Remarques diverses.

Ces notes ne sont organisées ni comme un texte définitivement construit ni comme des thèses, lesquelles supposent des convictions fortes. Elles comportent de telles convictions, mais aussi beaucoup d’interrogations. L’objet est de tenter de sortir la tête de l’eau, de se projeter sur un avenir probable ou possible et de discuter d’une attitude en conséquence.

1. La première conviction est que nous n’avons pas vécu encore l’essentiel des attaques libérales. On parle de « crise » depuis le milieu des années 70. Or une « crise » qui dure si longtemps n’en est plus une, mais un régime de croisière, qui vise à rendre pérenne « la crise » pour ceux d’en bas, mais le renforcement de ceux d’en haut. Avec des accélérations, comme après 2008.

La « crise » européenne est particulièrement violente et durable parce que c’est là que les freins à ces processus étaient (et demeurent) les plus forts, et en particulier dans un pays comme la France. Quand Valls et Hollande protestent qu’ils ne font pas d’austérité, c’est en quelque sorte cela qu’ils veulent dire. La politique menée par Hollande n'est pas une politique de recherche de la croissance, mais de renversement radical des rapports de force sociaux. Elle va produire des effets catastrophiques, avec, par exemple, une réduction massive de la commande publique, jusqu'au moins 2016. Massive n'est pas un mot exagéré. Hollande commence le travail et les autres vont le finir. Dans une situation où tout ce qui avait pu être admis comme un acquis est maintenant considéré comme un privilège. D'un certain point de vue, 2008 a montré que les acquis du mouvement ouvrier empêchaient de faire payer à la classe ouvrière le plein effet de la crise. Il est temps pour les classes dominantes que cela cesse, qu'on en finisse avec le matelas social qui protège le salariat.

Sauf que l’apathie sociale généralisée peut durer, certes, mais pas éternellement. La raclée électorale prochaine du PS sera peut-être un déclencheur, mais en tout état de cause je suis convaincu que l’ampleur à venir des attaques portées par la gauche ou demain par la droite suscitera une réaction. Dans l’Etat Espagnol, il n’y eut pour mémoire rien de notable avec le PSOE au pouvoir, entre 2008 et 2011 (le 15M). S’y préparer tient de la gageure en l’état actuel du rapport de forces, mais c’est la seule voie. Le social (les luttes) ne dépendent pas fondamentalement de nous si on les imagine d’une certaine ampleur, même si nous y trouvons notre oxygène et que nous faisons tout pour qu’elles se développent. Mais le « politique » si. Alors concentrons-nous là-dessus.

2. Par définition cette situation place sur la défensive les classes exploitées, et d’un autre côté réduit considérablement les possibilités de gestion « à minima » de ses conséquences sociales, et donc l’espace social-démocrate. Mais l’ampleur de la chute que nous, gauche radicale, connaissons aussi pose des questions d’une autre nature. La seule explication possible est que les choses (aux niveaux politiques, idéologiques, sociaux) étaient déjà soit plus profondément dégradées que nous le supposions, soit en voie de l’être. C’est à cela que réfèrent à juste titre nombre de camarades quand ils appellent à une refonte politico-idéologique profonde, à reconstruire « un imaginaire », un « projet ». Dont nous savons par exemple que la question écologique devra profondément irriguer la nouvelle logique. Et, aussi, qu’il ne peut pas se contenter d’être tourné vers le passé. Ce sont les voies d’avenir qu’il faut explorer, celles qui frayent un chemin malgré la chape posée sur tous nos espoirs par la globalisation capitaliste et la crise climatique. Autrement dit, il faut redonner un sens à la notion de progrès, celle d’une vie meilleure et qui n’a jamais existé. « Le progrès » posé au singulier a fait son temps (et ses dégâts) comme concept unificateur. Mais sans progrès au pluriel, que reste t-il comme horizon mobilisateur à la gauche ? Certes ceci, par définition, est une œuvre de longue haleine.

