Un débat sur quelle forme d'organisation....

Précision introductive : vous trouverez dans ce document les 4 contributions introductives proposées à l’université d’été ainsi que les synthèses des deux ateliers qui se sont réunis.

Contribution au débat de Christiane Dedryver

Où en est notre organisation après neuf mois de vie commune ponctuée par deux campagnes électorales qui ont coûté beaucoup de temps au regard de ce que la représentation délégataire induit de changements réels mais aussi des tempêtes qu'elles ont suscité dans le Front de Gauche ?

Le fonctionnement qui se met en place depuis nos Assises de novembre 2013 devra être la preuve, vers janvier 2015 de ce que nous aurons déjà été capables de construire. Cette séquence nous aura permis d'apprendre à travailler ensemble à la création d'un mouvement qui aura d'autant plus de responsabilité que nous ne savons pas où en sera le FdG dont les turbulences tactiques des uns et des autres ne semblent pas vouloir cesser.

L'objectif premier d'Ensemble est, me semble-t-il, de faire de la politique autrement en s'appuyant sur les initiatives citoyennes pour en faire une politique commune, en faisant de chaque citoyen l'acteur de cette politique, en le mettant au cœur d’un projet politique neuf.  Notre propre fonctionnement ne peut donc être dissociable de cet objectif.

Sa force doit résider résolument dans son ambition de ne pas reproduire le fonctionnement des partis politiques classiques dont le centralisme conduit à des délégations de pouvoirs dont le modèle a échoué comme en témoigne le désintérêt croissant d’une part massive de la population.

L'un d'entre nous écrivait récemment: "C'est au cours de notre travail sur le terrain avec nos concitoyens, sur des problèmes bien réels, que nous affinerons ce qu'il nous faut construire à un moment M, sachant que la vie réelle provoquera une évolution des besoins donc une recherche de nouveaux outils."

Mais une fois exposé les grandes lignes de cette volonté, comment la mettre en oeuvre au jour le jour ? Nous avons voulu, en novembre 2013, que toutes les composantes initiatrices de notre mouvement, citoyens autonomes compris, qu'elles appartiennent ou non à un mouvement politique structuré, voient leur sensibilité représentée en son sein. Sommes-nous certains que nous ayons déjà réussi à laisser notre veste antérieure  pour endosser le costume d’un Ensemble porteur alors de nos sensibilités individuelles ?

Dans les collectifs où les gens sont habitués de longue date à travailler ensemble en fonction des actions à mener avec les citoyens il semble que ce soit le cas. D'ailleurs les réponses parvenues sur la fusion des orgas dans Ensemble le confirment.

C'est une des raisons pour lesquelles je suis convaincue que les collectifs, dans une sorte de fédération, doivent prendre rapidement "le pouvoir". Un Collectif National de Coordination composé des délégués des collectifs devrait à terme  ne plus se référer à la notion d’origine des composantes mais être l’émanation des collectifs locaux qu’il faut impérativement développer ou initier. Ces délégués n'étant pas nécessairement toujours les mêmes dès lors que le travail d'information et de mise en réseau sera complètement abouti. Il est évident que Collectif National de Coordination ne veut pas dire qu'il y ait remise en cause de la pleine responsabilité des collectifs locaux sur leur secteur d'activité, les remontées d'expériences diverses signalées par les correspondants des collectifs militent dans ce sens.

C'est donc cette Coordination Nationale qui doit être le moteur de notre mouvement. Mais comment ? Actuellement, j'ai la conviction que les quelques réunions nationales non seulement ne suffisent pas mais peuvent laisser un goût de frustration à ceux qui se déplacent.

Traiter, en quelques heures,  de l'intégralité des points qui nous semblent essentiels tient de la gageure. Par ailleurs, je ne suis pas certaine que le fait de travailler, lors de ces réunions nationales,  en tables rondes diverses facilite la concertation, l'approfondissement de la réflexion,  ceci dit malgré le talent des rapporteurs  Cela oblige souvent à faire un choix difficile entre plusieurs sujets tous intéressants, lesquels,  traités en plénière, permettraient peut-être à un plus grand nombre de s'exprimer.

Si tel était le cas, faudrait-il allonger la durée des réunions nationales ? Je ne le crois pas si les discussions, la réflexion, l'analyse avaient déjà commencé en amont par le biais de collectifs de discussion, ou au sein de commissions qui existent déjà ou sont à créer. D'ailleurs les discussions ou embryons de discussions existant déjà sur la liste Collectif National vont dans ce sens.

On pourrait également s'inviter à telle ou telle commission en fonction du sujet qui y est traité et avoir ainsi déjà bénéficié d'un large échange de vues avant d'arriver aux réunions nationales. Il faut promouvoir les échanges horizontaux entre collectifs ayant à traiter d'un même problème ou ayant un intérêt plus prononcé pour tel sujet. Pourquoi ne pas décliner Ensemble en Ensembles multiformes à périmètre variable partageant une philosophie politique commune composés des militants issus de divers engagements.

