« Que ferait-on dans ce monde sans l’amitié ? »

A l'occasion de la sortie de son film "On est vivants", un entretien avec Carmen Castillo...

Quand ce projet est-il né et comment a-t-il pu aboutir ?

C. C. J’étais dans un café à Maubert, la dernière semaine de janvier 2010. J’avais rendez-vous avec Serge Lalou, producteur, pour lui demander s’il n’avait pas dans ses cartons un travail pour moi, cinéma ou télévision… « Mais toi, m’a-t-il retourné, qu’est-ce que tu voudrais faire ? » Tout près, je voyais la Mutualité, où trois jours plus tôt j’avais assisté au meeting d’hommage organisé par le NPA après le décès de Daniel Bensaïd. « J’aimerais bien faire un film sur l’engagement politique aujourd’hui », ai-je répondu à Serge. Et je lui ai parlé de Daniel, qu’il ne connaissait pas, de son « pari mélancolique », de la force qu’avait eu cet homme de continuer à être partout malgré la maladie. Serge m’a tout de suite dit : « C’est important de faire un film politique aujourd’hui, qui raconterait ce besoin, cette nécessité de l’engagement, et qu’il est possible d’agir. Mets-y toi, et pour le cinéma. »

Soit, mais je ne pouvais pas me présenter à la Commission d’avance sur recettes avec seulement trois mots du genre : « On voudrait aller à travers le monde avec en pensée Daniel Bensaïd et montrer des gens qui agissent pour faire bouger les choses ! » Il fallait écrire une histoire, avec sa dramaturgie, un scénario. Alors, Eva Feigeles et moi nous nous sommes unies, pour un travail qui nous a pris un an, douze mois d’une complicité extraordinaire. Au deuxième passage du scénario en commission, nous avons obtenu la subvention. De là nous sommes allées voir Isabelle Truc, pour lui demander de s’adjoindre à la production. Elle nous avait été indiquée par Serge, et elle nous a dit la même chose que lui : « Ce film est nécessaire. Il faut aujourd’hui qu’un film sur ce sujet existe ». Et Isabelle Dubar, qui aujourd’hui prend, avec les risques financiers que cela signifie, la responsabilité de distribuer On est vivants, aura eu la même réaction. Surprenant, étonnant, pour moi, cet accueil, réservé par deux personnes qui sont d’une tout autre génération que la mienne et celle de Daniel. Elles ont été emportées par la force de sa pensée, et elles trouvent qu’il y a de la lumière dans ce film, qu’il va à l’encontre de la noirceur ambiante.

Et puis il y a eu tous les amis, Sophie Bensaïd, bien sûr, qui est entrée dans le projet, ceux qui nous ont prêté de l’argent, notamment pour les voyages de repérage en Bolivie et au Brésil ; et toute l’équipe, acceptant de travailler pour de minces salaires. Ce n’est jamais qu’un film, mais, durant les quatre années qu’il a fallu pour mener à bien cette entreprise, tout s’est fait avec la même beauté, la même fraternité que celles qu’on rencontre justement dans les luttes, le même esprit de partage.

Déjà dans Rue Santa Fe[1] et dans Victor Serge[2] il y avait Eva Feigeles au montage, tout comme d’ailleurs Ned Burgess à l’image. Quels liens vous unissent ?

C. C. En fait ils sont de tout ce que j’ai fait depuis 2002, l’année où je les ai rencontrés. Depuis, on ne se quitte plus. Nous sommes des amis. Soit dit entre nous, face aux lois du marché et du profit, que ferait-on dans ce monde sans l’amitié ? C’est pour trouver ça que je suis venue au cinéma, avec, au début, pour tout bagage aimer raconter des histoires et rencontrer des gens, ce qui est bien le moins pour quiconque veut faire des films documentaires.

Les cercles de connaissances de Daniel Bensaïd, et autres militants patentés, se seront passés le mot. Si vous entretenez d’autres espoirs quant à l’audience de votre film, lesquels ?