De tout cela on peut déduire que la situation ne peut en aucun cas être vécue comme une parenthèse qui, se refermant, nous ramènerait au point de départ. Le PS va payer un prix énorme et, s’il survit, pourrait être ramené avant Epinay. On dit souvent que notre avenir pourrait être celui de l’Italie, où la gauche a disparu. Oui, en gros. Mais pas tout à fait. Dans le cas de notre voisin, le PCI s’est transformé en bloc, par le haut, en parti de centre gauche. Finalement, cette mutation a quand même réussi, avec l’aide des restes de la DC. Renzi est bien issu de ce parti, le PD, héritier du PCI. Avec des cordonnées multiples (dont la rudesse de la 5ème République) il ne me semble pas que ce soit possible pour le PS. Il peut au contraire s’effondrer, sur un mode Pasok (pas d’équivalent du PD là bas). Mais (c’est notre problème) sans Syriza non plus. « L’hypothèse Syriza » est définitivement morte avec les difficultés du FG. Comme il est clair que la chute du PS entraîne de plus tout le reste de la gauche, il faut plutôt s’attendre à une décomposition générale. Qui, difficile et désastreuse, n’aurait pas que du mauvais, puisque –si l’évolution à la PD italienne est rejetée – elle forcerait quand même à une reconstruction globale. Je tourne autour de ces idées sans arriver à clarifier plus, mais j’ai le sentiment que c’est en prenant ceci comme horizon que l’on pourrait se projeter dans un « demain » donnant sens aux résistances sociales et politiques actuelles. Même si on a toujours tendance à aller plus vite que la musique, je crois vrai qu’il ne restera guère de choses vivantes en 2017 de la « vieille gauche », sans compter que les échecs à venir seront d’une ampleur telle que ça aura la force d’une avalanche. Je sais bien toutefois qu’il faut distinguer les tendances, même puissantes, et leur réalisation effective. Le déclin du PC est annoncé depuis des décennies. Il est avéré, incontestable. Mais le PCF est toujours présent, et c’est même une force militante encore sans commune mesure avec nous, le NPA ou le PG. Et même le PRG de Baylet est toujours là : dans mort-vivant, il y a vivant. Cela dit l’argument que je porte ici est celui d’une modification qualitative, une inflexion brutale dans le rythme de ces évolutions : un PS soit définitivement transformé en parti démocrate ou/et détruit, des Verts en éclatement général, un PC ramené à avant le FG, une extrême gauche éteinte ou à peu près.

3. Les données dans le peuple sont toutefois plus ambigües. Poussée (irrépressible ?) du FN oui, mais aussi d’abord de l’abstention, du repli individuel ou familial au sens restreint. La tendance est mauvaise, mais est-elle définitive ? L’enquête du Credoc qui a fait tant de bruit, à juste titre, montre un recul sidérant des valeurs de solidarité depuis 2008. Mais elles laissent celles-ci grosso modo à hauteur de 45% (alors qu’elles étaient à bien plus de 60%). Ce qui demeure malgré tout un socle qui a encore peu d’équivalents ailleurs, pour le moment. En même temps une récente enquête Yogov indique que les français considèrent dépassé le clivage gauche/droite à 59%. Seuls 22% pensent le contraire, et donc 19% n’en ont même plus rien à cirer. Et plus : les 22% qui pensent que le clivage gauche/droite a un sens doivent bien se partager au moins par moitié entre gauche et droite (par exemple les manifestants de la manif pour tous). On tombe pas loin de 10%, et donc pas loin de ceux qui continuent à voter PS et FG (rapportés aux inscrits). EE c’est peut-être différent.

La référence à la gauche est moribonde. Sauf que les « valeurs » de solidarité, socle toute catégorie du combat progressiste, sont encore vivaces. Dans les années à venir, face à une droite requinquée et un FN triomphant, ceci devrait peut-être donner la possibilité d’une reconstruction.