Ne perdons pas de vue que l'individu ne donne le meilleur de lui-même que lorsqu'il traite d'un sujet qui l’intéresse. Il en va ainsi dans la vie professionnelle mais aussi dans la vie privée ou militante.

Mais toutes ces discussions, horizontales, plénières, en commission seront d'autant plus intéressantes et efficientes qu'elles s'appuieront sur l'information et l'accès à la formation bien que je n'aime pas ce terme dans ce contexte. Je pense que ce qui nous manque le plus actuellement est une vision tout à fait claire de l'alternative  que nous voulons aider à naître. N'opposons-nous pas, tant la situation nationale et internationale est catastrophique, le "faire de suite" et la visée à long terme d'une société post capitaliste.

Je prendrai l'exemple d'Alsthom, sujet qui me semble au coeur de nos préoccupations : l'appropriation sociale des moyens de production et d'échange. Sur cette base nous avons rapidement lancé une pétition rassemblant des signatures qui dépassaient largement les membres d'Ensemble. Près de 1 900 signatures venant d'adhérents du PG, du PCF, de syndicalistes signant es-qualité, etc...

Que s'est-il passé ou plutôt que ne s'est-il pas passé ? Certes, les salariés d'Alsthom et  leurs syndicats n'étaient peut-être pas dans la réflexion sur l'appropriation sociale et il n'était pas question de savoir à leur place ce qu'ils devaient faire ou non. Cependant, essayer de voir avec les uns et les autres de quelle façon nous pouvions aider aurait peut-être permis de déboucher sur des débats avec le mouvement social sur un terrain où nous avons des choses à dire et à entendre.

Pourquoi alors ce raté ? Certainement parce que pris par l'actualité galopante nous avons inconsciemment pensé qu'il fallait parer au plus pressé ou, peut-être, n’avons-nous pas jugé collectivement de l’importance du sujet, voire, pire, que la pensée dominante s’est glissée insidieusement dans nos propres raisonnements ?

Pourtant il semble que nous ayons  quelques moyens pour développer des discussions sur le fond non seulement au travers de nos diverses réunions mais en utilisant ceux dont nous pouvons déjà disposer :

- l'Université Populaire d'Emancipation dont le but, je cite "est de mettre en place un travail d'élaboration idéologique, des débats approfondis, des moyens de formation". Cette Université devra être en mesure de proposer aux divers collectifs et à toute personne intéressée des espaces et des modules de débats et formations.

- les séminaires organisés par les Communistes Unitaires

- l'OMOS dont la dernière réunion de travail portait, par exemple,  sur "Appropriation Sociale et Emancipation.

- les diverses revues et éditeurs alternatifs tels que Syllepse, Contretemps, etc

Je suis en effet convaincue qu'au fur et à mesure que nous approfondirons notre analyse, nous produirons plus facilement les outils permettant de faire face aux enjeux posés.

Que devient donc alors dans le schéma esquissé l'Equipe d'Animation Nationale ?

Composée de délégués dépêchés par les collectifs, elle devrait avoir pour seul rôle la coordination et l'harmonisation de la vie de notre mouvement afin de lui donner une visibilité nationale. Cependant, et pour ne pas renouveler certains cafouillages malgré la réelle volonté et le travail de chacun, il semble indispensable qu'un secrétariat mettant en oeuvre les décisions prises soit créé. Je dirais même que nous avons peut-être besoin d'un salarié pour veiller au grain.

Je reviens sur notre visibilité nationale et sur la façon qu'ont les médias de décider à notre place. Je pense même que nous devrions avoir le souci constant, avec d'autres, de les remettre en cause. Pourquoi pas une campagne contre leur rôle de 3e pouvoir et leur nocivité, en lien avec d’autres bien sûr ?

Mais en attendant comment assurer notre visibilité ? La personnalisation de la vie politique fait partie des moyens mis en oeuvre par les dominants parce qu'elle ramène à la délégation de pouvoirs, à la notion de chef, de femmes ou d'hommes providentiels. Il est très compliqué de passer outre leurs fourches caudines et concernant nos porte-paroles, il est clair que Clémentine et Myriam seront toujours sollicitées alors que Marie-Pierre et Jean-François ne le seront pas ou peu. Malgré le talent de Myriam et de Clémentine, devons-nous accepter que notre fonctionnement soit dicté par l'extérieur ?  Ne tombons pas dans le piège dans lequel visiblement, même avec talent, Jean Luc Mélenchon s’est lui-même épuisé !

Toujours dans le cadre : visibilité nationale. Nous rédigeons de nombreux communiqués sur à peu près tous les sujets mais ont-ils une chance d'être connus et appréciés par un auditoire plus vaste que les lecteurs de notre site ? Compte tenu des forces et des moyens que nous avons, ne vaut-il pas mieux, sauf évènement de grande ampleur ou gravité, privilégier le travail de fond pouvant nous amener à des actions conjointes avec d'autres forces. Nous risquons de fonctionner au gré de l'actualité mise en avant par les médias et en cela nous tombons dans les travers de ces derniers sans en récolter les dividendes.

