RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À LA JOURNALISTE ET FÉMINISTE ARROI BARAKET

APPEL À RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À LA JOURNALISTE ET FÉMINISTE ARROI BARAKET CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES !

Rassemblement le mardi 19 octobre à partir de 18h30
À Paris : Place de la République
À Lyon : devant le Consulat tunisien

Associations et collectifs : Comité de soutien à Arroi Baraket, Comité pour le respect des libertés et des
droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Féministes tunisiennes, le Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et
Culture (REMCC), Unies-vers-elles, Union des Tunisiens pour l'Action Citoyenne (UTAC), Fédération des
Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Association des tunisiens en France (ATF), LDH,
Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), la Marche mondiale des femmes (France), Attac,
Femmes Plurielles, Association des Marocains en France (AMF), APEL-Egalité, Agir pour le changement et la
démocratie en Algérie (ACDA), CEDETIM, Réseau Féministe « Ruptures », CIBELE, Femmes et Dignité,
Héroïnes 95, SBK France… Syndicats et partis politiques : Union syndicale Solidaires, SNJ-CGT, SNPES PJJ FSU, Parti Al Massar (France), le Parti Tunisien, le Parti communiste français (PCF), Europe Ecologie Les Verts (EELV), ENSEMBLE !, le Nouveau
Parti Anticapitaliste (NPA), Union Communiste Libertaire (UCL), PEPS - Pour une Ecologie Populaire et
Sociale…

Nous appelons à participer, le mardi 19 octobre à partir de 18h30, Place de la République à Paris
et devant le Consulat tunisien à Lyon, aux rassemblements en soutien à Arroi Baraket, pour
demander l’arrêt immédiat des charges qui pèsent contre elle. Son procès est prévu le 22 octobre
2021. Elle est poursuivie par le Procureur de Tunis pour agression avec "extrême violence contre un
fonctionnaire public". Elle se retrouve accusée de faits extrêmement graves et passibles de prison
alors qu’elle a été victime de violences policières. Elle a été violemment agressée par un agent de
police dans la soirée du 17 septembre 2021 tandis qu’elle filmait une scène mettant en évidence la
partialité de la police.

Arroi Baraket rentrait chez elle avec deux ami.es quand elle s’est fait contrôler par une patrouille de
police, quelques minutes après le début du couvre-feu. Après avoir signé le PV de l’amende, elle filme
la rue pour montrer les autres voitures circulant librement. L’agent de police s’engouffre alors dans la
voiture, se jette sur elle et la roue de coups. Il lui arrache son téléphone. Elle est ainsi empêchée de
contacter son avocat et le syndicat des journalistes. Alors qu’elle exige qu’il lui rende son téléphone, il
continue de l’insulter, dans la rue, avec des propos misogynes et de la menacer en mentionnant son
appartenance au syndicat de la police, se sentant ainsi protégé. Plus tard dans la nuit, lorsqu’Arroi se
rend au poste de police pour porter plainte contre l’agent, elle apprend que ce dernier a déjà porté
plainte contre elle. Le lendemain, elle s’est présentée au parquet de Tunis en tant qu’accusée.
Les charges retenues contre Arroi Baraket s’inscrivent dans un contexte d’accentuation de la
répression envers les journalistes critiques et les militant.es féministes, LGBT, syndicaux.les et
politiques. Le cas d’Arroi Baraket n’est pas isolé et montre que la police continue d’agir en toute
impunité.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites contre Arroi Baraket !

Nous exigeons la condamnation de l’agent de police qui a agressé Arroi Baraket et la fin de
l’impunité policière !

Nous exigeons l’abandon des charges qui pèsent contre tou.te.s les militant.es inculpé.es !
Alors qu’aujourd’hui on voit s’intensifier partout dans le monde les violences policières et les politiques
autoritaires et face à la répression d’où qu’elle vienne : solidarité internationale !

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