SOLIDARITE DE LA GAUCHE AVEC L'UKRAINE

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Jérémy Martinez / indalophoto.fr

 

 Le 24 février, la Russie a lancé une invasion militaire illégale et injustifiée d'un État souverain et indépendant - l'Ukraine. Nous, partis progressistes d'Ukraine, de Lituanie, de Finlande, de Tchéquie, de Roumanie, de Pologne (...), condamnons fermement cette agression, car elle fait fi de toutes les valeurs que nous défendons.

 Nous nous opposons catégoriquement à un ordre dans lequel le plus fort impose sa volonté au plus faible par la force - et c'est ainsi que l'agression de Moscou doit être perçue. Le peuple ukrainien a le droit fondamental de vivre librement, de choisir ses dirigeants et de se gouverner lui-même. L'avenir de l'Ukraine ne devrait dépendre que de leur décision libre et indépendante. C'est donc avec fierté et détermination que nous exprimons notre solidarité avec le peuple ukrainien dans son combat pour la dignité et la souveraineté.

 Cette solidarité ne doit pas rester un slogan vide. Face à cette agression non provoquée, l'Ukraine a besoin d'aide pour résister aux forces russes et assurer la sécurité de ses citoyens. Nous appelons les gouvernements de nos pays et l'Union européenne à fournir toute l'aide nécessaire. Nous soutenons, entre autres, l'envoi de matériel militaire, la fourniture d'eau, de nourriture et d'aide médicale aux civils et la mobilisation de toutes les voies diplomatiques possibles pour établir des couloirs humanitaires pour l'évacuation des personnes et la fourniture de moyens matériels.

 Notre solidarité s'exprime également en se faisant l'écho des revendications de la Sotsialniy Rukh et des syndicats ukrainiens. L'Ukraine a succombé à une dette extérieure massive et consacre environ 10 à 15 % de son PIB au service de cette dette. Les prêts internationaux, y compris ceux du FMI, ont été accordés à la condition que les dépenses sociales soient réduites, et leur remboursement a contraint la population à économiser sur les besoins de base et à appliquer l'austérité dans les secteurs fondamentaux de l'économie. Aujourd'hui, l'État aura besoin de ressources pour protéger la population civile et fournir des logements aux personnes déplacées et des médicaments aux blessés. L'Ukraine doit être libérée du poids de la dette extérieure et de la pression néolibérale destructrice. C'est pourquoi nous demandons à la Banque centrale européenne de prendre en charge le coût de son service.

 Nous devons rester attentifs au sort de tous les réfugiés qui entrent dans nos pays pour fuir la guerre en Ukraine. Nos gouvernements doivent être tenus responsables de s'assurer que tous les réfugiés bénéficient des mêmes droits et traitements que leurs citoyens - en ce qui concerne les conditions de travail, l'accès au logement et à l'éducation ainsi qu'aux soins de santé ou à tout autre service public. Dans ce contexte, nous faisons appel à la solidarité et au soutien financier de l'Union européenne afin de consolider les systèmes sociaux des pays d'accueil.

 Dans le même temps, nous devons veiller à ce qu'une pression constante soit exercée pour obliger la Russie à mettre fin à son agression et à retirer ses forces du territoire ukrainien. L'Union européenne et ses États membres doivent agir avec fermeté et sans tenir compte des intérêts commerciaux et du lobbying. Nous demandons la confiscation des actifs des oligarques russes en Europe et leur transfert à l'État ukrainien. Nous demandons également l'exclusion de Sberbank et Gazprombank de SWIFT et l'arrêt immédiat des importations de combustibles fossiles de la Russie vers l'Union européenne. Nous pensons que nous pouvons utiliser l'impact de ces sanctions sur nos systèmes énergétiques comme une opportunité pour accélérer la transition énergétique verte et juste.

Sotsjalniy Rukh (Ukraine)
Alliance de gauche (Finlande)
Alliance de gauche (Lituanie)
Futur (République Tchèque)
Nous sommes la gauche (République Tchèque)
Demos (Roumanie)
Razem* (Pologne)

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