Une dynamique collective à Crépy-en-Valois

Située dans l’Oise, à 60 kms de Paris, Crépy-en-Valois compte 13 000 habitants. Très ancrée à droite, le score du Front de gauche pour les présidentielles avait tout de même rejoint les 11% du score national. Mais comme partout sur le territoire, le FN marque des points au fur et à mesure des années et atteignait en avril 2012 un terrible 25%.

En 2008, le PCF avait fait alliance avec le PS dès le premier tour et avait constitué, face au maire UMP, un groupe d’opposition composé de 5 élus (2 PS, 1 vert, 2 PCF).

Cette fois-ci, le collectif Front de gauche, composé du PCF, de la FASE et de citoyens non encartés, a pris la décision de partir en campagne pour les municipales indépendamment du PS compte tenu du virage clairement libéral adopté par ce parti maintenant au gouvernement. Les Verts, quant à eux, restent attachés au candidat PS.

La FASE a proposé que nous menions cette campagne en cohérence avec notre volonté partout affichée de « faire de la politique autrement ».

Dans un premier temps, la question de la tête de liste s’est posée. La section locale du PCF avait désigné son chef de file et nous a soumis sa candidature. Mais puisque nous étions tous d’accords pour ne pas tomber dans le piège de la personnalisation à outrance, il a finalement été décidé de présenter, non pas un candidat, mais un quatuor de tête, représentatif de la diversité de nos sensibilités.

Notre première affiche présente donc 2 hommes et 2 femmes (Un PCF, une FASE, et deux citoyens non-encartés). Leurs noms apparaissent à égalité.

Quant au programme, nous étions très attachés, à la FASE, à ce que la population soit invitée à écrire le programme avec nous sur la base d’un socle de valeurs communes. Tous les membres du collectif étaient partants mais nous avons beaucoup insisté sur la nécessité de ne pas s’en tenir à une déclaration de vitrine mais de réellement prendre en compte l’avis et les idées des citoyens.

Afin d’atteindre cet objectif, nous avons lancé un appel large avec une simple question : « Quelle ville voulons-nous maintenant ? »

Sous forme de conférence populaire, dans une ambiance bistrot, le débat a fort bien marché. Avec 30 participants, dont un tiers de nouveaux, c’était, pour une ville comme Crépy, un véritable succès.

Au cours de cette soirée, il n’y eut aucune tribune, aucun discours de candidats, aucun expert… Juste un animateur du collectif qui a présenté la démarche et a stimulé les discussions en donnant des consignes dynamiques et un peu ludiques aux petites tablées. Et cela a fonctionné !

Nous sommes sortis de cette première réunion publique avec 4 grands axes permettant déjà de structurer un programme.

 

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