4. Mais qui doit s’imaginer de fond en comble. Là, de nouveaux problèmes commencent. Il ne manque pas de personnes dans tel ou tel site qui s’en vont plein d’imagination pour ce faire. Mais parfois on reste confondus devant le n’importe quoi des « issues » proposées qui, à l’évidence, ne sont que des impasses. En l’absence d’une voie pour de réels mouvements de masse (sont-ils possibles tant que Hollande est au pouvoir ?), ce sont surtout une série de positionnements de fuite qui dominent valorisant la « multitude » (facile de parler pour elle tant qu’elle est muette), les individus, et l’antipolitique à jet continu. Un nombre considérable de ce qui nous est donné à lire est du même ordre : description souvent convaincante de la crise au sommet (dont celles des combats politiques et syndicaux centraux), formes organisationnelles définitivement inadaptées aux combats les plus importants. Puis les issues en forme de valorisation exclusive du « small is beautiful ». Au passage on n’a en rien résolu les problèmes importants, on les a juste abandonnés. Image que j’utilise souvent pour décrire ça, celle des clés qu’on a perdues. On les cherche sous le lampadaire. Et une bonne âme de questionner ; est-ce là qu’on les a perdues ? Ben non, mais…c’est le seul endroit éclairé ! Sous une forme plus sophistiquée c’est ce que j’appelle le passage d’une pensée de la défaite à la défaite de la pensée.

5. Donc par delà les péripéties difficiles actuelles il faudrait parvenir à se préparer à un maelstrom à venir et au bouleversement des conditions du combat révolutionnaire qui s’annoncent. Malheureusement la plupart des données nous manquent pour s’y attaquer concrètement. Quelles seront les effets d’un « fond de l’air » réactionnaire et de l’impact « anti système » du FN ? Nous ne savons pas de plus si et comment une montée du type Indignés verra le jour en France. Là maintenant ça paraît impossible, mais plus tard ?

Quelques éléments quand même. Il est à peu près acquis que la forme du combat politique sera profondément renouvelée. Je ne crois pas trop à « la crise de la forme parti » en général : le FN, parti verticaliste s’il en est, ne se porte pas si mal il me semble. Et Daesh non plus. Mais à la crise des formes du combat à partir de la gauche, ça certainement. Il est acquis pour moi que ça devrait toucher aussi les formes syndicales, tellement décalées aujourd’hui par rapport à la réalité du prolétariat. Des « formes » certainement nouvelles, dont il conviendra pourtant de sauvegarder l’ambition politique, celle de la lutte pour le pouvoir au détriment de l’idée sidérante qu’on pourrait laisser tout en place au sommet et s’en sortir quand même. Il est clair par exemple que c’est parce qu’ils apparaissent en mesure de changer les choses, de poser la question du pouvoir, que Syriza et Podemos ont eu les succès qu’ils ont connu. Et pour ce dernier mouvement, c’est marqué par le passage du mot d’ordre de 2011, « Vamos lentos porque vamos lejos », ("Nous allons lentement parce que nous allons loin") à celui de 2014, « Vayamos lo mas rapido possible, para llegar lo mas lejos possible », ("Allons le plus vite possible, pour aller le plus loin possible").

6. Les questions que l'on débat ne trouvent que partiellement leur réponses dans le débat théorique ou militant. Ce sont les peuples qui, au final, tranchent ces problèmes et indiquent les solutions, les impasses, les échecs. Or, dans l’atonie générale du mouvement de masse en France, les indications existent bel et bien, mais sont souvent trop partielles pour savoir où chercher, et comment le faire. Comme ça arrive parfois, c’est alors à l’étranger qu’il faut porter le regard. Pour nous, suivre la Grèce ou l'Espagne est donc primordial et de plus c’est la seule manière de discuter de ce qui exportable à partir de là et de ce qui est spécifique.

Pour Podemos, les choses sont en cours et on verra comment elles évolueront. C’est quand même la première fois que se pose à une échelle aussi vaste la question d’une nouvelle formation politique, rompant radicalement avec les traditions des partis « électoraux/professionnels » comme les appelle mon camarade Jaime Pastor. Cette expérience naissante nous indique déjà que ce n’est pas la plus ou moins grande « radicalité » de la base programmatique qui importe dans un premier temps (celle de Podemos l’est moins que « l’Humain d’abord » du FG, et est en passe de diminuer encore avec l’abandon probable du non payement de la « dette illégitime ») que la rupture effective, concrète, des mille liens des partis de gauche traditionnels avec le système établi. Lesquels empêchent en pratique l’irruption en masse dans l’espace politique. Cette « question démocratique » apparaît ainsi centrale, profondément mêlée qu’elle est à celle de la reconquête de la souveraineté concrète contre la « dictature molle » (ou « la démocratie de basse intensité » comme disent nos camarades espagnols) qui impose le « there is no alternative ». Avec une conséquence je crois inscrite en clair, la nécessité, quand on va au combat électoral, de processus de « primaires ouvertes », et même si, comme pour moi-même je dois dire, ça heurte profondément nos traditions.

