Violences policières à Nantes

La mort de Bubakar hier soir rue des Plantes à Nantes est un drame qui endeuille toute la ville. Plus de 18 heures après le coup de feu du CRS qui l’a atteint mortellement, et en attente de l’intervention du Procureur de la République, le flou reste grand sur les conditions de ce tir meurtrier. Pour les témoins du drame, en aucun cas la légitime défense ne peut être invoquée.

Le meurtre de Bubakar, dans un contexte de montée des violences policières, récemment dénoncé par le Syndicat des Avocats de France (SAF), sur fond de chômage, racisme et contrôle au faciès, explique l’explosion de violence qui a touché la nuit dernière plusieurs quartiers nantais d’habitat social. 

La vérité sur la mort effroyable de ce jeune doit être faite et dite. Au plus vite. Pour sa mémoire, pour sa famille et ses amis, pour les habitants du quartier et pour toutes celles et ceux qui, chaque jour, oeuvrent au vivre ensemble.

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