C. C. Évitons toute confusion. S’il est présent, il ne s’est jamais agi là de faire une biographie de Daniel Bensaïd. Pas plus d’ailleurs qu’une historiographie des luttes contemporaines, si l’on est bien dans cet univers-là. Entre Eva et moi il était clair dès le départ que ce ne serait pas un documentaire à prétention historique, mais une fiction, un film dramatique, basé sur un dialogue, entre un homme disparu, ses voix qui portent loin, et des histoires à faire naître, dont les protagonistes seraient des individus qui avancent, se sont mis en mouvement.

Et cette création, nous avons l’espoir qu’elle touchera des gens parmi toutes ces personnes qui agissent au présent, le plus souvent sans se revendiquer de la politique, alors que ce qu’elles font est éminemment politique. Gigantesque, si l’on y pense, cette multiplicité d’expériences, tous ces jeunes notamment qui refusent d’être accros à la consommation et de céder à l’individualisme. Ce film s’adresse à eux, ayant pour seul propos de dire : comme on vit mieux, comme on se divertit plus, comme on est contents, plus joyeux, dans les moments de puissance collective, quand on est ensemble et qu’en commun on crée des choses !

On bouge, avec vous : dans le désordre, El Alto, Donges, le Chiapas, le Parana, Marseille, São Paulo, Paris, Montreuil, Cochabamba. Qu’est-ce qui vous a amenée à planter votre décor là ou là ?

C. C. Maria Felix, pour un peu, sait-on jamais ? Je ne plaisante qu’à moitié. Il y a des hasards heureux : j’étais tous les jours chez elle, en 2001, pour un film sur cette actrice, actrice jusqu’au fin fond d’elle-même[3], quand les communautés indigènes du Chiapas, sous les cagoules de l’EZLN[4], sont arrivées à Mexico, pour occuper le Zocalo. Comment n’en aurais-je pas été marquée ?

Et était-ce fortuit si, quelques années plus tôt, en marge de La Véridique Légende[5], j’avais eu l’occasion de rencontrer Raquel Gutiérrez, dont l’itinéraire n’était pas sans me rappeler le mien. Raquel avait participé à la guérilla de l’EGTK[6] dans l’altiplano bolivien, connu la défaite, la prison, l’exil, et l’effort pour reprendre ses repères et aller de l’avant. Devenue professeur à l’université de Puebla, elle sera l’auteur d’un livre essentiel sur le mouvement révolutionnaire[7] qui, à partir de l’an 2000, agitera la Bolivie, jusqu’à conduire, en 2005, Evo Morales à la présidence de ce pays. De là m’est venu le désir de rencontrer Oscar Olivera, figure centrale de cette rébellion sans armes qui, partie de la « guerre de l’eau » à Cochabamba, allait voler de victoires en victoires. Et quelle rencontre ce sera, avec cet homme qui, sollicité pour rentrer au gouvernement, aura choisi de rester auprès des collectifs indiens, de continuer à être de leurs luttes !

Ailleurs, c’est une jeune femme aux longs cheveux et à la jolie jupe qui nous accueille sur le quai de la gare Saint-Charles. Fadela El Miri, son nom nous a été donné par Olivier Besancenot. Elle nous guide dans les quartiers Nord de Marseille. Elle nous présente Fatima Mostefaoui et Karima Berriche, avec lesquelles elle a formé un collectif. Nous devenons amies. Et notre histoire avec elles ne s’arrête pas avec ce film. On continue à se voir. Elles continuent à écrire et agir en effet, dans l’urgence maintenant d’une réponse aux réactions mortifères suscitées par les tueries de janvier 2015.

Encore une amie, Annie Pourre, de Droit au logement. Nous nous étions connues au milieu des années quatre-vingt-dix, quand nous étions des marches des chômeurs, avec Christophe Aguiton. Vient le moment de notre film. Y a-t-il une réquisition de locaux vides dans l’air ? Nous sommes prêts à tourner. Annie nous donne rendez-vous en bas de chez elle. On prend le métro. On descend à Gare du Nord. Et on entre à la Réquiz d’or[8], la bien nommée. Extraordinaire.