7. Ira-t-on en France jusqu’à un tel bouleversement, nul ne le sait. Dans l’immédiat (et ça peut durer), nous sommes en présence de ce que j’ai appelé une « crise des ciseaux ». Dont une partie représente des fractions grandissantes du peuple en sécession avec la gauche, et l’autre des secteurs militants à la fois en crise et en recherche. Dont, quoi qu’on en ait, nous faisons partie et qui sont une des branches par lesquelles nous pouvons et devons peser pour réduire l’écart. Il n’y a pas là qu’une question d’opportunité, mais aussi quelques questions plus fondamentales. Par exemple la référence à la gauche. En crise profonde certainement. Mais dont l’abandon (comme aussi le concept de mouvement ouvrier) serait tout sauf anodin. Problème compliqué, dont nous avons pu nous-mêmes gouter la saveur quand il a fallu se mettre d’accord sur un nom pour notre rassemblement, et quand donc nous avons pu mesurer à quel point beaucoup de mots/concepts étaient si galvaudés qu’ils apparaissaient impossibles à afficher de premier abord. Mais attention. Les mots et les références sont malgré tout un élément majeur du combat : capitalisme, communisme, écosocialisme, autogestion, gauche, classe ouvrière. Si les mots sont abandonnés, sous prétexte des défaites du passé, alors il n'y a plus rien pour désigner la réalité.

