Trump déclare la guerre aux Palestiniens

Ou, plus exactement, il la poursuit.

« Si tu veux la paix, prépare la paix »,  proclamaient les pacifistes dans les années 80. Le Président des USA, lui, veut la guerre et, par conséquent, il la prépare. Sans vergogne. Et  il prétend que c’est pour faciliter la paix qu’il a décidé de déménager l’ambassade des USA de Tel Aviv à Jerusalem annexée, la consacrant ainsi comme capitale « éternelle » de l’Etat hébreu.

Avec deux conséquences immédiates :
    • Une paix fondée sur la justice avec un véritable Etat pour les Palestiniens, déjà largement compromise par la colonisation de la Cisjordanie, fait un grand bond en arrière ;
    • La mise hors jeu des USA définitivement disqualifiés en tant que médiateur.
En tout cas, Trump est un homme politique qui tient ses promesses et satisfait ses électeurs ! Les « chrétiens sionistes », très influents dans son entourage, pensent que le Messie ne viendra sur Terre que si les conditions sont réunies pour l’accueillir : un Israël conforme à leur lecture de la Bible avec, donc, Jerusalem comme capitale.

Dans cette logique imparable que peuvent peser le droit international et les résolutions de l’ONU ? Que vaut la « ligne verte », pauvre ligne d’armisitice vieille de 70 ans ?
Ce qui pourrait apparaitre comme une bouffonerie ou des délires de sectes millénaristes risquent de très mal tourner pour le peuple palestinien. Il ne peut que  se voir ainsi dépossédé de son identité et spolié de ses terres sans autre réaction que verbale de la Communauté Internationale .   

La frustration des masses arabes et musulmanes, déjà considérablement humiliées, ne peut que déboucher sur encore plus de colère, dès lors que l’on touche à quelque chose d’aussi chargé symboliquement que Jerusalem. Sciemment, Trump et Netanyaou jouent la carte de l’affrontement religieux alors qu’il s’agit d’un conflit territorial et politique, faisant le pari que la division palestinienne et la trahison des monarchies et dictatures arabes suffiront à éviter l’embrasement.

Pendant ce temps, comme si de rien n’était, Macron s’apprête à recevoir (encore !)  Netanayaou le 10 décembre à Paris. Candidat, il avait « condamné » le colonialisme en Algérie, mais pas le sionisme en Palestine, Il sait faire libérer Loup Bureau mais pas Salah Hamouri. Il est "un européen convaincu" mais ne dénonce nullement l’accord de coopération UE/Israel. Et, pour lui, le B.D.S (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) est le nouvel antisémitisme ! Quant à la décison de Trump, il se contente de la « regretter » !

Tandis que pour nous, plus que jamais, nous disons :
Netanyaou dehors !
B. D. S. !
Gel des accords d'association avec l'UE ! Arrêt de la coopération UE/Israel et notamment la coopération militaire !

RASSEMBLEMENT À PARIS, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, SAMEDI 9 DÉCEMBRE À 14 H

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