Répit pour Idleb… Poutine pro-consul de Syrie !

Poutine avait commencé à faire bombarder Idleb par son aviation en vue de permettre à Bachar al-Assad de reconquérir cette dernière région échappant à son contrôle.

Le 17 septembre, à Sotchi, Poutine a concédé à Erdogan un accord qui reporte l'offensive générale et le grand massacre.

D'ici au 15 octobre doit être instaurée une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large, entre les parties rebelles et celles occupées par le régime, dont toutes les arme lourdes de « tous les groupes de l'opposition » devront être évacuées avant le 10 octobre. Cette zone devrait être sous contrôle militaire conjoint russe et turc (sic).

L’Iran accepte cet accord. Il est davantage préoccupé par les attaques de l'aviation israélienne contres ses positions et ne saurait critiquer la Russie.

Les puissances occidentales se félicitent que le « massacre de masse » ait été évité.

Et Bachar al-Assad, officiellement président de la Syrie ? Il n'a pas son mot à dire !

C'est une affaire entre gens sérieux. D'un côté, Erdogan ne veut pas se voir confronté à un nouvel afflux de centaines de milliers de réfugiés syriens, et il est soucieux de garder les mains libres pour s'occuper des Kurdes. De l'autre, Poutine, maître du jeu, qui après avoir gagné la guerre ambitionne de trouver une « solution politique ». Cela l'oblige à maintenir de bonnes relations, avec Erdogan, et aussi avec Netanyahu… Quant au sort de Bachar al-Assad, ce sera à lui d'en décider, mais plus tard.

Reste que Poutine n'a aucun droit à décider de l’avenir du peuple syrien. Le vendredi 14, la population d'Idleb est descendue massivement dans les rues, comme aux premiers jours du soulèvement contre le régime, pour appeler à l’aide l'Occident et la Turquie. Et rappeler son aspiration à la liberté !

Cette même population a obtenu un sursis. Mais à tout moment la situation peut basculer et le massacre reprendre.

Poutine ne dispose pas des clés d'une possible solution politique. Celle-ci nécessite le respect du peuple syrien, et son aspiration à la justice et à la démocratie.

Solidarité avec la population d'Idleb et avec le peuple syrien.

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