J'en viens au problème des adhésions et cotisations. Le fait d'adhérer et de cotiser d'une façon individuelle directement sur le site peut permettre en effet une remontée financière et une information plus rapide sur l'état "physique" du mouvement. Je laisse de côté le problème de la déduction fiscale car malheureusement un grand nombre de citoyens, et nous en faisons partie, n'est pas assujetti à l'impôt sur le revenu. Pour autant plusieurs cas se posent et vont se poser : celui des citoyens non encartés voulant faire un bout de chemin avec nous sur tel ou tel sujet mais qui ne veulent en aucun cas adhérer à quoi que ce soit. N'auront-ils pas voix au chapitre ? Et ne peut-on envisager que certains versent une somme qui ne soit pas une adhésion mais une aide pour telle action ? Quid de ceux qui ont été membres d'un parti mais ne veulent plus avoir à faire avec une organisation nationale qu'ils redoutent de voir fonctionner sur le modèle partidaire ?

Et puis, et c'est le cas dans mon collectif, ceux qui se sentent très bien localement, militent localement et souhaitent cotiser localement, à charge pour les animateurs de régler  la suite.

Concernant la grille nationale de cotisations,  nous devons bien être d'accord sur le fait qu'elle ne peut être qu'indicative. En effet, les militants cotisent souvent à d'autres organisations qu'elles soient syndicales, politiques, associatives, ont des charges familiales que nous ne connaissons pas, et ce n'est qu'au sein du collectif que nous pourrons en discuter avec eux.

Que dire de plus ? De mon expérience, laquelle après 35 ans de militantisme au PCF, localement ou en entreprise, m'a menée aux CUAL et à la campagne José Bové, je retiens que je n'ai jamais aussi bien milité que lorsque j'étais actrice et non pas "appartenant à". Je n'appartiens ni ne veut appartenir à rien. Je crois pouvoir en dire autant des amis de mon collectif local, lequel a décidé d'ouvrir toutes ses réunions, non seulement aux autres forces du FdG, mais à toutes celles se réclamant ( pour faire vite) de la gauche alternative, aux syndicats, aux associations, œuvrant à la transformation sociale ainsi qu'à tous les citoyens désirant faire un bout de chemin avec nous.

Nous pensons que nous sommes complètement dans la démarche de faire de la politique autrement, non pas en étant guide mais en faisant avec, que l'on soit à l'initiative ou non du moment que c’est utile pour la vision transformatrice nécessaire qui inspire notre action politique. C’est pourquoi nous pensons donc, et ceci a été renforcé par notre passage à la FASE, que c'est aux collectifs de mener la politique du mouvement étant entendu qu'ils débattent, partagent expériences et idées, qu'ils se rencontrent régulièrement.

De notre point de vue, la conquête d’une réelle émancipation humaine passe aussi par cette nouvelle façon de faire de la politique pour agir véritablement sur l’état du monde et le transformer.

 

Contribution au débat de Guillaume Liégard

Ensemble comprend de nombreux militants aguerris, expérimentés ce qui signifie aussi bien souvent polytraumatisés par leurs organisations successives. Il faut donc prendre garde à ce que le mouvement de balancier, naturel et légitime, ne parte pas trop loin dans l'autre sens. Plus encore que les questions politiques, il me semble que la principale nuance entre nous relève des différentes approches sur l'organisation qu'il faut construire, voire s'il faut vraiment une organisation.

La direction toute puissante, le Gosplan avec ce que cela suppose d'autoritarisme, de hiérarchie et donc de soumission, ce n'est pas souhaitable et cela ne marche pas. Le verticalisme du PG, tel que nous le ressentons et, je le crains, tel qu'il existe réellement est un puissant repoussoir. Pourtant, il ne me semble pas que cela soit ce qui nous menace au premier chef. Cette option n'est défendue par personne, et tout le monde s'accorde sur la nécessité d'une dimension fédérative, respectueuse des aspirations à l'autonomie et à l'auto-expérimentation. Mais sommes-nous une chaîne franchisée de boutiques indépendantes ou avons-nous la prétention de construire une organisation renouvelée dans sa conception, ses modes de fonctionnement ?