8. Comment se préparer en conséquence au mieux à des échéances à la fois décisives, lointaines et floues ?

  • Il n’y a pas d’autre issue que de consolider ce qui existe, et d’abord de réussir à le faire pour E ! L’existence de notre regroupement, son développement même, lent c’est vrai et dans des conditions si difficiles, ne peut se comprendre que parce que c’est un des rares lieux où peuvent se préparer les échéances fondamentales à venir. Je pense que le mieux est de hâter la fusion effective des composantes qui en sont à l’origine (du moins pour celles qui le pourront et le voudront) et donc de la GA. En même temps, loin de la politique quotidienne qui doit être entièrement dans les mains du mouvement lui-même, ce serait une erreur de voir disparaître les lignes théoriques de pensée qui demeurent un cadre d’élaboration et qui ne peuvent se fusionner d’un coup. Pour aller rapidement, ces lignes peuvent au moins se repérer en ce qui concerne E ! dans la tradition autogestionnaire, celle des communistes unitaires, celle dite Marxiste Révolutionnaire issue de l’extrême gauche (ce qui ne se résume certainement pas à l’ex LCR). Il faudra discuter collectivement comment une organisation de ces continuités peut s’envisager non comme une concurrence mais comme un enrichissement collectif.
  • Défendre le FG et son développement. Il n’y a pas de raison de laisser tomber les endroits où « ça vit », et nous savons bien que les situations sont très variables selon les endroits. Il faut aussi bien saisir que le rapport des forces avec des partenaires éventuels est meilleur avec le FG que sans. Enfin mesurer la démoralisation supplémentaire que signifierait la fin du FG. Mais il y a une condition sine qua non, c’est que l’autonomie vis-à-vis du PS soit désormais claire et nette lors des prochaines échéances, en particulier aux Régionales. Or il ne s’agit pas là seulement d’un choix politique abstrait. Il y a un prix à payer. Quand Cambadélis dit tout de go qu’en l’absence d’Union de la Gauche le PS serait très affaibli, mais que les autres disparaîtront, c’est bien entendu un chantage. Mais pas seulement, loin de là. Sauf que quel que soit le prix à payer, celui de nous priver de toute possibilité de rebond plus tard est plus fort encore, et il nous faudra être inflexibles à ce propos.
  • Ceci va de pair avec l’idée que nous devons aborder toutes ces questions à la fois par la lutte pour le maintien et l’enracinement du FG et par celle pour le rassemblement de toutes les forces qui prennent et prendront leur distance avec le PS. Le NPA par exemple, toujours tiraillé entre un repli sur « les révolutionnaires » (eux-mêmes pour l’essentiel) et une volonté de rester au contact des résistances et des alternatives en construction. La prise de conscience de la gravité de la situation devrait bien finir par impacter les centaines de militants qui partagent souvent les mêmes luttes que nous. Ceci concerne aussi les fractions qui se détacheraient éventuellement de l’intérieur du PS (mais y en aura-t-il tant que ça ?) et surtout celles qui suivront une telle évolution à EELV. Et à ce propos il ne s’agira pas là seulement d’un positionnement vis-à-vis du PS, mais de la place à donner à la question écologique, à la fois sur un plan général, stratégique, et sur celui d’éventuels accords immédiats. Il nous faudra donc ouvrir aussi ce champ de discussion avec les camarades du PCF pour les persuader de cette nécessité, de même que convaincre les éléments écologistes que c’est possible.
  • Ce qui conduit à discuter du PG, avec lequel nous avons des proximités sur ces deux questions (les relations avec le PS et l’écologie). Il reste que le PG tire d’une analyse souvent juste quelques conclusions hâtives ou/et fausses. L’importation du modèle latino ne colle pas ; laisser tomber la référence de gauche se discute, mais est loin d’être évident pour moi ; la concentration sur la seule 6èmeRépublique est problématique ; l’importation du modèle Podemos à discuter de près. Mais il n’y a aucune raison que le PG ne soit pas confronté aux mêmes problèmes et aux mêmes conclusions que tous ceux qui vont chercher une issue post PS. Le PG a repris récemment une vieille proposition de fusion avec nous. Je considère que ce n’est pas la question du moment, on n’avancerait pas par une fusion de nos seules deux structures. Mais en même temps la question d’une nouvelle formation politique à la hauteur des enjeux se posait avant, se pose maintenant et se posera encore plus demain. Quoi qu’en on dise par précaution, c’est la seule logique possible par exemple de nos demandes d’adhésions directes au FG, même si on envisage toutes les étapes intermédiaires. Et l’inverse est vrai aussi : à partir du moment où cette évolution est barrée par principe, il est inévitable que, les difficultés arrivant, les pouvoirs d’appareil reprennent le dessus. Si les structures du FG avaient été ouvertes et démocratiques, les divisions à propos des municipales se seraient posées bien autrement, on le sait bien.

Il me semble donc nécessaire de répondre au fond au PG de la manière suivante. Pas de fusion entre nos deux structures seules. Mais reprise du débat sur la nature, le programme, le fonctionnement d’une nouvelle formation politique qui sortirait de la nécessaire reconstruction profonde de la gauche d’alternative. Et, de la même manière, engager avec qui le souhaite (PG donc, mais aussi PCF s’il est preneur) les débats à ce propos, sous forme par exemple de groupes de travail.

  • Ceci doit être en lien avec les échéances électorales (même si le lancement des assises doit en être soigneusement séparé). Dans la logique de ce qui est discuté ici, ça ne peut être qu’avec les a priori suivants : loin du PS (hostilité à la politique gouvernementale affichée); large une fois ce cadre posé.

Tout ceci sous réserve que le mouvement de masse ne vienne pas bousculer ces considérations (et ça serait une telle bonne nouvelle !), ou que les difficultés du gouvernement deviennent insurmontables. Alors ce serait un autre chapitre qui s’ouvrirait…

Samy Johsua. Contribution pour la réunion nationale de la GA.

 

 

Commentaires

Et pour Ravier , comme le disait l' article de la Marseillaise du 18 janvier 2014 , on pense que c' est gagné ou pas pour le 13 14 ?

L' analyse sur Podémos devient fausse au vu de leur choix récents d' organisation politique .

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Auteur: 
Samy Johsua