Je suis à nouveau avec l’ami Aguiton, à un forum social international à Rio de Janeiro, l’année 2012. João Pedro Stedile, membre de la coordination nationale du Mouvement des Sans-terre, vient me voir et me dit : « Mon fils s’appelle Miguel. Je l’ai baptisé ainsi en souvenir de ton compagnon[9]. J’étais étudiant à l’université de Mexico quand tu es venue parler sur le campus, en 1975 ». Et puis il me présente des jeunes, militants du MST. Et là je découvre une incroyable culture politique. Ils connaissent tout des mouvements révolutionnaires des années soixante et soixante-dix. Et Bensaïd, qui allait souvent échanger avec eux, ça leur dit plus que quelque chose. Alors, évidemment, lorsque plus tard nous viendrons filmer une occupation de latifundia au Paraná, pas besoin d’équipe de production. Ils se chargeront de tout, de nous convoyer, de fournir les assistants, de nourrir notre documentation de leurs vidéos, et de mille autres choses. Et en les voyant et en les écoutant, j’ai été éberluée. Ici un organisme entièrement fondu dans le mouvement social, et qui ne se veut pas un parti, mais dont le degré d’organisation, de rigueur, de formation et de démocratie interne, avec sa règle de rotation des dirigeants, est inouï. Cela m’a rappelé le Mir au Chili.

Eva voudrait raconter comment ça s’est passé, votre approche des militants syndicaux de la raffinerie Total de Donges.

E. F.-A. Sur Internet, par hasard, je tombe sur des images d’une assemblée générale, tenue lors de la grève de la raffinerie en décembre 2013. Là, ce qui détonnait, c’était le langage à la tribune, très éloigné du style crâne auquel les responsables syndicaux nous ont habitués, aligné, qu’il vente ou qu’il neige, sur la rhétorique des dirigeants confédéraux. Mes camarades du Spiac[10] me procurent les coordonnées de la CGT de Donges. J’ai un Régis au bout du fil, qui me dit que leur délégué, Christophe Hiou, ne veut plus aller dans les médias. Il en a assez d’être mis en avant. J’explique : l’engagement, un film, patati, patata, de Carmen Castillo…

« Carmen Castillo ? me répond Régis : j’ai vu Rue Santa Fe.

— Comment ça ?

— On en a fait une projection, pour la section syndicale.

— Ah bon ! Deux heures quarante de projection !

— Et oui ! »

Et il me passe Hiou.

Juste avant ce long panoramique qui clôt le film, avec l’estuaire de la Loire et la raffinerie sur l’autre berge au loin, à l’heure de la belle lumière, il y a un plan rapproché, une image intense et bouleversante, celle de Christophe Hiou à la table d’un café. Comment l’avez-vous obtenue ?

C. C. On était allé là-bas à maintes reprises, avant d’opérer. Un lien fort s’était établi. Et Ned [Burgess], à la caméra, a l’art de se faire oublier. Il prépare beaucoup en amont, avec Jean-Jacques [Quinet, l’ingénieur du son]. Quand il dit « OK, on y va », ils ont comme disparu, nous laissant seuls au milieu d’un cercle de protection invisible qu’ils sont parvenus à créer. Et là, Christophe Hiou nous fait un don. Il accepte pour nous de laisser monter en lui ses souvenirs du conflit de 2013, avec toute leur charge affective. Et, s’en trouvant brisée complètement l’image conventionnelle qu’on a du leader syndical, fort en gueule voire machiste, il y a la magie pure de ses larmes, qui sont tout sauf celles de la tristesse, une sidérante preuve de force consciente en vérité.

Les militants de ma génération répugnaient à laisser filtrer tout ce qu’il y avait de sentiments dans leur engagement. Et pourtant la quête, l’émotion, la rencontre, sont les bases même de la politique. On est vivants, nom d’une pipe ! Comme dirait le film.