Pour le dire franchement, je ne partage pas l'enthousiasme de certains camarades dans la fédération de comités. Cela conduit je crois à des conclusions qui me paraissent erronées sur la nature de ce que doit être un mouvement politique. Le dernier texte de Pierre Zarka me paraît symptomatique de ce qu'il faut discuter lorsqu'il écrit à propos d'Ensemble : « Si sa forme d’organisation est bien l’assemblage de collectifs locaux, « l’adhésion individuelle » ne peut qu’être un pis-aller là où des collectifs n’existent pas » et plus loin « Cela me conduit à un doute quant à la notion d’adhésion (d’où mes guillemets plus haut). Au CAN de la Fase, nous avons été plusieurs à relater que des participants très engagés dans à la vie des collectifs où nous étions n’étaient pas « adhérents» à Ensemble. Si on n’y prend pas garde, cela pourrait conduire à une étrange distinction au sein d’une démarche qui se veut citoyenne : avec ceux de l’intérieur et ceux qui n’y seraient pas ».

D'abord, oui, il y a une dimension individuelle, ce n'est pas le comité qui adhère à Ensemble, ce sont les militants qui le composent qui font le choix d'appartenir à cette structure. De ce point de vue, il y a bien un intérieur et un extérieur. L'adhésion n'est heureusement pas obligatoire, elle relève du libre arbitre. Que des camarades investis de longues dates dans des combats qui sont aussi les nôtres hésitent voire refusent de s'engager dans Ensemble doit être entendu, compris et doit nous amener à réfléchir. Mais croire qu'on réglerait la question en supprimant la notion d'adhésion serait aboutir à une situation de non-adhérent pour une non-organisation privée de toute capacité d'initiative.

Cette fascination pour le comité paré de toutes les vertus quand les instances plus larges sont des quasi antichambres de la bureaucratisation m'apparaît contraire à la réalité. Qui peut croire qu'il n'existe pas de rapport de pouvoir et d'autorité au sein même des comités de base. Que je sache, les animateurs inoxydables (ne disons pas dirigeants) ne sont pas l'apanage des instances nationales. Les municipales ont montré que sur ce point l'exemplarité parfois revendiquée par Ensemble était largement perfectible. Dans la durée, les comités ont la fâcheuse tendance à s'homogénéiser politiquement au-delà du raisonnable, souvent parce que le nettoyage par le vide a fait son office. Et après tout, si chacun est membre d'un comité, au gré de ses préoccupations, on peut être au quotidien plus utile dans l'animation d'une commission thématique que dans l'activité locale.

J'ajoute que la constitution d'un collectif national sur la seule base de la représentation des comités et sans prise en compte des positions des militants me paraît étonnante. D'abord, je ne comprends pas tous ces camarades tout esbaudis d'avoir réinventé le Sénat. Ainsi donc, à l'extérieur, nous serions pour la proportionnelle partout mais à l'intérieur nous réinventerions le terroir, la circonscription ? Curieuse conception en réalité qui me paraît une régression démocratique. Venant de la LCR, je ne fétichise surtout pas le mode de fonctionnement de cette organisation dont les effets pervers sont réels. Mais a contrario, une situation où localement chacun fait comme il veut en échange de quoi une équipe d'animation nationale fait elle aussi à peu près comme elle l'entend ne me paraît pas être une grande avancée. 

Il n'y a pas de mécano organisationnel magique même si d'évidence il existe des solutions meilleures que d'autres. Mais les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne relèvent pas d'abord de structures d'organisation. Entre un militant qui a plusieurs dizaines d'années d'activité militante au compteur, des capacités d'écriture, d'élocution, un gros carnet d'adresse et beaucoup de temps pour militer, et un jeune camarade qui n'aurait rien de tout cela, l'égalité est souvent formelle. Il faut tout faire pour y tendre mais en sachant qu'il y a là une tension qui n'est pas soluble aussi simplement.

La solution passe pour moi par une articulation entre logique fédérative des comités et représentation proportionnelle des opinions. Je préfère des majorités qualifiées (60 ? 66%), à des consensus artificiels qui peuvent être réinterprétés ensuite. En général et quoiqu'on en pense, des décisions se prennent, je préfère et de loin que cela soit dans des lieux identifiés et par des gens élus et contrôlés que d'autres solutions.

 

Contribution au débat de Marie-Pierre Toubhans

Introduction.

Il me semble que cette discussion est d’importance car elle définit le cadre commun d’élaboration, de construction de pratiques, valeurs, principes.

Deux éléments introductifs me semblent nécessaires :

1. Tous, nous nous engageons dans cette discussion avec

- nos cultures politiques qui ne sont pas neutres sur la question de l’organisation,

- nos histoires faites de parcours militants et d’expériences multiples liées à nos engagements politiques mais aussi syndicaux et associatifs,

- nos expériences donc ponctuées de points forts mais aussi d’échecs (et y compris d’où je parle avec l’expérience récente vécue par un certains nombre de camarades issus de la Gauche Unitaire).

2. Cette discussion se situe en réalité à plusieurs échelles combinant à la fois réflexions théoriques et pratiques, enjeu de construire une organisation qui mette en perspective un projet d’émancipation et qui, à ce titre soit en capacité d’en faire vivre les principes et d’en expérimenter certains aspects.  Avec en toile de fond, l'idée que ce regroupement que nous construisons constitue une étape vers un rassemblement plus large que nous appelons de nos vœux et dont le FDG pourrait constituer une préfiguration... mais nous n'en sommes pas là.

