnel articulant son action entre revendications négociables et recoure à une majorité parlementaire de gauche pour aller plus loin : depuis la libération, soutenue par une grande partie des ouvriers (8), négocie les augmentations de salaires contres les gains de productivité ce qui conduit à privilégier les augmentations de salaire et à négliger les « dégâts du progrès » (les primes contre les dangerosité dans le travail qui sera contexte par le « notre santé n’est pas à vendre » dans des luttes des années 70). Routine revendicative et subordination au changement par l’Etat (et la voie électorale) la conduisit à une stratégie modératrice dans les conflits sociaux en assimilant radicalisme ouvrier et gauchisme (dénoncé comme faisant le jeu de la droite et du patronat )9, gauchisme dangereux parce qu’il faisait peur aux couches ouvrières les plus passives ( ou réactionnaires) et aux classes moyennes dont il fallait gagner le vote.

De plus la CGT apparaissait à beaucoup comme la représentante d’une partie du salariat avec son « homme de fer » l’OP métallo français, blanc et mâle.

Janvier 1968 à Caen ( comme dans beaucoup d’autres villes), est aussi majoritairement une grève de femmes : la dynamique gréviste est extrêmement forte dans les usines de l’électronique ou de l’électroménager où les femmes sont très largement majoritaires (il peut même y avoir une main d’œuvre exclusivement féminine sur les chaînes de production). Cumulant les discriminations et la déqualification sociale, elles font preuve d’une combativité qui surprendra (et/ou inquiétera) les militants syndicaux. Si elles jouent un rôle central dans les conflits , il faudra attendre encore un peu pour que le mouvement féministe fasse des femmes un sujet politique et social (en 68 et dans l’immédiat, la place des femmes dans les grèves reste subordonnée aux hommes : grèves de femmes, dirigeants et négociateurs hommes tel est encore le mode d’action). Cette ouverture à ces nouvelles fractions du salariat, et c’est le cas aussi pour les travailleurs immigrés n'a pas été sans résistances (malgré les liens de la lutte contre les guerres coloniales, malgré l’intervention active des immigrés dans les luttes avec leurs revendications propres, mais qui seront peu relayées par les syndicats, malgré la présence dans les syndicats de militants immigrés dans la CGT puis (après 68) aussi dans la CFDT, il faut attendre 1975 pour que les étrangers puissent avoir des mandats).

La CFDT promeut «  l’autogestion des luttes » dans l’immédiat après 68 et le congrès de 1970 fait de l‘autogestion la planification démocratique et l’appropriation collective des moyens de production les 3 piliers de la stratégie d’un syndicat de transformation sociale. Une partie de la CGT défendra au congrès de 1978 les conseils d’ateliers en s’inspirant du modèle italien de la CGIL

Pourtant la conflictualité des années 70 n’a pas abouti en France à une croissance de la syndicalisation et de transformation du syndicalisme: voir le recul de la CGT victime de son image traditionnelle et de la FGM-CFDT suite au « recentrage » de la confédération. Avant la désyndicalisation liée aux transformations que nous évoquerons ci dessous et la perte des bastions, il faut aujourd’hui se demander si cette période n’est pas celle de l’ouverture d’une crise du syndicalisme mais aussi de l’ensemble du mouvement ouvrier dont nous ne sommes pas sortis ?

Ce moment témoigne d’une remarquable capacité politique de la classe ouvrière à changer le monde. Il ne faut pas l’oublier aujourd’hui, il faut l’intégrer dans toute réflexion stratégique. Et si la désintégration ultérieure de la gauche et la dérive vers le social libéralisme ne se sont pas joué dans ce moment, dans la rupture entre lutte à la base et délégation aux politiques : en 1981 et dans la décennie noire qui a suivi, le recours aux camarades élus a remplacé la mobilisation et les luttes.

Par contre le Capital a compris très vite le caractère révolutionnaire de ces mouvements sous-estimé par le mouvement ouvrier traditionnel. L’Italie l’autre mai rampant a connu une contre attaque rapide et violente : le terrorisme d’extrême droite et de certains secteurs de l’Etat auquel a répondu le terrorisme des brigades rouges. C’est aussi à la FIAT que l’on voit se mettre en œuvre rapidement la destruction des bastions ouvriers (10).

En France, la réaction prendra plus de temps : il y a eu celui des concessions d’urgence (la nouvelle société de Chaban Delmas) : face à un péril jugé grave et imminent il fallait se donner du temps. Mais le capital a préparé très vite et engagé la contre offensive : l’éclatement des grandes entreprises et le recours à la sous traitance, à la précarité , l’organisation d’un chômage de masse les nouvelles formes de management. L’ensemble des mouvements ouvriers a été pris de court, les luttes d’usines radicales quand l’emploi a pris la suite de l’interrogation sur le travail et que les collectifs ont été démantelés par les restructuration, les pratiques syndicales fordistes quand la baisse du taux de profit réduisait le « grain à moudre, la gauche de gouvernement quand le tournant de la rigueur a rapidement remplacé les tentatives keynésiennes.