Une autre incarnation, plus tôt, à des milliers de kilomètres de là, celle-là dans le registre du « réel merveilleux » : la Coordinadora[11]

C. C. Oui. C’est Oscar Olivera qui évoque cette chose pour nous surprenante. On est alors en pleine guerre de l’eau, se souvient-il. Ça a l’air, au début, d’une histoire pour bande dessinée enfantine, mais c’est une lutte sans compromis possible, « pour la vie », entre une communauté d’Indiens et un gouvernement ultralibéral, dirigé par un président qui parle l’espagnol avec l’accent américain[12], et qui entend céder l’exploitation de « l’or bleu » à une multinationale, Bechtel. Et l’on est dans un pays où le pouvoir n’hésite pas à lâcher l’armée contre tout ce qui bouge. À un moment, Oscar et ses amis doivent trouver refuge quelque part. Un couvent leur donne asile. Et les bonnes sœurs, de cette Coordinadora qui est sur toutes les lèvres au marché, et maintenant dans la presse et à la télévision, leur parlent comme d’une personne en chair et en os ! Pour elles, ce collectif en lutte, de paysans, étudiants, artisans, ouvriers, enfants des rues, marchandes des quatre saisons, ne pouvait être qu’une seule et même personne, une femme, belle, aux traits inconnus et entourée de mystère. Bien sûr, en espagnol, pour « la coordination », et même « le coordonnateur », on dit la coordinadora, littéralement « la coordinatrice », mais la vision fantasmée de nos bonnes sœurs dit bien la réalité, substantielle au sens physique, revêtue aux yeux du peuple par cet idéal aux mille visages agissants.

Et cela vient de loin et perdure. Ainsi, rappelez-vous ces femmes avec lesquelles on passe un moment si paisible dans les collines. On leur dira : vous avez gagné, mais rien n’est joué définitivement ; vous avez écarté le danger d’une captation de l’eau par une multinationale mais l’État, fidèle à lui-même, voudra toujours en prendre le contrôle. De cela elles sont parfaitement conscientes mais ne renonceraient pas, pour tout l’or des Andes, à leur coopérative de gestion de l’eau, où les administrateurs et les techniciens sont ces enfants des rues qui étaient en première ligne dans les affrontements avec les forces de répression. Nous répondant, elles auront cette formule imparable qui donnera son titre au film.

Ces communautés indiennes, fidèles à leur culture ancestrale en même temps que de plain-pied dans la modernité, elles suivent de près les mesures prises par le gouvernement actuel. Certaines ne leur vont pas, aussi Morales soit-il. Et elles ne se laissent pas faire.

Il est vrai que maintenant elles peuvent se faire entendre. Avant, elles étaient invisibles, elles se faisaient tuer.

Neuf épisodes, avec, dans leurs interstices, en off, deux voix : celle de Daniel Bensaïd, à laquelle, Carmen, vous prêtez la vôtre ; et, en parallèle, vos dires personnels en réponse. À mesure qu’on avance dans le film, les deux parties en viennent à se confondre, dans un mélange musical troublant.

C. C. Ce phénomène s’explique bien. D’abord, je me suis pénétrée comme jamais de la prose, éminemment poétique, de Daniel Bensaïd, ayant, dans sa production, qui est considérable, à choisir, à couper, à raccorder, avec Eva. Les fragments attribués à Daniel dans le film sont le résultat d’un patient travail de montage, associant des extraits d’un même livre ou parfois de plusieurs, en s’efforçant, dans ces « fondus-enchaînés », de ne pas dénaturer sa phrase et son style, de rester au plus près de sa propre écriture. Le temps court du cinéma nous obligeait à ce travail minutieux – de transposition et de fidélité, dont on espère qu’au résultat même les meilleurs connaisseurs des textes de Bensaïd n’y verront que du feu.

Et de ce travail, pour ma partie, comment n’aurais-je pas hérité quelque chose ? D’autant plus que je n’ai pas le moindre complexe à piller. Dans mes films, parfois je cite, parfois je vole, purement et simplement, des romanciers, des poètes, René Char souvent. Dans Rue Santa Fe, n’aviez-vous pas reconnu des accents de Primo Levi, de Jorge Semprun ou de Charlotte Delbo ? Tout le monde adapte, s’inspire d’autres ; tout ça circule. J’ai parfois le scrupule d’inscrire au générique : « Merci à X et Y pour leurs apports involontaires. » Parfois pas. Pour vous dire pour On est vivants, il y a mes mots, bien sûr, mais aussi, à surtout bien noter, des mots de l’admirable John Berger, et d’autres dont on jurerait que ce sont ceux de Daniel Bensaïd. À raison ! Sa prose est éblouissante, je n’allais quand même pas m’en priver…

Autre musique, celle de Jacques Davidovici.