Une fois ces éléments posés, quelques pistes de réflexions me semblent pouvoir être dessinées.

- Une organisation politique pour quoi faire : rôle et finalité.

A quoi sert de s'organiser politiquement ? Quelle est l'utilité d'un parti/d'une organisation ? Est-il possible d'éviter des écueils contraires entre parti institutionnel et parti des luttes condamnés à l'incantation ? Collectivement, nous pensons que oui.

Le contexte de crise tant de la démocratie que des partis en tant que tel nous amène à avancer en marchant dans un contexte très spécifique. Les tentatives d'expérimentations ces dernières années (NPA, EELV, PG...) loin d'être concluantes doivent évidemment être pris en compte dans nos réflexions. L'identification croissante entre partis de gauche et de droite avec l'émergence de la notion de classe politique doit nous inquiéter. Elle traduit une crise, plus large de l'organisation collective y compris des organisations syndicales par exemple, qui trouve évidemment ses origines dans la crise profonde que traverse le mouvement ouvrier après les échecs des expériences du 20° siècle. Comment renouer avec une légitimité historique dans la relation de la gauche avec le peuple ?

Cela renvoit également au rapport entre parti et individus ou plutôt comment construire un collectif pensant et agissant  en développant les potentialités de chacune des personnes qui le constitue. Piaget, dans son interview dans Contretemps avance très justement « le collectif n'est pas seulement une addition des qualités de chacune, de chacun, le collectif a un effet multiplicateur qui se produit dans l'échange ». L'intelligence collective se développe non pas par l'addition des réflexions de chacun(e) mais bien par la mise en commun des réflexions de tous.

Enfin, un des éléments de la crise du mouvement ouvrier c'est le rapport parti-syndicat avec un double contentieux, celui de la subordination, celui du partage des rôles. C'est un champs que nous nous devons d'investir pour inventer de nouveaux liens et dépasser les appréhensions des uns et des autres en redonnant du sens à la politique qui ne se limite pas pour aller vite à la seule question de la prise du pouvoir.

- La question de la démocratie

Elle est structurante de la réflexion sur l'organisation. La soif de démocratie n'a d'égal que sa confiscation dans les différents lieux sociaux.  Elle est impérative pour répondre aux urgences du moment, construire et promouvoir le projet, prendre en compte la place de l'individu (l'engagement, le militantisme) et le collectif (la classe).

- Comment construire la parole commune ?

Comment arriver à créer à la fois de la verticalité et de l'horizontalité dans les discussions, la construction des positions ? Comment faire que les commissions par exemple trouvent toute leur place dans l'élaboration, le lien avec les luttes, la production d'idées ?

Les questions de formation, ce qui ne signifie nullement endoctrinement mais ouverture d'esprit critique, partage d'expériences vécues ou connaissances diverses sont centrales pour se comprendre et comprendre une situation politique donnée ; ses contradictions, les possibles...

De la même façon, la circulation de l’information, contre l’accaparement par quelques uns d'informations qui seraient « sensibles », la peur que cela circule sont autant de confiscation du débat empêchant la construction d'une parole commune.

Enfin,  comment faire consensus sans imposer un droit de veto ? Et quand voter, sur quelles questions ?

- Se départir des rapports de domination qui existent dans la société, comment construire une organisation féministe dans les faits ?

S'il est bien un domaine où les femmes ont encore des murs à faire tomber et des droits à gagner, c'est la politique. Car les femmes ne sont pas des hommes politiques comme les autres, dans notre conception de la politique, nous sommes bien des hommes et des femmes engagés en politique. Mais y compris dans l'organisation, lutter contre le patriarcat est fondamentalement subversif car c’est remettre en cause les stéréotypes sociaux et les lieux de pouvoir. C’est permettre aux femmes l’accès plein et entier à la sphère publique. Et dans la pratique c'est l'existence de la double journée des femmes, véritable entrave à l'engagement.

Conclusion

Des « grandes » questions avec des divergences importantes existent entre nous, rien ne sert de les nier. D'ailleurs, la formulation de certaines questions posées cristallisent cela : place des collectifs/des individus ; enjeu et rôle autour du statut d'adhérent ; fédération de collectif/représentation des sensibilités ; existence et rôle d'une direction pour gérer le quotidien, représenter ensemble à l'extérieur mais aussi faire de la politique et donc prendre des décisions....

Sur toutes ces questions, nous savons que des débats existent avec des positions très tranchées.

Moi y compris !

Mais il me semble, une fois cela dit et écrit qu'il nous faut trouver des solutions, des articulations qui permettent de respecter les identités de chacun sur ce sujet ; de synthétiser des expériences. Disons le d'emblée, les crispations identitaires sur les legs du passé d'un côté et la fuite en avant de l'autre dans une modernité ne nous permettrons pas d'aborder sereinement ces questions. Comment affronter le dépassement sans parier sur la table rase ?

