Volkswagen, la voiture du peuple ?

Du médiator, aux prothèses mammaires, en passant par l'affaire de l'amiante, celle des salariés de Triskalia ou des viticulteurs empoisonnés par Mosanto, les conflits d’intérêts se multiplient. La recherche effrénée de la rentabilité des capitaux, au prix de la mise en danger des salariés ou des usagers devient monnaie courante. Aujourd'hui c'est Volskwagen qui fait la une, avec l'affaire du logiciel frauduleux destiné à diminuer les émissions d'oxydes d'azote pendant les contrôles. Martin Winterkorn et son équipe n'ont pas hésité à s'affranchir des normes européennes pour afficher de fausses performances en matière de respect de l'environnement pour mieux vendre ses voitures. Ainsi, il ne suffit pas d'établir des normes publiques pour qu'elles soient respectées. Si le TAFTA, négocié en l'absence de toute transparence démocratique est adopté, ces dérives vont se multiplier. Pour faciliter la circulation des marchandises, il s'agira en effet d'abaisser les exigences en matière de normes sociales et environnementales. Vollswagen , c'est aussi une entreprise cogérée par le puissant syndicat IG Métal, et dont le capital est détenu à 20% par le land de Basse Saxe. La cogestion syndicale et la participation publique au capital d'une entreprise, ne sont donc pas des garanties suffisantes pour développer une production d'automobiles respectueuses des normes environnementales. Pour que Vollswagen devienne vraiment la voiture du peuple il faut en revendiquer la propriété collective, une propriété collective citoyenne, respectueuse des enjeux de santé publique et de préservation de l’environnement. Il faut aussi en finir avec les logiques de concurrence qui conduisent les décideurs des grandes entreprises à s'affranchir des règles communes en toute impunité: Martin Winterkorn qui a émargé à 15 millions d'euros de rémunération en 2014, devrait partir avec un nouveau pactole!

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Auteur: 
Sylvie Larue