C. C. Avec lui, après des gens remarquables comme Jorge Arriaga ou Juan Carlos Zagal, sur des films précédents, encore un grand compositeur de musique de films, et doué d’une générosité rare : il a accepté de travailler pour une somme sans rapport avec ce que sa réputation lui vaut ordinairement, et, en supplément, il m’a fait travailler ! Il me convoquait dans son studio, me faisait écouter des choses trouvées par lui à notre intention. « Entre ce qui te plaît et ce qui ne te plaît pas, choisis, mais dis pourquoi », exigeait-il, m’apprenant à mieux dire ce que je voulais.

Au fait, avec Jacques, c’est encore la même histoire d’amitiés. Je l’ai rencontré grâce à Eva et à un très grand cinéaste de documentaires, Michel Daëron, l’auteur de La Chaconne d’Auschwitz, film auquel Eva avait collaboré, et dont Jacques avait composé la musique.

Entre nous, Eva et moi, on ne se raconte pas d’histoires, chacune fait son métier. Mais on le voit bien : de l’écriture jusqu’au final, Eva aura joué un rôle essentiel tout au long de ces quatre années de travail.

Carmen, Eva, vous deux, que garderez-vous de cette expérience ?

C. C. et E. F.-A. L’enthousiasme et la solidarité qu’elle aura suscitée. Et la confirmation que faire du cinéma ainsi, c’est, comme dans les luttes collectives, rester curieux, ouverts, vivants, éveillés ; c’est ne pas mourir, c’est ne pas vieillir.

En même temps, souvent, il est des moments de découragement. Et quand les choses avancent, les choix qu’il faut faire sont parfois un crève-coeur. Ainsi, dans les trois heures vingt qu’initialement faisait le film monté, on aura dû renoncer à beaucoup de choses magnifiques. Mais ça n’est pas perdu. On les retrouvera en « bonus » dans le DVD qui viendra.

Propos recueillis par Philippe Binet. Publié dans Contretemps n°25.

[1] Rue Santa Fe. 2 h 40. Festival de Cannes 2007, sélection officielle : Un certain Regard.
[2] Victor Serge, l’insurgé. 52’. France 5. 2011.

[3] Maria Felix, l’insaisissable. 60’. Arte. 2002

[4] Ejército Zapatista de Liberación Nacional (Armée zapatiste de libération nationale)

[5] La Véridique Légende du sous-commandant Marcos (coréalisé avec Tessa Brisac). 60’. Arte. 1994.

[6] Ejército Guerrillero Túpac Katari (Armée guerillera Túpac Katari), du nom du chef d’une révolte indienne de la fin du XVIIIe siècle. Active dans les années quatre-vingt-dix, l’EGTK compta notamment parmi ses membres Álvaro García Linera, l’actuel vice-président de Bolivie.

[7] Raquel Gutiérrez Aguilar. Los Ritmos del Pachakuti. Movilización y levantamiento indigena-popular en Bolivia. 2008.

[8] Au 2 de la rue de Valenciennes, Paris Xe.

[9] Miguel Enriquez. Né le 27 mars 1944. Médecin. Secrétaire général du Movimiento de Izquierda Revolucionaria (Mir), Mouvement de la gauche révolutionnaire. Engagé dans l’action clandestine contre la dictature de Pinochet, il fut tué le 5 octobre1974.  

[10] Syndicat des professionnels des industries de l’audiovisuel et du cinéma. Membre de la Fédération CGT du spectacle.

[11] Coordinadora de Defensa del Agua y de la Vida. Coordination de défense de l’eau et de la vie.

[12] Gonzalo Sánchez de Lozada, président de 1993 à 1997, puis de 2002 à 2003, surnommé « el gringo » ou « le vendeur de la patrie ».

 

 

 

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