Gageons que ce que nous voulons construire, c'est une organisation, un cadre durable capable de réfléchir et d'agir, de permettre aux individus de trouver leur place et développer leurs intérêts. Qui construise une certaine cohérence, répondant à un rôle dans le temps, dans l'action et dans l'espace. Qui comprenne la réalité de la société actuelle. Qui s'inscrive dans l'histoire du mouvement ouvrier avec une perspective de projet de société alternative. En capacité de lier cet enjeu crucial de construire une alternative politique de gauche pour répondre aux attentes sociales et aspirations populaires, à la nécessité de reconstruire une perspective d’émancipation du 21° siècle qui fasse sens commun. Il nous semble que cette reconstruction ne peut être possible que si nous parvenons à partager le principe selon lequel elle ne peut être le fait d’un seul courant ou parti ou mouvement mais bien la synthèse de traditions, histoires et cultures de toutes les familles de la gauche. C’est en cela que le FDG est un outil si important et qu’il a une responsabilité particulière dans la période en s’adressant largement à d’autres.

Mais aussi la conscience commune que cela ne se joue pas seulement dans les élections mais dans une articulation avec des mobilisations sociales d’ampleur comme moyen de porter les politiques qui assument d’affronter la finance et ses représentants. Cela nécessite également de s’appuyer sur des pratiques politiques permettant l’implication, et de redonner du sens à l’engagement.

Si nous partageons bien ces éléments, nous devrions être capable d'inventer une organisation qui permette de répondre aux nouvelles attentes du siècle, en tous les cas de faire ensemble un pas en ce sens.

 

Contribution au débat de Pierre Zarka

La situation est aussi caractérisée par l’existence d’une myriade d’expériences allant d’initiatives de type coopératif à des écrits en passant par des luttes dans des entreprises ou de la production d’énergie bio, ou encore des collectifs de défenses (services publics, hôpitaux, Ecole….) animent de fait, un esprit anticapitaliste et une quête d’une autre organisation de la société. Or dès que l’on aborde la situation politique, rien de cela n’apparaît. Et après on dit que face aux politiques du capital, on ne voit rien venir !

Ce qui a motivé la création d’Ensemble va au-delà du regroupement de courants radicaux déjà existants et vise à favoriser la fédération en acte de toute action porteuse d’alternative pour faire force politique.

Une difficulté : poser la question de s’organiser tout en sachant se dégager d’un égocentrisme collectif, afin de pouvoir se mettre à la place de ceux qui « n’en sont pas ». Le danger du rapport « en être ou ne pas en être » : la mise en extériorité des « non-participants ou non-membres ». Les « non quelque chose » une incongruité sociologique.

Or, de qui dépend fondamentalement la transformation ? Les masses font l’Histoire disait Marx. Nous avons certainement besoin de nous dégager d’une culture politique qui pousse à un égocentrisme collectif quiconque s’organise collectivement : on devient trop vite le centre de nos analyses et de ce fait notre propre finalité. Nous n’éviterons jamais tout à fait cette difficulté mais l’enjeu est de la réduire le plus possible. 

Pour être clair, je ne crois aucunement à la spontanéité d’où la nécessité d’une organisation mais ne faisons pas l’économie d’interroger : une organisation pour répondre à quelles fonctions ?

Une victoire de la bourgeoisie est de nous faire renoncer à la dimension idéologique. Pour elle, l’enjeu politique n’est de faire refuser les mesures du capital mais de nous faire renoncer à la définition d’un après-capitalisme et cette définition ne peut être compartimentée en mesures au risque de ne pas permettre de convergences ni de construction de commun. La fragmentation participe d’une idéologie qui éloigne d’une vision cohérente de la société et donc des clés nécessaires à sa maitrise.

Mais comment définir une organisation susceptible d’animer ce travail ?

Partir de l’existant et des potentialités qu’il recèle : la multiplicité des approches et qui de fait doit animer quelques millions d’individus. Mais partir de l’existant n’est ni de faire de la pédagogie à des élèves attardés ni de redire ce que tous disent déjà très bien sans nous. Or aujourd’hui, soit nous sommes dans la seule réclamation soit chaque initiative se vit comme sa propre finalité, pense se suffire à elle-même. Et l’addition de ces initiatives ne fait pas l’après capitalisme, au contraire la plasticité de celui-ci fait qu’il peut tout digérer.

Or la faillite du XXème siècle pousse, au nom du concret à se distancier du globalisant. On parle d’adhésion à Ensemble. L’adhésion : le mot a son sens : on colle à une identité vécue comme extérieure à ces mouvements et la structure est alors vécue comme récupératrice et éloigne de la politique. Cela peut ne pas empêcher un certain nombre de personnes de participer mais sur une échelle large, l’appel à l’adhésion est vécu comme une demande d’alignement sur un appareil et entraine un sentiment de dépossession ; c’est d’autant plus dommageable que la question commune à toutes ces initiatives est celle du verbe pouvoir. Qui aide à acquérir le pouvoir de faire ce que l’on a soi-même décidé de viser ?