La contre révolution du capital avec le néolibéralisme a pris du temps mais elle a mené des offensives partielles victorieuse qui nous conduisent à aujourd’hui avec la révolution de Macron.

Pourtant il serait faux d’en déduire un caractère inexorable et une impossibilité d’agir pour autre chose.

Nous venons de connaître avec la lutte contre la loi travail l’apparition de formes de luttes (l’occupation des places par les « nuits debout »sur le modèle des mareas espagnoles) et une contestation du travail par # on vaut mieux qu ça ou « travail de merde. Les SCOP comme reprises des boites qui ferment (ou autres) se sont développées...et expérimentent du changement concret dans le travail.

Aujourd’hui ces questions sont aussi posées par la grève des cheminots qui dénie à l’Etat patron (l’Etat des patrons) le droit de décider de l’organisation du transport ferroviaire, qui oppose la connaissance, le savoir des producteur, le sens du métier de cheminot au service des usagers citoyens, à l’expertise comptable des propagandistes du pouvoirs. La négation en marche des services publics entraîne chez les salariés mais aussi dans certains secteurs d’usagers une ré-élaboration de la notion même de service public comme bien commun.

Malgré des années d’austérité, d’expropriation des salariés de leur « être au travail » par un management totalitarisme soft, les interrogations sur le sens du travail resurgissent ; Les revendications de dignité expriment - comme des enquêtes le montrent – un rejet majoritaire du capitalisme. Dans des termes radicalement différents de ceux de 68 mais la continuité existe. A Carrefour contre leurs profits avant nos vies, dans les Ehpad, les hôpitaux contre les budgets d’austérité se font jour du travailler autrement pour bien faire le travail de prendre soin des autres, les universités sur le droit à la culture …et ailleurs la lutte fleurit dans des anciens comme dans de nouveaux espaces de travail

Au cœur de cette actualité, la question de la libération du travail  trouve un nouveau souffle.

Voilà pourquoi débattre du pourquoi de cette occasion manquée des années 70 ne sont pas un rappel de souvenir de jeunesse mais aussi un débat actuel qui interroge sur ce qu’il faut faire aujourd’hui comme citoyen comme comme militant syndical politique ou associatif pour répondre à une crise profonde du capitalisme qui est sous nos yeux et faire ressortir le dénominateur commun : la propriété est la négation du travailleur et un obstacle à la démocratie.

Etienne Adam

Notes

1 Le mouvement étudiant lui même ne peut être réduit à la scène parisienne

2 Xavier Vigna « l’insubordination ouvrière dans les années 68é presses universitaires de Rennes

3 Ecrites par des ouvier-ère-s ou paroles rapportées par intellectuel-le-s sous des formes littéraires diverses du roman à l’étude sociologique qui donnent la parole

4 Jean Lacouture du Mode est venu à Caen analyser la « jacquerie ouvrière » : pour lui les ouvriers de Saviem n’ont fait que reproduire des répertoires d’action de l paysannerie. Les études ultérieures de Danièle Kergoat montrent une réalité plus complexe et notamment la place des jeunes déqualifiés.

5 l’UD du Calvados a développé une stratégie de construction du syndicat dans les usines en s’appuyant sur ces nouvelles couches – les OS en particulier- Le conflit Saviem est un bon exemple du changement dans le rapport de forces intersyndical dans l’usine, les organisations qui s’appuyaient principalement sur les autres catégories laissent la première place aux élections de DP à un CFDT qui pour sa première compétition électorale devient avec 40 % la première chez les ouvriers. C’est le fruit d’un nouveau lien créé dans les luttes animées par la CFDT

6 Peut être faut il y avoir la cause de la position particulière de l’URI-CFDT de Basse Normandie dans la confédération : opposée au recentrage, aux assises du socialisme et pendant longtemps la seule Union régionale oppositionnelle et la première organisation syndicale en Basse Normandie (dans le Calvados en particulier)

7Je cite l’Italie parce que ce pays est celui qui a aussi connu un mai ouvrier avec une réactivation des conseils d’usine que Gramsci en 1920 considérait comme des outils révolutionnaires. Ce mai rampant italien a réuni aussi étudiants et ouvriers et il a duré a duré de 1966 à 1969 avec son apogée en 1968.

8 La CGT est encore l’organisation syndicale la plus importante et encore plus dans les collèges ouvriers.

9 Cette position s’est trouvé renforcée, justifiée par les comportements des organisations d’extrême gauche qui si elles on su prendre en compte la radicalité ouvrière, l’ont aussi instrumentalisé au profit d’un stratégie de prise du pouvoir d’Etat immédiate : les gréves dures devenant ainsi de simples moments dans une lutte pour renverser l’Etat capitaliste. La divison-hierarchisation entre social et politique n’a pas étét dépassé par une extrême gauche enfermée dans un vision réductrice de la tradition marxiste

10 Aveuglés par un social-chauvinisme français déjà dénoncé par Engels mais qui persiste, nous n’avons pas regardé par nombrilisme national ( la France le pays guide pour le prolétariat international)ce qui se passait de l’autre côté des Alpes pour en tirer des leçons.

Blog
Auteur: 
Adanet