Attention à ce que la forme d’organisation ne contredise pas cette aspiration.

II. S’organiser collectivement n’est pas fondre sa personnalité individuelle ni même collective dans un ensemble qui unifierait en écrasant les parcours mais fédérer plusieurs démarches sauf à prétendre qu’il n’ya qu’une manière d’approcher la transformation de la société.

Comment NDDL, PSA, la SNCF, les chômeurs, les sans papiers, la question du pouvoir d’achat, de la Sécu, de services publics, de l’Ecole  de la santé, de la ville, des associations locales….peuvent produire du commun ? De la conception commune, de l’action commune, du pouvoir commun ? Tirer toute la construction d’alternative de chacune de ces situations et actions.

En déléguant ? En renonçant à une part d’eux-mêmes ? Par des convergences ponctuelles ? Par un Front large qui dépend d’un cartel d’organisation, cartel qui trouverait à nos yeux des vertus dès que nous y serions ? Ou créer les conditions pour que chaque mouvement puisse inclure comme un de ses objectifs propres cette nécessité. Qui aide à ce que les luttes ou les mouvements qui se constituent changent de nature en se considérant comme partie prenante à la transformation de toute la société ?

D’où une forme d’organisation qui regroupe tout ce qui peut l’être sans se substituer aux éléments regroupés mais en les assemblant pour produire de la force commune (en termes d’organisation ; je dis aussi en termes d’organisation sinon il y aura une hiérarchie de responsabilités entre ceux qui proposent et les autres : les protestations de Solidaires à l’égard de qui a décidé de la manif du 12 avril sans que tous soient consultés, ne tiennent pas qu’à Mélenchon ou à Besancenot mais à une tradition qui consiste à penser que la décision est à prendre et que les « autres suivront ».

On ne peut à la fois plaider l’autogestion comme but et laisser les structures collectives fonctionner sur un mode vertical. Toute l’expérience du XXème siècle montre qu’il ne peut y avoir de différence de démarche entre le but et les moyens d’y parvenir.

La production de commun ne se limite pas à l’anticapitalisme : on évoque à juste titre la nécessité d’aborder la question du pouvoir ; mais pouvoir de qui ? de faire quoi ? Si la démarche n’est pas délégataire l’enjeu devient la production de force politique au sens où cela implique d’abord qu’aucune condition des transformations n’échappe à qui que ce soit.

J’en viens à la question de la décision de prise de position et d’action : elle est toujours à construire quelle que soit la forme d’organisation, on est confronté à l’acceptation par tous, autant que tous participent sur un pied d’égalité. L’enjeu n’est pas le fonctionnement interne il est la capacité à ce que les intéressés maitrisent la réalité.

Le problème des syndicats et des associations : 

Lors de la dernière réunion du collectif national alors que je plaidais pour qu’Ensemble s’ouvre à des forces déjà constituées y compris syndicales, Christophe Aguiton a fait remarquer que la tradition française entérinait la séparation des forces politiques des autres forces sociales-syndicales ou associatives. C’est tout à fait exact. Mais cette tradition correspond aussi à l’intégration de la protestation au système, afin que les colères n’entrainent pas d’explosion révolutionnaire. En 2010, lors du mouvement sur les retraites, les syndicats ont refusé l’idée d’un référendum en disant que c’était une affaire syndicale, le FdG s’est limité à déclarer être » derrière les syndicats» et il a suffi d’un vote au Parlement pour que le mouvement s’arrête. Et lors de la campagne électorale suivante cette dimension était tombée dans l’oubli. Voilà les effets de la tradition : nous ne parlons jamais et les uns et les autres- nous : politiques, syndicats, associations-de la même chose en même temps.

Ce type de rapport n’a pas toujours été : la Première Internationale mêlait partis, syndicats, ce qui s’appellera plus tard association, à égalité de responsabilités. C’est sous l’impulsion de la social-démocratie allemande que la Seconde Internationale éjecte ce qui n’est pas un parti et Lénine suivra. Point commun à tous, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons: dégager l’agir politique de la présence des « masses »encombrantes ou ignorantes, se donner les mains libres. 

La charte d’Amiens en voulant préserver l’indépendance syndicale et s’éloigner de l’anarcho-syndicalisme a entériné la dissociation social/ politique et donc l’inégalité de responsabilité devant l’action transformatrice. Or dans les faits, les moments des grands acquis sociaux qui ont fait ce que l’on appelle le modèle social français ont découlé d’interruptions de cette tradition : la Résistance et la Libération dans lesquelles se sont entremêlés de manière organique : politiques, syndicats, associations, actions culturelles…Cela inclue aussi la possibilité que des associations locales participent en conservant leur personnalité collective ainsi que des individus épars, pour moi, cela va de soi.

Nous avons donc besoin d’inventer-et de travailler- un nouveau type d’organisation collective qui ne cherche pas à absorber ce qui peut être de l’ordre d’initiatives mais à les fédérer.

 

Synthèse de l'atelier 1.

Effectuée par Tristan et Marie-Pierre

Les interventions ont abordé les affirmations, propositions et questions suivantes :

Le contexte

- Comment dépasser le cadre d'une organisation "partisane" traditionnelle dans un contexte de rejet des partis politiques traditionnels ?

 - Le constat d'une transversalité des questions abordées quelles que soient les histoires antérieures des militantes et militants réunis dans Ensemble, les débats se font de moins en moins entre "organisations fondatrices".

- Ensemble, c'est presque une année d'expériences.

Connaître le réel

- Quels liens avec les luttes ?

- Quels liens avec les expériences autogestionnaires ?

- Comment impliquer dans Ensemble les nouvelles générations, les "jeunes" présents et nombreux dans les luttes ?

Le rôle du parti : quelle finalité ?

- L'émancipation : comment intégrer cette perspective dans le fonctionnement ? Exemple des oppressions qui peuvent être reproduites.

- L'objectif : contribuer à la mise en mouvement du plus grand nombre. Comment faire ?

- Proposition d'un observatoire de la démocratie et des engagements.

La construction

- C'est d'abord la mise en commun d'expériences locales.

- Réfléchir à ce qui identifie les camarades d'Ensemble !, y compris dans les médias (quelles relations avec ceux-ci ?) ?

- Comment intégrer les pratiques nouvelles (ex. des circuits courts) ?

- Comment mettre en œuvre des formations ? Comment faire vivre l'éducation populaire ?

Le réseau

- un rejet du terme "verticalité" et de la "caporalisation" qui s'inscrit dans la rupture avec les organisations politiques traditionnelles;

- une préférence pour l'"horizontalité";- mais la nécessité d'une "centralité", de "médiations" ou de "donner de la cohérence";

- Comment concilier horizontalité et efficacité ?

- La politique est notre bien commun.

- Quelle porosité de l'organisation ? Quels arbitrages entre le "dedans" et le "dehors" au sein des collectifs et groupes locaux mais aussi au niveau national (commissions ouvertes) ? (en lien avec le débat sur les cotisations et avec celui sur le lien avec les mouvements sociaux).

La prise de décision

- Comment discuter et aboutir à des orientations communes ?

- Le consensus peut aussi être une fausse démocratie (la loi de celui qui parle le plus et le plus fort) (lien avec les oppressions et rapports femmes/hommes).

- Que faire si le consensus échoue ? Voter ? Avec quelle majorité ?

- Comment faire pour prendre des décisions ? Une personne/une voix ? Un groupe local/une voix ? Qui est électeur ?

- Débat sur la cotisation : "symbolique" voire gratuite pour garantir la porosité ou, à l'inverse, nécessaire pour garantir un fonctionnement démocratique (en cas de vote).

 

Synthèse de l’atelier 2.

Effectuée par Bénédicte et Martine.

21 intervenant(e)s dont 7 femmes !!!

Il faut trouver une nouvelle forme d’organisation politique que le parti ou en tout cas un fonctionnement plus collectif que celui des partis actuels.

Penser aussi le débat et le rôle d’ensemble avec le F. de G.

Beaucoup d’intervenants soulignent le besoin d’organiser le débat et la circulation de l’info notamment par internet.

- de savoir clairement qui décide et comment.

- D’éviter l’appropriation de la parole par certains.

- D’articuler les dimensions verticale et horizontale.

- D’éviter hiérarchie et direction trop dirigeante.

- De mettre en œuvre démocratie et efficacité.

- Décider quand on vote et sur quoi ?

Penser que prendre des responsabilités n’est pas prendre le pouvoir.

Choisir pour la coordination des militants qui soient aussi associatifs ou syndicauxqui aient d’autres pratiques qu’ensemble.

Il est reconnu la nécessité d’avoir une direction qui puisse prendre des décisions urgentes (Ensemble doit apparaitre et être réactif) et que cela se fasse en toute transparence (qui décide, quoi et comment ?).

L’importance des collectifs a été soulignée par beaucoup d’intervenants :

Qu’est ce qu’un collectif ? Quelle place pour des collectifs thématiques ?

La place  des jeunes : des collectifs jeunes ?

L’instance nationale doit en être l’émanation.

Tout ne pouvant être réglé ici et maintenant, se donner une organisation provisoire rapidement (janvier) et faire un bilan avec les collectifs et procéder aux modifications éventuelles au bout d’un an par exemple. On doit également poursuivre ce débat par écrit et par un processus plus long avec consultation des collectifs.

Ne pas figer les structures et qu’elles puissent bouger et s’adapter.

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